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You're not alone
Message Posté Mar 30 Mai - 21:34
You're not alone
Un matin comme les autres se lève sur cette journée, tout aussi banale que les autres. Tu le sais bien ça, Emmanuelle, ton train-train quotidien qui ne te réserve aucune surprise, comme tu l'aimes. Lorsque tu ouvres les yeux ton premier reflex est de poser ton regard sur ton portable, histoire de voir les derniers potins. Lorsque tu fermes les yeux la vie continue après tout. Ton portable est dans tes mains lorsqu'il vibre, message texte de ta meilleure amie Katline. Gros Bisou, un sourire se fend sur ton visage endormie. Tu ne sais pas ce que tu pourrais faire sans elle, ton univers tout entier. Katline Butler, cette fille pour qui tu crèverais sans la moindre hésitation. C'est plus qu'une soeur, tu dis souvent à la blague que c'est elle ta plus belle histoire d'amour, ton âme soeur, ton tout. P'tit dej ? Tu regardes l'heure, heureusement que tu es une matinale. Ta meilleure amie est infirmière, elle boss de nuit. Tu lui réponds que tu la rejoins au resto habituel. Vous vous rejoignez toujours dans cette espèce de vieux fast-food reconverti en restaurant servant des p'tits dej's à tout heure de la journée et de la nuit. Tu te lèves, tu te prépares en choississant des vêtements confortables. Tu n'es pas cette fille super soucieuse de ton apparence physique, tu ne sortirais pas de chez toi fringué comme une itinérante, mais ce n'est pas un problème pour toi de sortir en pyjama non plus. Tu enfiles un t-shirt bleu marin en col rond, tu met ton jean favori et te voilà prête pour une sortie dernière minute.

Ton amitié avec Katline est précieuse à tes yeux, non seulement parce que vous êtes amies depuis toujours, mais surtout parce qu'un évènement à l'Université vous à unis à la vie à la mort. Katline n'aime pas aborder ce souvenir, douloureux pour elle, heureux pour toi. C'était dans une soirée normale dans une sororité. Vous vous êtes invitées, vous ne connaissiez personne là-bas. Vous buviez sur le bras de vous-ne-savez-même-pas-qui. C'était magique comme instant, vous dansiez comme des sauvages, entraînant tout le monde avec vous. Vos corps étaient près l'un de l'autre et c'est à cet instant que Katline sauta le pas et t'embrassa. Le reste de la soirée, pleine d'ivresse et d'amour entre vous. Le lendemain vous vous êtes réveillez nues l'une près de l'autre, sans garçon à proximité. Tu te souvenais dans les moindres détails de cette folle nuit entre vous. C'était ta première expérience homosexuelle, ta dernière aussi. Seule et unique fois, comme plusieurs universitaires vivent. Tu avais ouvert les yeux et près de toi se trouvait une Katline, complètement en larme, hystérique. C'était d'ailleurs ce qui t'avait réveiller, les sanglots étouffés de ton amie. Pourquoi pleurait-elle ? Vous n'étiez pas les premières, encore moins les dernières à qui ça arriverait. « Katy, qu'est-ce qui s'passe ? » Elle se tourna, instinctivement elle se cacha la poitrine. Elle affichait une mine honteuse. « Je suis lesbienne. » Elle s'éffondra, anéantie. Tu la pris dans tes bras, te fichant complètement de votre nudité commune. Elle pleurait à chaude larme et la seule chose que tu avais envie de faire c'était de réconforter ta meilleure amie. « Ça va allez, chut. » Tu te souviens l'avoir bercer ainsi pendant des heures. L'amour qu'elle te portait, à cet instant, se confirma en profonde et sincère amitié. Depuis cette nuit, depuis ce matin plus particulièrement, vous savez l'une comme l'autre que vous n'arriveriez jamais à vivre sans la présence de l'autre.

Katline t'attendait déjà assise à votre table. Tu t'avança vers elle et posa un gros bisou sur sa joue. « Alors, quelque chose de spécial pour un petit déjeuné sur le pouce ? » Après tout, il n'était même pas encore 8h00 du matin. Katline rougit jusqu'aux oreilles et tendis sa main gauche. Tes yeux se posèrent immédiatement sur l'immense caillou qu'elle ne portait quelques jours auparavant à son annuaire gauche. Tu lui empoigna solidement la main, examinant le bijou sous tous ses angles. « Amanda ma fait la grande demande cette nuit pendant notre service ! » Amanda, c'était la petite-amie, nouvellement fiancée, de ta meilleure amie. Elles étaient ensemble depuis trois ans maintenant. Tu étais un peu jalouse, mais tu te doutais au fond qu'elle trouverait l'amour et vivrait sa vie avec quelqu'un d'autre que toi. Les larmes te montèrent aux yeux, d'un côté parce que plus que jamais tu te sentais abandonnée, mais parce que tu étais folle de bonheur pour ton amie qui rêvait de cette demande depuis l'enfance. Tu la pris dans tes bras, vos larmes se mêlèrent sur les joues de l'une et l'autre. « Félicitations, je suis tellement, tellement heureuse pour toi. » Tu te recula et admira ton amie avec un amour sans condition. Son sourire sur son visage avec quelque chose de renversant, certainement qu'avoir éprouvé de l'attirance pour les femmes tu serais tombée amoureuse d'elle. Tu glissas ta main sur son joue, le bonheur dans ses yeux verts avait quelque chose de merveilleux. « Je t'aime, tu le sais ça ? » Elle vint se blottir dans tes bras. Tu te souviens des longues conversations que vous aviez eu lorsqu'elle fit son coming out, sur le mariage surtout. Elle rêvait de la belle robe blanche, du mari au bout de l'allée qui l'attendait. Elle avait vu son rêve anéantie. « Je te l'avais dis hein, que ce jour arriverait ? » Puis, ton téléphone vibra de nouveau dans ta poche. Discrètement tu l'ouvris, c'était un texto d'Alexis. Ta du temps ? C'est important.

