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the violence in our nature (rhea)
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the violence in our nature (rhea)
Message Posté Ven 26 Mai - 16:15
the violence in our nature

You could hold the secrets that save me from myself, I could love you more than love could, all the way from hell. you could be my poison, my cross, my razor blade, I could love you more than life if I wasn’t so afraid
rhea & orso vingt-six mai deux mille dix-sept
Orso a les yeux plantés dans ceux d'un homme, ses phalanges autour de sa gorge. Il regarde la vie quitter ses prunelles et se transformer en trous noirs. L'asphalte se prend pour une scène de crime, alors que l'épaule d'Orso suinte d'écarlate et que son flanc a été percé d'une lame perdue. Sa paume tente de contenir le déluge, sans grand succès. Le sang coule à travers ses phalanges. Orso grogne silencieusement, tirant la carcasse de sa cible vers un endroit plus discret. Il hisse le corps sur son épaule avant de le balancer dans une benne à ordures. Le seul problème, c'est l'ADN de l'ours qui balaie le béton de la ruelle. Orso file derrière le bâtiment et cogne plusieurs fois. Pas de réponse. Il déchire un pan de son t-shirt et l'enroule autour de son poing pour défoncer la vitre et ensuite déverrouiller la porte. Il trouve rapidement ce qu'il veut sous l'évier. Un gallon d'eau de javel. Il retourne sur les lieux du crime pour en verser abondamment partout où a mis les pieds. Il efface ses empreintes de la bouteilles avant de la balancer aux ordures et de continuer son chemin par les rues peu passantes. Il trouve ses clés dans la poche de son jeans et se rend à son appartement. Une fois la porte passée, Orso se débarrasse de ses chaussures. Il voit bien que sa colombe n'est pas endormie puisqu'elle arrive pour l’accueillir. Orso s'est tenu de garder ses activités le plus loin possible de Rhea, mais ce soir, il n'aurait pas supporté d'aller plus loin. Orso a le visage blanc, et ne remarque que très peu sa colombe. Il grogne quelque chose qu'il oublie aussitôt. Il enlève son t-shirt pour le planquer à son flanc et tenter de stopper l’hémorragie. Il y a un kit de premiers soins, dans la salle de bain, sous le lavabo. dit Orso, ses mots décousus, espérant qu'elle comprenne qu'il lui demande d'aller le chercher. Il s'effondre sur une chaise de la cuisine, son épaules lancinante. Son corps est couvert de cicatrices qui parcourent ses tatouages, dans quelques mois, ces blessures ce seront fondues avec les autres, Orso le sait.
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Re: the violence in our nature (rhea)
Message Posté Ven 26 Mai - 21:52
the violence in our nature

Come take my hand, we'll walk this road together, through the storm. Whatever weather, cold or warm. Just letting you know that you're not alone, holler if you feel like you've been down the same road
rhea & orso vingt-six mai deux mille dix-sept
La journée fut des moins fructueuses, Rhea s'était levé trop tard pour tenter quoi que ce soit de constructif. Elle s'est encore une fois levée seule, personne pour lui dire bonjour ou quelconque autre touche d'attention. Ses pieds traînent derrière elle, Rhea tente de faire s'évaporer l'ambiance pesante de cet appartement vide, elle met de la musique, passe de pièce en salle pour ranger ce qui traine, se prépare un sandwich qui restera finalement sur la table. La flemme l'avait envahit, n'ayant même pas envie de sortir, personne avec qui traîner ni à qui parler, elle