C'était la première fois que tu te retrouvais dans cette situation. Ta meilleure amie d'un côté vivait le plus beau jour de sa vie, elle avait envie de le partager avec toi. Tu avais envie de vivre ça avec elle. Puis, de l'autre côté, se trouvait le garçon pour qui tu craquais complètement, qui visiblement avait besoin de toi. Il était au même titre que Katy, il était tout autant ton meilleur ami, même si tu le connaissais seulement depuis la dernière année. Tu tourna lentement ta tête vers ta meilleure amie ne cessait de te parler, elle te racontait dans les moindres détails comment, hier, Mandy - le diminutif d'Amanda -, l'avait surprise en pleine ronde. Amanda est la chef d'équipe, elle ordonna donc à Katy de se rendre dans une chambre en particulier. Katline, malgré quatre ans à y bosser, n'avait jamais entendu parler de cette pièce. En y entrant elle découvrit dans un premier temps un placard à balai, mais pas seulement ça. Amanda avait coller des centaines de photos d'elles, des fleurs, et elle avait inscrit sur le mur '' Veux-tu m'épouser ? ''. Tu l'écoutais d'une oreille distraite, te demandant pourquoi Alexis avait besoin de te voir à cet heure-ci. Tu t'en voulais terriblement. Tu n'étais pas 100% disponible pour ta meilleure amie, ton coeur te hurlant de t'enfuir rejoindre Alexis. Katline serait furieuse, tu le savais. Tu agissais parfois trop souvent avec Alexis comme s'il était ton petit-ami. Dès qu'il t'appelait tu répondais présente, ce qui avait le dont d'agacer profondément Katline. Après tout, il était marié et pas intéressé, malgré un baiser bien senti que vous aviez échanger plusieurs mois auparavant. « Katy... » Tu posa sur elle un regard profondément désolé. Elle se recula, la joie sur son visage se referma. « Tu n'es pas sérieuse Emmanuelle Pearson ? T'as fini de vivre pour lui ? » Katline se leva d'un bond, te poussant légèrement pour passer, insultée. « Tu sais quoi ? Je voulais que tu sois ma demoiselle d'honneur, mais je ne sais pas si tu auras suffisamment de temps à me consacré. Après tout, tu n'es même pas foutu de rester auprès de moi quand je vis le plus beau et inespéré moment de ma vie. Tu sais quoi Emma ? Va te faire foutre. » Tu n'avais même pas pu placer un mot que déjà elle prenait son sac et partait. Ton coeur se brisa. Tu comprenais tellement pourquoi, tu ne comptais plus le nombre de fois où tu l'avais planter pour rejoindre Alexis. Tu avais l'impression, cette fois-ci, que c'était différent. Il ne voulait pas simplement te voir, il avait besoin de toi. Tu regarda Katline sortir comme une furie alors que la serveuse apportait son plat. « Je vais prendre l'addition. » Tu murmura presque ces mots à la serveuse. Tu payas et quitta les lieux en répondant à Alexis. Tu es où ? J'arrive. Il répondit ses coordonnés et tu embarqua dans le premier taxi qui se pointa.

La route jusqu'à lui te paraissait terriblement longue. Tu vivais des émotions tellement opposés. Tu l'aimais, tu étais amoureuse, terriblement, de lui. Cette émotion t'habitais tous les jours, n'arrivant pas à vivre sans éprouver de l'amour à son égard. Puis, de l'autre côté, tu savais qu'il était marié, qu'elle était dans le coma. Tu ne poussais pas les choses, tu te disais que lorsqu'il serait prêt à tourner la page tu serais la première à le savoir. Tu n'étais pas folle, et même si tous les deux faisiez comme si rien ne s'était autrefois produite, tu savais toi, que lorsque tu l'avais embrassez il avait plus que répond au baiser. Il s'était lui aussi laisser porter par une émotion, un sentiment bien présent. Pour l'heure tu étais présente pour lui en tout temps, au détriment des autres. Tu avais de la peine pour Katy, mais tu savais qu'elle te pardonnerait, comme chaque fois. Vous étiez des amies à la vie à la mort. Elle vivait son bonheur, elle allait comprendre que tu recherchais également le tien. Il était chez lui, il voulait que tu le rejoingne là-bas. C'était plutôt sérieux. Tu n'était pas souvent allez chez lui, contrairement à ce que Katline croyait. Il venait plus souvent chez toi, et que étiez plus souvent ailleurs, que chez lui. Le taxi roulait lentement, tu soupira. « Plus vite s'il vous plaît. » Il n'y avait pas le feu, mais ce n'était pas bien loin. Ton téléphone vibra de nouveau, c'était Katline. Je ne pensais pas que ce jour viendrait, mais pour mon bien je vais prendre mes distances avec toi. Sans rancune, mais lorsque tu aura du temps pour moi, pour nous, tu me fera signes. Tu déposa doucement ton portable dans ton sac. Elle était vraiment furieuse. Tu l'appelera lorsque tu en aura terminer avec Alexis, tu lui proposera une petite virée entre fille et tu sais que ça sera derrière vous. Enfin, le taxi se stationna devant l'immeuble de l'homme. Tu paya le chauffeur et marcha jusqu'à chez lui. .
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Re: You're not alone
Message Posté Mer 31 Mai - 14:02
You're not back
Il était temps pour moi d’ouvrir les yeux, péniblement, ce réveil était difficile, un trop lourd retour à la réalité et le mal de tête que je pouvais avoir me le faisait bien comprendre. Une main sur mon front, comme si ça allait changer cette douleur, je regardais autour de moi, tournant mon regard sur ma droite, cherchant la présence de Nora à mes côtés. Deux ans que son absence pesait dans ce lit où je me trouvais, autant de temps que je me réveillais le matin en ayant cet espoir de la retrouver, comme si de rien n’était. Aujourd’hui bien plus que n’importe quel autre jour, puisque hier Nora avait enfin ouvert les yeux, elle était sortie de ce coma qui ne semblait pourtant pas près de la laisser reprendre conscience. Pourtant, elle avait réussi à combattre cette mort qui voulait d’elle depuis son accident de voiture, ma femme était de retour dans cette vie, qui après nous avoir apporté huit ans de bonheur et de joie ensemble, semblait décidé de nous le faire payer et le prix était cher, très cher. Ma main relâchait ma tête, me permettant de pouvoir prendre appuis sur mes avant-bras, baladant mes yeux dans cette chambre que je connaissais plutôt bien, si j’étais réveillé, mes pensées, mon esprit était encore embrouillé et le mal de tête ne m’aidait pas à être pleinement éveillé. Je n’avais pas la moindre idée de l’heure qu’il était, en revanche, je me souvenais de la soirée de la veille, d’avoir été appelé un peu avant le début de la soirée, pour me rendre sur les lieux d’une vente d’arme, bien évidemment illégale, autant dire que ce besoin de me sentir vivant, de me retrouver dans une réalité qui était loin de celle qui était la mienne, m’allait très bien. Je n’étais pas fier de ce que je faisais, de l’homme qui n’avait pas la moindre chose à se reprocher, à ses affaires qui étaient en mesure de me faire tomber, si la police tombait sur moi. Pourtant, cette option ne m’inquiétait pas, comme si je me sentais à l’abris dans ce monde qui ne m’offrait aucune sécurité, juste la possibilité, le temps de quelques heures de me changer les idées, d’oublier la vie que moi Alexis Reed pouvait avoir.

Une durée réalité que j’avais eu bien du mal à supporter à mon retour en pleine nuit, dans mon appartement, la journée d’hier, je ne pouvais pas l’oublier, Nora avait vaincu ce coma, mais sa mémoire semblait gagner le combat. Dix ans de sa vie, de ma vie qui partait en fumée comme si rien n’avait jamais existé, notre rencontre, notre premier baiser, notre premier fois, nos problèmes avec sa famille, comme avec la mienne, notre mariage, ces huit années que l’on avait partagé ensemble, remplis de bonheur. Tout était effacé de sa mémoire, comme si rien n’avait existé, alors que moi, de mon côté les souvenirs étaient intactes. Une souffrance, c’était une souffrance de voir sa femme reprendre conscience et ne même pas se souvenir de vous, je ne pouvais pas oublier cette panique que j’avais pu voir dans ses yeux lorsque je m’approchais d’elle, cette façon de me regarder comme un parfait étranger. C’était tous ces évènements de la journée, qui m’avait poussé le soir en rentrant de craquer, de céder à ce qui me semblait la meilleure solution, à savoir, avoir la main lourde sur l’alcool qu’il y avait dans mon appartement. Quelques minutes pour émerger et je me décidais de lever se drap qui me couvrait, de mettre enfin mes deux pieds au sol pour venir me lever, me retrouver en équilibre sur mes deux jambes. Nouvelle étape, celle d’enfiler quelques vêtements sur le dos, le premier avait été un boxer, rapidement recouvert d’un jean, le tout accompagnait d’un tee-shirt, d’une simplicité sans nom, mais je n’avais pas prévu de sortir de chez moi et je n’étais pas de garde pour aujourd’hui, je reprenais du service que le lendemain, pas besoin de faire de grands efforts.