se laisse aller à la mélancolie de ce temps gris. C'est gris dans sa tête, gris dans son coeur, elle se demande une énième fois où est-ce qu'il a pu aller, avec qui il est et quand est-ce qu'il finira par la rejoindre. Les heures s'écoulent plus rapidement qu'elle ne l'aurait imaginé, ses pensées sous l'emprise des réseaux sociaux, elle finit par lever la tête au bout de plusieurs heures. Rhea se dirige vers le balcon pour fumer, remplir ses poumons de ce cancer à retardement, mais c'est devenu automatique surtout quand elle est préoccupée. Il est tard de nouveau et il ne semble pas rentrer, Orso, pourquoi me fais-tu subir ça ? ses prières restent muettes, elle a apprit à ne pas lui poser trop de question, auxquelles il répondrait qu'elle ne veut pas entendre les réponses. Alors, elle fait couler l'eau du bain, prends le temps de regarder l'eau s'évaporer en fumée, tapotent ses doigts à la surface pour être certaine de la température. Une odeur douce et fleurie vogue dans la salle de bain, elle prépare ses affaires avant de se plonger dans la baignoire. Elle veut se laver de ces sentiments, de cette nervosité qui la suit depuis qu'elle vit chez lui, malgré son incapacité à le sortir de sa tête. Rhea sent les gouttes perler sur son corps à chaque mouvement, ferme les yeux et mouille son visage avec des mouvements lents, un instant hors du temps, rien que pour elle. Mais ce calme et la sérénité enfin retrouvée, furent vite brisés par le bruit des clefs dans la serrure. Avec hâte, elle sort de l'eau pour enfiler le premier peignoir qui lui passe sous la main, relève ses cheveux encore secs, son sourire enfouit revient lorsqu'elle se dirige vers l'entrée, prête à l'accueillir comme à chaque retrouvailles. Rhea, elle ne s'attends pas à le retrouver dans cette état, elle voit le sang couler, son visage durcit par la douleur. Elle bloque, son cœur palpite anormalement vite en le voyant dans cette état. Il parle, lui indique où se trouve une trousse de soins, alors elle retourne d'où elle vient pour aller chercher le kit, sans rien ajouter. Rhea revient rapidement, pose l'objet sur la table tout à côté, elle n'avait jamais vu ça et semblait effarée par la scène. Les mots qui finissent par sortir sont tremblants il faut que tu ailles à l'hôpital, Orso, elle ne s'y connaît pas en blessure, mais l'état de son épaule paraissait inquiétant, il lui fallait prendre la bonne décision. Ses mains hésitent, tremblent à leur tour, ne sachant pas quoi faire pour l'aider. Elle est proche, son regard apeuré dans le sien, que s'est-il passé ?. La question est inévitable, mais elle espère se rassurer en entendant la réponse.
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Re: the violence in our nature (rhea)
Message Posté Mar 30 Mai - 4:24
the violence in our nature

You could hold the secrets that save me from myself, I could love you more than love could, all the way from hell. you could be my poison, my cross, my razor blade, I could love you more than life if I wasn’t so afraid
rhea & orso vingt-six mai deux mille dix-sept