La main passant sur ma joue, n’ayant pas de mal à sentir cette barbe, encore légère, mais qui prenait place depuis deux jours, moi qui détestais ces sensations que je trouvais horrible, l’étape du rasage allait être pour plus tard. Une réflexion que je me faisais en comblant les pas nécessaires pour quitter ma chambre, le couloir pour rejoindre le salon, que je retrouvais exactement tel que je l’avais laissé en allant me coucher. Sur la table basse, il y avait toujours ces photos que j’avais ressortir, celles qui résumaient les huit années que j’avais passé en la présence de Nora. Au sol, était posé une bouteille de whisky, moi qui détestait cet alcool, sans compter la vodka que j’avais terminé, pour le peu qu’il restait dedans et les deux bouteilles de bières qui étaient venues donner le tempo de cette nuit alcoolisée. Reprendre mes esprits, ranger ce que je pouvais voir sous les yeux, c’était ce que je devais faire, pourtant, mon premier réflexe n’avait pas été celui-ci, mais plutôt venir récupérer mon téléphone toujours posait sur le comptoir. Quelques mois que je connaissais Emma et pourtant, ce matin ma première envie était de lui envoyer un message, de pouvoir la voir. Pourquoi ? Parce que depuis que je l’avais rencontré dans cette bibliothèque, elle m’avait apporté cette partie de moi qui avait disparu, celle d’un homme qui aime plaisanter, faire sourire les gens. L’accident de ma femme avait été une des épreuves les plus durs de ma vie à vivre et la présence d’Emmanuelle avait réussi à me faire sortir la tête de l’eau, pouvoir reprendre ma respiration dès que je commençais à m’étouffer. Est-ce que lui demander si elle avait du temps pour moi à m’accorder, était une bonne idée ? Là j’avais envie de dire oui, de toute façon, même si ma raison prenait le dessus, je n’étais pas capable de lutter contre l’envie que j’avais de la voir. L’un des grands mystères que je ne comprenais pas, j’avais fait cette promesse, j’avais accepté d’aimer et de toujours être là pour Nora, dans la joie, comme dans le malheur et pourtant, je n’arrivais pas à mettre fin à cette attirance que je pouvais ressentir pour la bibliothécaire. Quand je pensais à elle, je pensais à tous ces souvenirs que l’on avait ensemble, avec en tête de liste, cette soirée au cinéma, ce film suédois qu’elle m’avait convaincu d’aller voir, ces premiers gestes que j’avais moi-même réalisé, sa main que je prenais dans la mienne, le contact de sa jambe contre la mienne. Son regard qui avait réussi à capter le mien, à m’attirer un peu plus, si la fin du film n’était pas venue se présenter à ce moment précis, nul doute que l’on ne serait pas resté ainsi à se regarder dans le blanc des yeux.

Comme cette soirée, celle où j’avais eu besoin, une fois de plus de décompresser, de me changer les idées, pour cela, mon premier choix avait été Emmanuelle, comme si elle était la personne qui pouvait me permettre de me retrouver, du moins une petite partie. Et pourquoi s’arrêter, alors que chaque proposition que je lui faisais, elle les acceptait, comme fermer la bibliothèque 2 ou 3 heures avant son terme. La destination choisit était l’un des nombreux bars de New-York, une seule règle… Pas de règle. Le but était juste de s’amuser et les quelques verres d’alcool qui étaient passés l’avait très bien démontré, au point de me permettre de retrouver cette âme d’homme qui appréciait s’amuser, comme bouger son corps sur la piste de danse. Une simple idée m’avait traversé l’esprit et il m’avait été impossible de ne pas la mettre en pratique, d’attraper la main d’Emma dans la mienne et de l’amener avec moi. Approcher peut-être un peu trop près son corps contre le mien, laissant mon rire prendre le dessus, je ne me voyais pas comme un bon danseur, mais il était clair, sans le moindre doute, que la jeune femme était tout, sauf une danseuse. C’était ça, ce moment, cette danse, cet échange, son regard qui une nouvelle fois avait capté le mien, qui avait changé le donne de la soirée. Celui de la voir s’approcher de moi, de sentir ses lèvres contre les miennes en même temps que mes yeux s’étaient fermés, cette douceur que je ne connaissais plus et qui pourtant m’avait déconnecté de cette réalité, me faisant croire que mon malheur n’existait plus, que je pouvais à nouveau être heureux. Et d’avoir prolongeait se baiser, d’avoir collé mon corps contre le sien, d’avoir apporté mes mains sur ses joues, mon inconscient avait parlé pour moi, me faisant faire cet écart de conduite, cédant à cette attirance, avant de laisser ma conscience et ma raison redevenir maitre de la soirée, avouer ce que je voulais garder pour moi, que j’étais un homme marié.

Assis sur le canapé, je laissais ma tête contre celui-ci, le regard fermait, mon esprit repartant dans ces souvenirs qui se mélangeaient, ceux que je pouvais avoir avec ma femme et ceux que je partageais avec Emma, comme un combat incessant à l’intérieur de moi. En sachant que d’ici quelques minutes, elle allait se présenter devant la porte de l’appartement où je me trouvais, à mon message j’avais reçu une réponse positive, elle voulait l’adresse de l’endroit où je me trouvais et je n’avais pas mis bien longtemps à lui répondre. Est-ce que c’était une bonne idée ? Probablement ou probablement pas, je n’en savais rien, mais j’avais envie de la voir, j’avais besoin de la voir, de pouvoir lui parler, que ce soit de Nora ou d’un sujet complètement différent, presque peu important. Une grande inspiration et je revenais dans le monde réel, ouvrant mes yeux à nouveau, me redressant pour commencer cette partie ménage, à savoir rassembler les photos qui étaient devant moi, les mettre les unes derrière les autres, pour les ranger dans le placard où elles étaient depuis deux ans. Nouvelle étape, celle de nettoyer les preuves de cette soirée quelque peu alcoolisée, le verre de whisky pas totalement terminée entre mes doigts, je voulais l’apporter à la cuisine, mon but était celui-ci, mais la sonnette de l’appartement m’annonçait une présence derrière la porte. Ma main de libre dans mes cheveux, je m’approchais de celle-ci, sentant mon cœur qui pourtant commençait déjà à s’emballer alors que je n’avais pas encore posé mon regard sur elle. Elle, s’était sans surprise, Emmanuelle, à peine je pouvais la découvrir derrière cette porte, que j’avais ce sentiment de de délivrance, comme si elle avait la sortie à suivre, de cet enfer dans lequel je me trouvais. « Salut… Vas-y entres. » Cet appartement, elle ne le connaissait pas ou très peu, je pouvais compter sa présence ici sur les doigts d’une seule main. Je m’écartais du chemin pour lui permettre d’entrée chez moi, refermant la porte derrière elle. Une main dans son dos, je l’accompagnais avec moi, montrant d’un geste de main, de celle qui tenait le verre de whisky, la direction vers le salon. « Viens. » Quelques mois que je la connaissais, mais j’avais cette peur incessante de céder à nouveau à cette attirance, en même temps que je savais que je savais que je connaissais l’envie que j’avais de me laisser aller. « Merci d’être venue, après la journée d’hier, je ne me sentais pas de rester seul et j’avais besoin de te voir. J’espère que je ne t’ai pas dérangé, tu avais peut-être des choses de prévues ? » Parce que c’était seulement maintenant, que je l’avais en face de moi, que je réalisais, que j’avais pu apporter une modification dans son planning de la journée en lui demandant si l’on pouvait se voir.
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Re: You're not alone
Message Posté Jeu 1 Juin - 2:30
You're not alone
L'immeuble d'Alexis avait un petit quelque chose d'attrayant pour toi, c'était mystérieux et surtout tellement différent de Staten Island, l'endroit où tu vivais. Alors tu montais les escaliers après que ce dernier ait ouvert la porte du bas, ton esprit s'égara un bref instant. Ta dernière visite à l'appartement d'Alexis remontait à longtemps maintenant. Ce n'était pas que tu refusais catégoriquement de lui rendre visite chez lui, mais tu n'étais pas non plus complètement fan d'être avec l'homme que tu aimais entourer de plusieurs photos de sa femme. Quotidiennement, tu acceptais la situation. Nora était pour toi qu'un fantôme, elle n'existait pas réellement. Elle était une partie de sa vie, mais n'en faisait plus à proprement parler, parti. Ce n'était pas qu'il ne le voulait pas, tu le savais, la vie lui avait enlever la femme qu'il aimait, sa femme. C'est la vie, tu l'acceptais après tout, tout le monde à un passé amoureux. Tu ne le dirais jamais à personne, mais tu la voyais surtout comme une ex-petite-amie. Cependant, toute ta vision de la chose changeait lorsque tu étais chez lui, raison pour laquelle tu ne sautais pas de joie lorsque venait le temps d'être dans son appartement. Les photos d'une vie heureuse entre Alexis et Nora rendait la chose réelle. Tu ne connaissais pas Nora, mais tu pouvais sentir sa présence partout chez lui. Ce n'était pas seulement chez Alexis, c'était son foyer à eux. Tu te doutais bien qu'une chambre serait devenue la chambre du bébé qu'ils auraient pu avoir s'ils avaient eu le temps de le concevoir. Tu cogna à la porte, il ouvrit. Ton coeur s'emballa dans ta poitrine. Tu le voyais, tu oubliais tout de suite ta dispute avec Katline. Le voir là, devant toi, rendait ta journée complète. « Salut… Vas-y entres. » Tu n'étais pas aveugle, la première chose que tu remarqua était la présence de quelques bouteilles d'alcool. Il avait visiblement fêter hier. Un petit sourire discret se forma aux coins de tes lèvres. Un frisson te secoua lorsqu'il posa sa main dans ton dos, tu tourna doucement la tête. Tu te sentais apaisser lorsqu'il te touchait. Sa main occupée d'une bouteille de whisky te pointa le salon. « Viens. »

Le salon avait été clairement l'unique témoin d'une scène catastrophique la veille. « Quelque chose me dit qu'une tornade est passez dans le coin. » Tu rigolais, tu rigolais toujours. En chemin tu pris entre tes mains les deux bouteilles de bière vides. « Avoue que tu ma fait venir à cet heure pour faire le ménage avec toi, petit coquin. » L'ambiance n'était pas comme d'habitude, tu le voyais, mais surtout tu le ressentais. Tu te tourna vers lui pour faire face à son visage. « Merci d’être venue, après la journée d’hier, je ne me sentais pas de rester seul et j’avais besoin de te voir. J’espère que je ne t’ai pas dérangé, tu avais peut-être des choses de prévues ? » Ton coeur se serra dans ta poitrine. Ton présentiment alors que tu t'apprêtais à déjeuner avec Katline était donc vrai ; il n'avait pas seulement envie de te voir, il avait besoin de te voir. « Qu'est-ce qui c'est passé Alex ? » Tu ne voulais pas aborder la dispute avec Katy, visiblement, il n'était pas d'humeur à se sentir coupable. Tu te libéra une main et la posa sur son avant bras. Le sentiment d'empathie était sincère, totalement désintéréssé. Au delà de l'attirance que tu éprouvais pour lui, il était d'abord et avant tout ton meilleur ami. Tu n'avais jamais supporter de le voir triste, d'ailleurs, avec le recul, tu réalisa que ça avait toujours été le cas. Tu n'arrivais pas à déchiffrer sur son visage ce qu'il avait bien pu vivre la veille. Alexis Reed était une personne très mystérieuse. Depuis le jour où il t'avait annoncer qu'il était marié tu en découvrais toujours plus à son sujet, mais en même temps tu n'avais pas l'impression de le connaître totalement. Il avait cette part de lui que tu n'arrivais pas à trouver. Tu connaissais une légère base à son propos, mais simplement parce que les sujets avaient été mit sur le tapis. Tu savais qu'il avait un frère jumeau, un frère et deux soeurs. Tu savais qu'il préférait les films d'actions plutôt que d'écouter tes vieux films. Tu appréciais néanmoins toujours l'effort qu'il faisait en les regardant. Si tu avais la chance de lui dire pourquoi tu étais amoureuse de lui cette raison serait en haut de la liste. Tu savais également qu'il aimait la couleur rouge, mais ensuite... Tu ne connaissais pas son histoire avec Nora, tu connaissais son nom, tu savais qu'elle avait été victime d'un accident de voiture, mais après ? Tu voyais petit à petit son visage s'éteindre. « Tu n'es pas obligé de parler si tu ne veux pas. » Tu remonta doucement ta main pour la poser sur sa joue, tu pouvais sentir le début de sa barbe te chatouiller les doigts. Lorsque tu arriva enfin à croiser son regard, ton estomac se retourna complètement sur lui-même. Tu retira rapidement ta main..
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Re: You're not alone
Message Posté Jeu 1 Juin - 3:19
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Elle était là, ici dans mon appartement et contrairement à d’habitude, je n’y arrivais pas, ce sourire qu’elle arrivait à me donner, il ne voulait pas venir, pas parce que sa présence me dérangeait, mais parce que je ne pouvais pas oublier cette image de Nora ayant oublié chacun de ses souvenirs avec moi. Il y avait tellement de questions qui restaient sans réponse, comme comprendre pourquoi il y avait cette attirance entre Emmanuelle et moi ? Pourquoi est-ce que j’avais cette envie, ce besoin de passer du temps avec elle ? Pourquoi est-ce que c’était elle que j’avais appelé ce matin et pas mon frère ? L’ironie de cette histoire, faisait que j’avais appelé le soutien de la femme que j’avais embrassé il n’y a pas si longtemps, de cette femme que je ne pouvais pas m’empêcher de chercher inconsciemment à travers de petits gestes, comme celui de prendre sa main dans la mienne, de caresser doucement son bras ou encore de passer ma main dans ses cheveux. On pouvait dire tout ce que l’on voulait, retourner le problème dans tous les sens, même si le fond des choses ne changeait pas, même si cela ne permettait pas à Nora de retrouver la mémoire, depuis qu’elle avait passé la porte de cet appartement, il y avait ce petit soulagement que je ressentais, tout simplement parce qu’elle était là. « Quelque chose me dit qu'une tornade est passez dans le coin. » En temps normal, je n’aurais pas eu de mal à lui répondre, à rentrer dans cette petite taquinerie, surenchérir à ses propos, mais là, je me contentais de rester immobile dans mon salon, cette bouteille à la main et le regard qui ne la lâchait pas, comme si en regardant ailleurs, elle allait disparaitre. « Avoue que tu m’as fait venir à cet heure pour faire le ménage avec toi, petit coquin. » Le silence semblait être mon meilleur moyen de communication, un peu étrange dit comme ça, mais j’avais bien du mal à savoir quoi dire, quoi faire. Je pouvais voir Emma attraper les deux bouteilles de bières vides que j’avais bu la veille, si elle avait parlé à la plaisanterie du ménage, ses gestes eux ne mentaient pas et mettaient ses paroles en actions.