La petite cuisine dénudée a des airs de blocs opératoires. L'ampoule nue se balance au bout d'un fil. Orso a oublié d'y poser l’abat-jour la dernière fois qu'il a changé le globe brûlé. Et pour un instant, il se demande ce qu'il a fait du foutu luminaire, dans quel garde-robe il l'a jeté. Et ça lui semble important, car pour un moment, il ne pense pas à sa peau crevée qui coule à flots. Rhea revient, avec entre ses phalanges la trousse de premiers soins. Elle n'a pas cette jolie lumière au fond des yeux que la jeunesse lui octroie habituellement. Orso peut presque voir son reflet dans les yeux terrorisés de la jeune femme. Ses doigts tremblants agrippent maladroitement la boîte qu'il ouvre d'une seule main, retenant toujours son t-shirt à son flanc. il faut que tu ailles à l'hôpital, Orso qu'elle lance, comme si c'était une évidence. L'ours lui retourne un regard sombre. Ça le charme pourtant, cette innocence qu'elle garde à fleur de peau. Il n'ira pas faire répertorier ce qui ne sera plus qu'une mauvaise nuit dans quelques semaines. Les papiers, les données dans un ordinateur, son visage sur les caméras de surveillance, ce sont des risques qu'il ne peut pas se permettre. pas dans cette vie, ma belle. qu'il gronde tendrement, ses dents serrées. Il a trouvé ce qu'il cherchait dans la boîte. Du désinfectant, des agrafes chirurgicales, des bandages. Orso ferme les yeux lorsqu'il verse un peu de désinfectant sur son t-shirt transformé en bandage de fortune avant de le replanquer sur la plaie béante. Ses épaules tressaillent sous la douleur, mais il reste silencieux. que s'est-il passé ? demande sa belle colombe, trop douce pour assister à brutalité qu'il prévoit s'infliger. Elle ne sait pas. Elle ne connaît pas l'histoire sous chaque trait qui entrecoupe l'encre de sa peau. Alors il se tait, préférant ne pas répondre que de lui mentir. t'as l'air un peu blanche, tu devrais attendre dans la chambre. qu'il lui suggère, inspirant profondément avant de prendre en son poing l'agrafeuse chirurgicale pour la poser à son flanc. Généralement, il s'octroie une petite dose de morphine avant ce genre de médecine maison, mais pas aujourd'hui, pas devant Rhea. Il inspire à nouveau au moment où ses phalanges serrent la gâchette et que les petites dents de métal viennent se loger dans sa chair. Il répète l'opération trois fois avant de jeter l'objet sur la table. La cuisine tourne sur elle-même, et il se sens mal, mais ses yeux se fixent sur Rhea. Elle ne tourne pas, fixe dans le néant, toujours aussi brutalement magnifique. Orso aimerait se savoir peintre ou photographe pour pouvoir la capturer, mais il n'est que vermine, criminel, souillant le plancher de ses entrailles. Il voudrait dire à Rhea que ça n'est rien, mais il s'excuse mentalement de ce qu'il s'apprête à lui demander. elle a l'air de quoi, mon épaule ? qu'il demande, sachant très bien que sous le sang qui l’inonde, il se trame une coupure de bonne dimension. Rien de très profond, mais ça laissera certainement une ligne à travers l'imagerie macabre qui surplombe son dos. Il a pourtant besoin que quelqu'un arrête le saignement et il s'y rends difficilement, sans parler que n'importe quel mouvement tire sur son flanc. tu veux bien passer ça. qu'il lui demande, lui tendant de quoi nettoyer la plaie. et mettre un peu de ça. qu'il ajoute, lui tendant un tube de colle chirurgicale repêchée dans la trousse. Orso voudrait fermer les yeux. Lui qui ne bois pas se surprend à rêver du whiskey qui habite son réfrigérateur depuis quelques lustres. Quoi que ce soit pour tuer temporairement la douleur avant qu'il n'en perde conscience. Pourtant, il se retient. Il ne sait pas ce qu'il pourrait dire une fois le whiskey dans son sang. Pas la peine de traumatiser Rhea plus qu'il ne l'a déjà fait. Orso veut l'entendre parler, qu'elle lui dise que ça ira, qu'elle est là, jusqu'au matin, qu'il n'est pas un monstre. Qu'elle lui mente pour un peu de paix, ça ne serait pas bien grave, pas aujourd'hui.