Voilà, je m’étais décidé, mettre fin à ce silence dans lequel je m’étais enfoncé, parler, exprimer comme je le pouvais le bien que ça me faisait de l’avoir auprès de moi, mes excuses d’avoir pu déranger un quelconque rendez-vous avec sa meilleure amie, des amis ou je ne sais qui encore. Je n’étais pas encore en mesure de donner plus d’indication, hormis celle qui ne laissait pas de doute sur la journée catastrophe que j’avais pu avoir la veille, si seulement elle avait la moindre idée de ce réveil à l’hôpital. « Qu'est-ce qui s’est passé Alex ? » Cette réponse, je n’étais pas sûr de pouvoir y répondre tout de suite, ma main de libre passant sur ma joue, frottant cette petite barbe que je détestais pourtant, avant de débarrasser la seconde main, en posant la bouteille de whisky sur le comptoir, sous la direction de mon regard attentif de chacun de mes gestes. C’était les doigts d’Emmanuelle sur mon bras, qui me ramenait à cette réalité, qui attirait mes yeux à nouveau sur elle, pour trouver les siens, l’effet était immédiat, un sentiment de calme d’un seul coup, malgré toutes les émotions que je pouvais ressentir en ce moment même à l’intérieur de moi. Je me sentais idiot, je lui avais demandé de venir jusqu’ici, exprimé ce besoin que j’avais de la voir et maintenant qu’elle était devant moi, je n’arrivais pas à faire part de ce qu’il y avait, de cette nouvelle, qui dans le fond était une bonne nouvelle. « Tu n'es pas obligé de parler si tu ne veux pas. » Une fois de plus, je restais silencieux, seul mon regard parlait pour moi, alors que je pouvais sentir le contact de sa main qui remontait jusqu’à ma joue, je savais que je ne devais pas, mais c’était plus fort que moi, je sentais mon cœur louper un battement, alors que je fermais les yeux, comme pour profiter une toute petite seconde de ce geste, de cette attention qu’elle me portait. Une marque d’affection de courte durée, puisqu’à peine mon regard croisait le sien, que je sentais sa main se retirer, comme un geste interdit, celui qu’elle ne devait pas réaliser ou alors je me trompais, je n’étais pas dans le meilleur état pour apporter les meilleures conclusions.

Bonne réaction ou non, je comblais ces derniers centimètres qu’il y avait entre nous pour avoir son corps contre le mien, passer mes bras autour d’elle, déposer mes lèvres contre sa joue, pour un baiser simple et en même temps qui faisait beaucoup de bien. Ce mouvement ne terminait pas ma tête qui trouvait son épaule, mes yeux qui se fermaient, comme si le temps allait s’arrêter, modifier le présent et une fois que je reviendrais dans le monde réel, tout allait être différent. Si seulement. Rien de tout cela n’était possible, juste le fruit de mon imagination, puisque une fois le regard a nouveau posait dans un coin de la pièce, les choses restaient les mêmes, je me rendais même compte de cette proximité qu’il y avait entre nous, de cette façon dont j’agissais qui n’était en rien mes habitudes envers elle. « Excuses-moi… » Mes mains quittaient son dos, mes bras quittaient son corps et cinq de mes doigts allaient retrouver mes cheveux les ébouriffants un peu plus qu’il ne l’était déjà, je devais reprendre mes esprits, remettre les pieds sur terre, être capable de dire plus de cinq mots. « On va s’assoir, je pense que ça sera mieux. » Au final, cette étreinte m’avait fait du bien, elle me permettait de retrouver la parole, de retrouver des idées un peu plus claires, enfin si je pouvais le dire ainsi, comme si la prendre dans mes bras, contre moi avait permis d’évacuer un peu de cette tristesse, de cette souffrance. Ma main quittant mes cheveux, je retrouvais le canapé sur lequel je venais m’assoir dessus, à l’endroit même où j’avais passé cette soirée à regarder des photos de ma femme, le tout accompagnait d’alcool qui au fur et à mesure des verres étaient de plus en plus fort. « Nora s’est réveillé hier… » La première information était donnée, c’était un bon début, alors que je tournais mon regard vers Emmanuelle, qui était assise à mes côtés. « Elle ne se souvient de rien… Absolument plus rien, elle croit avoir 17 ans… Je ne sais plus quoi faire Emma… » J’avais dit avec certitude à ma femme que l’on allait s’en sortir, alors qu’elle me prenait pour un parfait inconnu, mais la vérité, c’était que j’ignorais tout de l’avenir, je ne savais pas si elle allait se souvenir à nouveau de moi. « J’ai peur. » Je devais l’avouer, je devais faire sortir ce sentiment, même si ce n’était pas dans mes habitudes, c’était sans doute aussi pour ça que c’était elle que j’avais appelé. Sans doute cette attirance, mais une chose était sûr, même si elle ne savait pas grand-chose de ma vie passé, j’avais plus de facilité à lui parler à elle qu’à quelqu’un d’autre.
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Re: You're not alone
Message Posté Jeu 1 Juin - 15:52
You're not alone
Aussi vite que l'évènement pouvait s'être produit, à tes yeux ce bref instant dura une éternité, une délicieuse éternité. Il s'approcha de toi, pressant son corps contre le sien, t'entourant de ses bras avant de poser ses lèvres sur ta joue. Instinctivement tu referma à ton tour tes bras autour de lui, tu pouvais sentir sa tête au creux de ton épaule. Il avait besoin de ce geste de tendresse. Tu le serra contre toi. Il ne disait pas un mot, mais tu pouvais comprendre par son silence qu'il se sentait bouleversé, complètement. « Excuses-moi… » Doucement il se retira, tu aurais aimer prolonger davantage le moment, mais tu savais que tu ne devais rien forcé. « Tu n'as pas à t'excuser voyons. » Il secoua sa tignasse, un geste que tu trouvais adorable. « On dirait vraiment que la veille à été difficile, hein ? » Tu décrocha un petit sourire compatissant. « On va s’assoir, je pense que ça sera mieux. » Tu le suivis jusque sur le canapé, tu le regarda un moment, silencieuse. Tu ne te doutais pas un seul moment de la bombe qu'il s'apprêtait à te dire. Tu l'ignorais encore à ce moment, mais tu devra faire preuve de beaucoup de self-contrôle et de courage pour affronter cette épreuve auprès de lui, sans faillir, sans faiblir. « Nora s’est réveillé hier… »

Une gifle, un coup de poignard, tout ce qui existe sur cette terre aurait fait moins mal que de recevoir cette nouvelle en pleine figure. Nora, le fantôme de ta vie. Tu ne pourrais plus jamais faire comme si elle n'existait pas, tu ne pourrais plus jamais passer autant de temps avec Alexis qu'autrefois. Ta vie à toi venait de prendre un tout autre tournant. Ton coeur se brisa en morceau, t'es espoir complètement détruit. Secrètement, ou pas secrètement, tout dépend du point de vue, tu espérais encore qu'il fasse un jour le deuil de sa femme et que vous puissiez enfin vous autorisez à vivre ce quelque chose qui vous unissait beaucoup plus qu'une simple amitié. Maintenant, c'était impossible. Même si tu ne connaissais pas Nora, ni son histoire, tu savais à quel point Alexis pouvait en être amoureux. « Wow. C'est génial ça, Alexis ! Ta femme, tu vas enfin pouvoir la retrouver. » Tu tentais d'exprimer la joie, ce que tu arrivais parfaitement à faire. C'était une de tes qualités, de penser aux autres. Tu étais malheureuse pour toi, mais très heureuse pour lui qu'il puisse retrouver cette partie de lui qu'il chérissait tant. Pourtant, tu ne lisais pas du tout cette joie dans son regard, au contraire, tu y lisais plutôt une profonde tristesse. « C'est une excellente nouvelle, non ? » Il tourna son regard vers toi, mettant fin au suspence. « Elle ne se souvient de rien… Absolument plus rien, elle croit avoir 17 ans… Je ne sais plus quoi faire Emma… » Boum. Tu croyais que ça n'arrivait que dans les films, que dans les romans. Tu ne pouvais pas croire qu'une amnésie aussi grande puisse exister. Tu ouvris la bouche pour dire quelque chose, aucun mot n'arriva à sortir. « J’ai peur. » Tu ne pouvais pas comprendre ce qu'il vivait.

Délicatement tu posa une main sur son genoux. « Maintenant, te faut te battre Alexis. » Ce que tu t'apprêtais à lui dire demandait beaucoup de courage, mais tu sentais que c'était exactement ce que tu devais lui dire à ce moment de sa vie. Il avait besoin d'entendre des choses encourageantes, pleines d'espoirs. Il ne voulait pas t'entendre dire que tu l'aimais, pas du tout. Il avait besoin d'entendre que sa femme l'aimait toujours. « Sous cette amnésie se cache la femme que tu as su faire tombée amoureuse de toi, dix ans auparavant. D'accord, elle à perdu ses souvenirs de sa vie avec toi. Elle ne se souvient pas de vos moments heureux. Sauf que tu as dans tes mains la possibilités de la faire retombée amoureuse de toi, tu as la chance de la découvrir à nouveau. Tu as peur, mais le bonheur n'est qu'à porter de main, il te suffit simplement de le cessir. » Tu caressa doucement sa cuisse d'un geste réconfortant. Nora Reed, bientôt tu allais faire sa connaissance et ta place dans cette vie, dans sa vie, serait couler dans le béton, et que tu le veuilles ou non tu devras t'y faire.
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Re: You're not alone
Message Posté Mer 7 Juin - 0:53
You're not alone
« Wow. C'est génial ça, Alexis ! Ta femme, tu vas enfin pouvoir la retrouver. » Dans le fond, j’étais d’accords avec Emmanuelle, le fait que ma femme se soit réveillée de deux ans de coma était génial, c’était la meilleure nouvelle que je pourrais espérer avoir. C’était ce que j’attendais avec une grande impatience depuis le jour de son accident, mais je n’avais pas prévu qu’une amnésie viendrait brouiller les plans, que rien n’allait se passer comme j’aurais pu me l’imaginer, je n’étais pas encore prêt de retrouver Nora, cette femme que j’avais épousé, cette femme qui était amoureuse de moi, celle qui faisait mon bonheur… Déjà est-ce qu’elle allait réellement vouloir que l’avenir s’écrive encore à deux ? Rien n’était moins sûr, elle ignorait totalement qui j’étais, malgré les quelques souvenirs que j’avais pu lui montrer ou lui raconter. « C'est une excellente nouvelle, non ? » J’avais envie de répondre positivement, dieu que j’en avais envie, mais je n’y arrivais pas, parce que tout ce que je retenais de cette histoire, c’était qu’elle m’avait totalement oublié, rayé de sa mémoire comme si je n’étais rien, comme si je n’avais jamais existé. Cette nouvelle épreuve, dans laquelle je me trouvais, me pétrifiait complètement, je ne savais plus ce que je devais dire, ce que je devais faire, devant ma femme j’avais essayé de la rassurer, de rester sur de moi, mais est-ce que vraiment on allait être capable de s’en sortir encore plus fort comme je le lui avais dit ? Je ne savais pas, la seule chose qui était une évidence pour moi, c’était cette peur incessante que je ressentais en permanence, celle qui m’avait poussé à me laisser aller hier soir en abusant un peu trop de l’alcool que j’avais sous la main.