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Re: the violence in our nature (rhea)
Message Posté Mar 30 Mai - 10:48
the violence in our nature

Come take my hand, we'll walk this road together, through the storm. Whatever weather, cold or warm. Just letting you know that you're not alone, holler if you feel like you've been down the same road
rhea & orso vingt-six mai deux mille dix-sept
L’ambiance feutrée et chaleureuse dont elle sortait laissait place à cette scène surréaliste qu’elle n’aurait jamais dû vivre. En temps normal et dans un autre espace-temps, Rhea serait en train d’étudier probablement, à Philadelphie, dans une chambre d’étudiante calme et décorée à son goût et ses parents toujours disponibles. Non, la vie avait décidé d’un tout autre destin pour la jeune femme, un quotidien bien moins rangé. La jeune femme y était pour beaucoup, la décision de partir de son foyer était la carte qui avait fait basculer le château, même si aujourd’hui elle ne regrette pas ce tournant. Elle se plaisait à croire que sa rencontre avec Orso était écrite, depuis elle s’était laissé embarqué dans cette relation à sens unique. La première chose qui émanait de lui était cette force de bataille dont il avait pu faire preuve pour la défendre, chose qu’il ferait probablement encore si Rhea était à nouveau en danger. Cependant, ce lien qu’ils entretenaient pouvait difficilement être nommé, la jeune femme elle, était sûre d’avoir des sentiments pour cet homme à l’allure si rustre, sûrement grâce à ce côté dévastateur qui la fascinait tellement. Malgré toute l’attention qu’elle pouvait lui porter, la réciprocité n’était pas évidente. Les compliments, les surnoms, les marques d’attention matérielles se multipliaient alors, comme pour panser les blessures de cet amour interdit, Rhea elle aurait voulu percer ce mystère depuis bien longtemps car, si il ne l’avait pas déjà mit à la porte, c’est bien parce que sa présence ne lui était pas désagréable. Elle n’était pas prête à voir le genre de scène qui se produisait sous ses yeux effarés, mais pour lui, elle aurait tout subit, tout surmonté. Alors elle exécuta ses ordres sans broncher, ses paroles tombaient dans l’oubli, toute tentative de le voir s’expliquer sur son état partait en lambeau. Sa peau était de la même tranche, suintante, le sang pourpre brillait sous cette lampe blanche. La jeune femme sentit un frisson la parcourir, mais elle ne pouvait détacher le regard du visage d’Orso. Celui-ci montrait à quel point la souffrance pouvait être cachée, malgré les rictus et ses sourcils froncés. Son corps avait sûrement prit bien plus de coups que celui-là, elle le savait, avait déjà vu les marques sur son torses nue, frustrée de ne jamais avoir pu le toucher. Rhea fera tout pour oublier cet instant, cette peine qui ressort par des émotions non commandées, ses pupilles brillent et comme il le remarque sa peau pâlit. Etrangement, cette scène la rends plus triste que mal à l’aise, elle aurait peut-être déjà vomit s’il s’agissait d’un autre homme que lui. Il ne prend rien, surmonte la douleur comme si il avait déjà brûlé l’intérieur de tout son corps, suturant la plaie le plus rapidement possible. Elle se sent inutile, passive, mais ses doigts tremblent toujours, plantée devant lui, elle se rapproche lentement en l’écoutant. Il veut son avis, qu’elle daigne lui avouer l’état du haut de son bras, sincèrement. La belle tente de sourire, souhaitant à tout prix le rassurer « ton tatouage ne ressemble plus à rien, mais tu as l’air très doué en rafistolage ». Cette façon de dédramatiser tend vers l’ironie, mais les mots sortent difficilement, elle sera sûrement marquée a jamais par tout ça, elle qui se crispait à la moindre coupure au morceau de papier. Rhea souffle un fébrile « d’accord » avant de nettoyer sa coupure avec ce qu’il lui donne, elle essaie d’être délicate, prenant sûrement un peu trop de temps à manier ses gestes, elle ne veut surtout pas accentuer sa douleur alors elle y va doucement. « j’ai été moins productive que toi aujourd’hui, j’ai juste rangé ce qui trainait dans l’appartement tu sais » La jeune femme reprend ses esprits, ses habituelles divagations parodiques, son épaule meurtrie est entre ses doigts fins et son état moral aussi, alors elle prend les choses en mains comme elle a tendance à le faire instinctivement. « je suppose que tu ne travailles pas demain, on pourra se reposer, tous les deux », elle ne peut s’empêcher de penser que pour une fois, il sera présent à son réveil, peut-être pas dans les mêmes draps, mais pas loin, c’est si rare en ce moment. « tu veux manger quelque chose ? Je me suis préparé un sandwich tout à l’heure, mais j’ai pas très faim ». Sa tête penche dans la direction du met non loin sur la table, tandis qu’elle étale la colle sur son épaule. Elle ne détourne pas le regard de sa blessure, mais elle sent son souffle chaud et saccadé par la douleur, caresser la peau de son cou, ressentant lors d’un instant, la confiance qu’il pouvait lui porter.