J’étais terrifié, mais étrangement c’était un simple geste qui m’éloignait un petit peu de mes craintes, de mes peurs et de mes doutes, dans un premier temps j’avais senti sa main prendre place sur mon genou, un geste qui avait attiré mon regard. Je ne savais pas comment elle arrivait à faire ça, mais cette étreinte de tout à l’heure ou encore sa main posait sur moi, ça me calmait, ça m’attirait, est-ce que c’était vraiment une bonne idée ? Probablement pas, mais je ne pouvais pas me reculer, je n’y arrivais pas, parce qu’au fond j’en avais envie, cette femme je l’avais embrassé, cette femme, même si je ne l’admettais pas me plaisais, une des raisons qui me faisait peur aussi dans toute cette histoire. « Maintenant, te faut te battre Alexis. » Me battre ? Pour qui ? Une femme qui ne savait pas qui j’étais ? Est-ce que réellement ça en valait le coup ? Et si elle ne serait plus capable de m’aimer comme elle avait pu le faire ? Si jamais Nora me disait réellement que cette histoire d’amour était terminée après dix ans et que j’étais le seul à m’en souvenir ? « Sous cette amnésie se cache la femme que tu as su faire tomber amoureuse de toi, dix ans auparavant. D'accord, elle a perdu ses souvenirs de sa vie avec toi. Elle ne se souvient pas de vos moments heureux. Sauf que tu as dans tes mains la possibilité de la faire retombée amoureuse de toi, tu as la chance de la découvrir à nouveau. Tu as peur, mais le bonheur n'est qu'à porter de main, il te suffit simplement de le saisir. » La faire retomber amoureuse de moi ? C’était une idée à laquelle j’avais pensé, mais une fois encore, j’ignorais si j’étais en mesure de le faire, notre rencontre avait été le fruit d’un parfait hasard, d’une bousculade entre nous deux, c’était ainsi que les choses s’étaient lancées, je ne pourrais jamais oublier tout ce que j’avais ressenti la première fois que mes yeux s’étaient posés sur elle, un des nombreux souvenirs qu’elle ignore totalement. Une grande inspiration, c’était ce dont j’avais besoin, alors que je n’arrivais pas à calmer toutes ces pensées dans ma tête, comme une bouffée d’oxygène qui allait me permettre de repartir à zéro, du moins de croire que ça allait arriver. Mon regard quittait enfin cette main qui était en train de caresser ma cuisse, de cet effet qu’elle me faisait, comment est-ce qu’elle arrivait à faire ça ? « Je ne sais pas si j’y arriverais. Hier je lui ai dit qu’on allait s’en sortir, qu’une fois ce cauchemar terminé on en serait que plus fort tous les deux… » Voilà que je retrouvais ses yeux qui étaient dans ma direction, si le sujet n’était pas l’amnésie de ma femme, un sourire aurait pu se présenter sur mon visage, mon cœur lui loupait un battement. « Mais la vérité c’est que je n’en sais rien, comment est-ce que je peux la faire retomber amoureuse de moi, alors qu’elle me voit comme un inconnu ? Puis comment tu veux que je rivalise contre son frère ? Elle se souvient de lui, elle a confiance en lui, qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire, une fois qu’il aura balancé toutes ses horreurs à mon sujet, avec comme seul but que l’on ne se remette jamais ensemble ? » Ca aussi j’en avais peur, sa famille, je ne m’étais jamais vraiment entendu avec eux, pour le bonheur de Nora, durant dix ans on avait tous fait semblant, même ces deux dernières années ne nous avait pas rapproché, au contraire, son frère me détestait encore plus, c’était pour dire. « Et qu’est-ce qui va se passer pour nous ? » Question à ne pas poser ? Trop tard, je venais même apporter ma main à la sienne, celle qui était en place sur ma cuisse. « Je veux dire, je sais que c’était sous le coup de l’ambiance, l’effet de l’alcool que l’on avait bu ce soir-là, mais ça n’efface pas le fait que l’on se soit embrassé tous les deux, même si on a été d’accords pour dire que ce n’était rien, je ne peux pas l’oublier… C’est vrai que l’on n’a pas couché ensemble, mais c’est un peu comme si je l’avais trompé… » Et le pire, c’était que je ne regrettais pas ce baiser échangeait avec Emmanuelle, si je lui avais avoué être marié ce soir-là, c’était uniquement pour mettre fin à e rapproche, à cette attirance et ça avait eu l’effet totalement inverse, j’avais continué de me rapprocher d’elle, en me confiant, en faisant avec elle ce que je ne faisais plus avec personne dans mon entourage.
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Re: You're not alone
Message Posté Jeu 8 Juin - 2:05
You're not alone
La comparaison n’était peut-être pas la plus juste, ni la plus approprié à la situation, mais tu pouvais facilement te mettre à la place d’Alexis en imaginant deux secondes que Katy oubliait tout de votre relation. Après tout, aussi triste que ça puisse l’être, Katy était ce qui se rapprochait le plus d’une relation à long terme. Tu caressais toujours tendrement le genou du garçon. Tu combattais l’envie que tu avais de lui sauter dessus, mais cette pulsion tu la réprimandais depuis toujours, ce n’était pas nouveau. « Je ne sais pas si j’y arriverais. Hier je lui ai dit qu’on allait s’en sortir, qu’une fois ce cauchemar terminé on en serait que plus fort tous les deux… » Tu l’écoutais comme une amie se devait de le faire. « Mais la vérité c’est que je n’en sais rien, comment est-ce que je peux la faire retomber amoureuse de moi, alors qu’elle me voit comme un inconnu ? Puis comment tu veux que je rivalise contre son frère ? Elle se souvient de lui, elle a confiance en lui, qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire, une fois qu’il aura balancé toutes ses horreurs à mon sujet, avec comme seul but que l’on ne se remette jamais ensemble ? » Que voulait-il dire exactement ? Cela faisait de l’un des mystères de sa vie. Tu avais conscience depuis le début de votre relation que tu n’en savais que trop peu à son sujet, cette phrase confirmait simplement ta pensée. Tu voulais te montrer rassurante à son égard, tu avais confiance en la vie et elle lui apporterait le bonheur dont il a besoin. « Tu sais, Alexis, tu as réussi une fois à la faire tomber amoureuse de toi. Elle serait folle de ne pas le refaire une seconde fois, et tu sais quoi ? Si son frère l’aime, il ne lui ferait jamais ça. Il ne lui ferait jamais mal. Il le sait, lui, qu’elle était amoureuse de toi. Il devra le respecter, autrement, c’est lui le gros nul. » Tu avais du mal à maintenir l’espoir, mais tu sentais qu’il était de ton devoir de le faire, s’il n’y croyait pas, tu allais y croire pour vous deux, aussi douloureux que cela puisse l’être pour toi.