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Re: the violence in our nature (rhea)
Message Posté Jeu 1 Juin - 16:25
the violence in our nature

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rhea & orso vingt-six mai deux mille dix-sept
C'est peut-être la douleur qui le fait délirer, qui renoue ses neurones d'une façon nouvelle, mais Orso est reconnaissant de ne pas être seul, cette nuit. Depuis que Rhea est dans sa vie, il ne redoute plus le moment de rentrer, il l'anticipe. Elle sera là, à l'attendre, comme s'il était son univers, comme si pour un moment, il n'était pas ce monstre. Elle est son humanité. « ton tatouage ne ressemble plus à rien, mais tu as l’air très doué en rafistolage » qu'elle dit, pratique dans l'urgence, et seule sa voix calme les démons qui rugissent aux oreilles d'Orso. « c'est pas bien grave, ils finissent tous un peu tordus. » qu'il marmonne, les yeux fermés alors qu'il sens le bout des doigts de Rhea entrer en contact avec sa peau. Il ne veut pas parler de ses rafistolages passés. Rhea en a probablement une bonne idée, vu l'état de sa peau qui est parsemée de cicatrices en tout genres. Orso peut les sentir, lorsqu'il passe sa paume contre son dos, dans chaque mouvement anodin, lorsqu'il se gratte un peu l'épaule, lorsqu'il enfile un t-shirt. Et Rhea s'occupe de sa blessure, sans donner signe de faiblesse, retenant Orso dans la réalité de ses mots offerts comme une main tendue. « j’ai été moins productive que toi aujourd’hui, j’ai juste rangé ce qui trainait dans l’appartement tu sais » Orso gronde un peu, ayant du mal avec ses mots, lui qui n'est pas nécessairement bavard de nature. « t'as pas à ranger, tu sais. » qu'il ronchonne, à travers la douleur. Il ne la garde pas près de lui pour ça. Il n'a pas besoin d'une femme de ménage. Il ne la garde pas dans l'espoir d'un retour de ces sentiments qu'il a du mal à définir. Il veut qu'elle soit en sécurité, c'est tout. Rien de plus, rien de moins. Orso ne lui en voudrait pas, de ne jamais le toucher, de le considérer comme la vermine qu'il est. Sa peau est moins trouée que son âme, il le sait. « je suppose que tu ne travailles pas demain, on pourra se reposer, tous les deux », qu'elle devine. Et Orso ferme les yeux, ses lèvres tirant vers la droite dans l'esquisse d'un sourire, sa gueule paisible à l'idée d'une journée enfermé avec Rhea, n'ayant nulle part où aller, à la regarder aller et venir dans l'appartement, comme une colombe en cage. ouais, tous les deux ... qu'il répète, un peu ailleurs. Les horreurs de la nuit tâchent maintenant les doigts blancs de sa colombe. Elle a les paumes écarlates. Et Orso s'en veut, immanquablement. C'est tout ce qu'il redoute, de la salir, de la gâcher. Il prends ses mains entre les siennes, caleuses, larges, massives, avec une douceur infinie. D'un morceau de bandage propre, il les nettoie méticuleusement, comme si c'était important, comme si c'était vital. « tu veux manger quelque chose ? Je me suis préparé un sandwich tout à l’heure, mais j’ai pas très faim » qu'elle propose. Orso hausse un peu les épaules, grimaçant sous le geste. non, ça va, merci. qu'il répond, sachant que s'il ingère quoi que ce soit, il va le gerber. Orso ramasse le matériel souillé, les paquets de bandages, et jette ou range ce qui traîne. Il ne trouve pas le courage d'enfiler un nouveau t-shirt, celui maintenant troué et imbibé de sang qu'il a porté ce soir repose dans les ordures. Orso se dirige vers la chambre, et se débarrasse de ses jeans souillés, les troquant pour un pantalon de sport, arrivant à ses fins à l'aide d'une seule main, l'autre étant attachée à son épaule blessée. Orso s'assied au sol, le dos contre le mur, pour tenter d'empêcher l'univers de tourner. Ça lui passera, il le sait. Il a perdu beaucoup de sang, mais ça n'a rien de grave, il a vu pire.