« Et qu’est-ce qui va se passer pour nous ? » Nous ? Il y avait donc un vous qui existait ? Il posa sa main sur la tienne, ton cœur se contracta dans ta poitrine. Involontairement ton regard s’abaissa. « Je veux dire, je sais que c’était sous le coup de l’ambiance, l’effet de l’alcool que l’on avait bu ce soir-là, mais ça n’efface pas le fait que l’on se soit embrassé tous les deux, même si on a été d’accords pour dire que ce n’était rien, je ne peux pas l’oublier… C’est vrai que l’on n’a pas couché ensemble, mais c’est un peu comme si je l’avais trompé… » Au départ de cette conversation tu avais l’impression qu’il te faisait une déclaration. Tu l’écoutais, le regard humide. Puis, doucement, son discours se tourna vers la culpabilité qu’il éprouvait simplement face à Nora. Jusqu’à deux secondes auparavant tu ne t’étais jamais autorisé à rêver qu’il te dirait ce qu’il éprouvait pour toi. Comme il venait de le dire, toi non plus tu n’oubliais pas cette soirée-là. Tu n’oubliais pas qu’il avait répond à ton baiser. « Nous ? Alexis, tu es mon meilleur ami. » Tu ne savais pas exactement ce que tu devais répondre à ça. « Je n’ai pas oublié non plus, ce qui c’est passé. » Comment aurais-tu pu oublier quelque chose à quoi tu pensais tous les jours, quelque chose que tu avais envie de refaire, encore et encore, jusqu’à l’épuisement et même au-delà. « C’est sûr que si tu souhaites la reconquérir, partir sur un mensonge n’est pas une idée génial… Tu devrais lui dire.» Avait-il réellement le choix ? Tu ne croyais pas. Tu sentais sa main sur la tienne. Tu glissas tes doigts entre les siens. « Comme tu le dis, ce n’est pas comme si nous avions fini la soirée au lit. On s’est embrassé, une seule fois, et tu m’as tout de suite dit la vérité. Ce n’est pas comme si nous avions recommencé, ni que l’envie soit là non plus. » Tu ne te croyais même pas toi-même. La proximité entre vous était pénible à supporter. Tu mourais d’envie de passer par-dessus lui et l’embrasser. Le moment n’étais pas bien choisit, le moment n’était jamais le bon de toute façon, mais particulièrement en ce moment. Il venait de découvrir que sa femme ne se souvenait pas de lui. « Ça ne voulait rien dire, ni à ce moment, ni maintenant. Elle comprendra. »
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Re: You're not alone
Message Posté Jeu 8 Juin - 20:45
You're not alone
Ce n’était peut-être pas la bonne personne à laquelle je faisais appel pour ce qui était en train de se passer, après tout, depuis qu’Emmanuelle était entrée dans ma vie, elle avait apporté cette attirance, une attirance que je n’aurais jamais cru possible pour une autre femme que Nora. Il y avait eu tous ces moments que l’on avait passé ensemble, ces moments de rapprochement que l’on avait vécu, sans oublier cette soirée, se baiser, même s’il avait été le seul échangeait, même si après cela je lui avais avoué être marié, rien ne changeait. On s’était mis d’accords, se baiser n’était ni plus ni moins dû à l’alcool bu cette soirée-là, à l’ambiance qu’il y avait, mais cela ne m’empêchait pas d’être toujours autant attiré par la bibliothécaire. « Tu sais, Alexis, tu as réussi une fois à la faire tomber amoureuse de toi. Elle serait folle de ne pas le refaire une seconde fois, et tu sais quoi ? Si son frère l’aime, il ne lui ferait jamais ça. Il ne lui ferait jamais mal. Il le sait, lui, qu’elle était amoureuse de toi. Il devra le respecter, autrement, c’est lui le gros nul. » Je n’avais pas pu garder pour moi cette grimace, qui s’était affiché sur mon visage, lorsqu’elle avait parlé du frère ainé de Nora, lorsqu’elle avait évoqué le fait que s’il aimait sa sœur, il ne ferait rien pour venir contrer le bonheur de celle-ci. C’était un sujet que l’on avait jamais abordé, jusqu’à maintenant, je n’avais même pas le souvenir de lui avoir dit que ma femme avait un frère et que celui-ci ne m’aimait pas, que tous les deux on ne s’était jamais entendu, on faisait bonne figure devant Nora. « Le jour de notre mariage il lui a proposé qu’elle s’enfuit avec lui, qu’elle n’aille pas jusqu’au bout et c’est une information qu’il n’a pas eue de mal à dire. » L’une de mes plus grandes peurs de cette situation elle était là, c’était de savoir ce qu’allait trouver son frère pour nous mettre des bâtons dans les roues, de découvrir ses dernières trouvailles pour essayer de venir mettre fin à ce couple que l’on formait depuis dix ans. Si jusqu’à présent je n’avais rien dit, que j’étais confiant et que j’avais confiance en l’amour qu’il y avait entre Nora et moi, aujourd’hui la donne était changée, elle n’avait plus le moindre souvenir de notre histoire, pas le moindre souvenir de ses sentiments envers moi, ni même de notre rencontre.

Je devrais rester concentré sur cette discussion qui concernait ma femme, mais pourtant cette main sur ma cuisse, ma main qui était venue se poser dessus, la présence d’Emmanuelle à mes côtés, me dirigeait dans une toute autre direction, celle de cette relation que je ne saurais définir que j’avais avec elle. « Nous ? Alexis, tu es mon meilleur ami. » Ses yeux avaient réussi à capter les miens, je ne détournais pas mon regard d’elle, alors que le contact entre nos mains étaient toujours d’actualité. Je me permettais un hochement de tête, dans le fond j’étais d’accords avec elle, ce lien qu’il y avait entre nous était défini par cette amitié qui en quelques mois étaient devenu très importante au point d’être tout le temps l’un avec l’autre. Mais une part de moi n’aimait pas se terme de meilleur ami, une part de moi avait du mal à associer ce nous à un terme aussi fort qui traduisait une amitié. « Je n’ai pas oublié non plus, ce qui s’est passé. » Une forte amitié, qui n’empêchait pas de mettre de côté et tourner la page de cette soirée. « C’est sûr que si tu souhaites la reconquérir, partir sur un mensonge n’est pas une idée génial… Tu devrais lui dire. » Lui dire que j’avais embrassé une autre femme durant son coma de deux ans ? C’était comme me jeter la grenade, une bombe en pleine face, je savais que cette information allait me retomber dessus, que son frère se ferait un malin plaisir de jouer dessus pour que notre couple prenne fin, que cette histoire s’arrête le plus rapidement possible. « Comme tu le dis, ce n’est pas comme si nous avions fini la soirée au lit. On s’est embrassé, une seule fois, et tu m’as tout de suite dit la vérité. Ce n’est pas comme si nous avions recommencé, ni que l’envie soit là non plus. » Mon regard quittait le sien pour se baisser, trouver nos deux mains toujours l’une contre l’autre et où les doigts d’Emmanuelle était venue se glisser entre les miens, un sourire se dessinait doucement aux coins de mes lèvres. « Ça ne voulait rien dire, ni à ce moment, ni maintenant. Elle comprendra. » Ca ne voulait rien dire, ni lors de cette soirée, ni maintenant ? C’était ce que je devais me dire, ce que je devais finir par croire, même si une part de moi continuait de ne pas être d’accords. Un nouveau hochement de tête et je remontais mon regard dans sa direction, alors qu’en même temps je ne savais pas si tout ce qui se passait été le fruit d’une simple imagination, causé par tous ses sentiments qui se mélangeaient avec le réveil et la perte de mémoire de Nora. « Ce n’est pas comme si l’envie était encore là… » Des paroles prononçaient dans un simple murmure, comme une vérité que je voulais me mettre en tête, réussir à mettre cette attirance de côté autant que je le pouvais, essayer de trouver ce lien de meilleur ami tel qu’il était réellement. « J’espère que tu as raison, qu’elle comprendra. » Et en même temps, je n’étais toujours pas convaincu que c’était la meilleure solution à adopter que de venir lui dire cette vérité, moi qui ne lui avait jamais menti. Je venais serrer les doigts d’Emmanuelle dans les miens, avant de l’attirer contre moi, de passer mes bras autour d’elle pour retrouver cette étreinte. « Merci… Pour tout ce que tu fais depuis que je te connais, pour être toujours là quand j’en ai besoin, tu ne peux pas savoir comme ça me fait du bien de t’avoir à mes côtés. » Et rien ne pouvait mieux le prouver, qu’elle avait été la seule et unique personne que j’avais pensé à appeler à peine je m’étais réveillé avec cette petite gueule de bois et ce mal de tête. J’aurais peut-être mieux fait de lui proposer de passer la veille, ça m’aurait sans doute évité de boire plus que de raison, je dirais bien que de ne pas l’avoir appelé, avait permis de ne pas craquer une nouvelle fois, de ne pas céder, mais au final, rien n’était moins sûr est-ce que cela changeait quelque chose en soirée ou en journée ?
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