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Re: the violence in our nature (rhea)
Message Posté Jeu 1 Juin - 22:40
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rhea & orso vingt-six mai deux mille dix-sept
Il est fatigué par sa blessure, tu le sens perdre sa force entre tes mains, son épaule se relâche petit à petit et toi, tu ne trouves rien de mieux que de l'assommer avec tes monologues. Tu t'en rends compte trop tard, il te réponds en marmonnant, l'œil tantôt fermé tantôt ailleurs. C'est plus fort que toi, tu t'étais imposé dans sa vie comme une blessure, un coup donné et même si il avait l'habitude tu te demandais parfois si tu n'étais pas de trop. Ses foutues sentiments te prenaient à la gorge, ta jeunesse se jouait de tes espérances, attendant avec une impatience folle le moindre signe de la part de cet homme. Tu lui obéissais, essayant d'être la moins encombrante possible, la plus polie et même ça, il ne semblait pas le prendre du bon côté. « je ne range que mes affaires » c'est la moindre des choses, même si il ne le comprend pas. Il te paraît toujours sur ses gardes et finalement il l'est aussi avec toi et ça te blesse. Tu termines de nettoyer la plaie, ton regard ne se détourne pas, jusqu'à ce qu'il prenne tes mains pour les nettoyer. Il y a cette douceur dans ses gestes, le sang s'évapore sous ses doigts, sans un mot tu te laisses faire. Il décline ton offre avant de se lever pour ranger la trousse, jeter les déchets tâchés par le sang, toi tu ne bouges pas et le regarde faire, la mine déchue. Orso passe à côté de toi, toujours sans te toucher, se presse malgré la douleur pour une nouvelle fois s'échapper et tu ne peux t'empêcher de te sentir bête et abandonnée. Ta main vient de poser sur ton coude, par peur de gêner tu te décales de quelques pas pour le laissé passer, et tu te retrouves muette face à la scène. Tes pupilles se mettent à briller, tu te dis que tu n'as pas le droit de penser à toi dans ces moments là, il a ses raisons, ses absences, ses blessures, tu imagines qu'il veut te protéger de tout cela. Mais toi, tu bouillonnes de ne pas avoir ce dont tu rêves secrètement depuis des semaines, l'attente se fait longue, mais ce n'est pas le bon moment pour en parler. Alors, tu le laisses faire, partir de ton champ de vision. Tu as la larme à l'œil, les sentiments se bousculent, ce que tu viens de voir n'est pas anodin, sauf pour un chirurgien. C'est quand même violent, déroutant. Tu n'étais pas prête et comme toujours tu as pris les choses en main, mais pas sans séquelle. Tu avances lentement jusqu'à ta chambre, tes avant-bras viennent essuyer les gouttes qui perlent sur tes joues sans un murmure. Tu laisses tomber le peignoir de tes épaules et enfiler un teeshirt pour la nuit. Et puis tu l'entends, ce corps qui glisse contre un mur pour s'asseoir à terre. Sans attendre, tu rejoins sa chambre pour voir si il va bien, si il ne perd pas connaissance. Tu t'acroupies près de lui, il a l'air ailleurs « tu as besoin de dormir pour récupérer » ta main se pose sur la sienne, comme si elle pouvait le rassurer. « je resterais à tes côtés » tu évites les longues phrases barbantes pour te concentrer sur l'essentiel, tu n'arrives même pas à sourire tellement son état t'inquiète. Et si la nuit se passait mal ? Si il perdait connaissance ? Qu'est-ce qu'il faudrait que tu fasses ? Il t'était impossible de l'aider à se soulever pour qu'il s'allonge dans son lit, il devra utiliser ses dernières forces pour cela. Pour le moment, tu t'assoies là devant lui à scruter les changements de son visage et à souhaiter lui prendre juste un peu de sa douleur.
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Re: the violence in our nature (rhea)
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