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It's just the beasts under your bed | Sum'&Arthur
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It's just the beasts under your bed | Sum'&Arthur
Message Posté Mar 30 Mai - 22:46

It's just the beasts Under your bed
Arthur & Summer


La soirée avait été longue pour la jolie brune. Pour une fois, il ne s'agissait pas de fêtes, de boissons, ni de drogues. Ni même encore de danses ou d'aventures. Non, ce soir, elle rentrait épuisée du boulot. Elle venait d'enchaîner quatre heures debout à servir des gens et avait raté l'heure de son dernier bus pour rentrer. Alors que faisait-elle? Elle marchait. Et comme elle avait passé sa journée en talons, elle tenait ses escarpins à la main et marchait à pieds nus. Elle bâilla en regardant la route autour d'elle. Avec un peu de chance, dans quelque 30 minutes, elle arriverait chez elle, prendrait une longue douche pour se débarrasser de l'odeur à cigare qui avait assiégé ses cheveux et se reposerait dans ses draps aux lits frais, prête pour une longue nuit de sommeil. L'idée la fit sourire, pendant qu'elle écoutait la musique à ses oreilles, une pop assez douce pour ne pas l'exciter, mais assez dynamique pour la tenir éveillée. Elle bâilla à nouveau et secoua la tête. Pas toutes les journées étaient aussi pénibles, mais les gens s'étaient en plus montrés désagréables et la nourriture n'était même pas bonne.

Summer avait régulièrement des missions pareilles, qu'elle ajoutait à ses jobs de serveuse ou à ses spectacles de danse. Certes, ils rendaient les journées interminables, mais ils ajoutaient à son porte-monnaie une marge qui était toujours la bienvenue. Parfois, cela l'obligeait à partir de chez elle avec diverses tenues, histoire de pouvoir se changer au cours de la journée. Ce soir, elle avait dans son sac à dos une paire de jeans et un t-shirt, puisqu'elle avait son uniforme au travail, et elle portait sur elle une robe noire basique et moulante, s'arrêtant juste au-dessus de ses genoux, pour être professionnelle et élégante à la fois. C'était la tenue que le traiteur avait requis. Alors qu'elle arrivait dans le coin de chez elle, dans le Bronx, elle commença à reconnaître quelques têtes connues, qu'elle saluait d'un signe de la main ou d'un mouvement de la tête, gratifiant toujours les gens de son habituel sourire. Alors qu'elle était à deux rues de chez elle, elle s'arrêta pour discuter avec d'autres connaissances du quartier, prendre de leurs nouvelles. Ils fumaient allégrement un joint, lui en proposant un pour l'aider à dormir. Avec un sourire en coin, la jeune latina allait proposer, lorsque surgirent du coin de la rue deux policiers en uniforme. Aussitôt, ça la reprit.


Des images vinrent envahir ses pensées, des souvenirs désagréables qui ramenaient des sensations indésirables qui pourtant se répétaient en boucle. Une voix, un souffle, un contact, son sang se hérissa et elle eut envie de se cacher. Pourtant, elle, comme ses connaissances, savaient que fuir ne servirait à rien et qu'ils prendraient le risque d'attirer encore plus l'attention sur eux, si ce n'était même de se faire tirer dessus, vu ce qu'il arrivait aux noirs qui étaient contrôlés dans la rue par les policiers américains dernièrement. Elle résista à son envie de vomir, aux frissons qui parcouraient sa peau. Les agents les approchèrent et leur demandèrent de s'approcher du mur, ce qu'ils allaient tous faire, parce que ça ne valait pas la peine de discuter. L'un des agents pourtant eut un geste malheureux, qui n'aurait sans doute pas eu le même effet sur Summer il y avait quelques années… Il l'attrapa par l'épaule, pour lui prendre son sac à dos. Pourtant anodin, ce geste déclencha chez elle une peur qu'elle n'avait que trop rarement vécue auparavant, levant son bras par réflexe pour l'abattre dans la mâchoire du policier. "Ne me touche pas!" Son cri était sorti plus aigu qu'il n'aurait dû sortir, son sang n'avait fait qu'un tour et il lui semblait sentir que la température de son corps était descendu d'une dizaine de degrés. Aussitôt, le flic répliqua en attrapant le petit poing de la demoiselle et en lui tordant le bras, lui arrachant un cri de douleur. La panique commençait à la gagner, elle le sentait dans sa respiration qui s'accélérait, sa gorge qui se nouait. Pour peu, elle en aurait pleuré. "Lâchez moi!" C'était trop désespéré pour une simple fouille, qui désormais n'avait qu'une issue possible, l'arrestation certaine. Elle irait en prison, parce qu'un flic l'avait touchée. Elle ne parvenait plus à respirer et se débattait autant que possible, ne cessant de répéter de la lâcher.
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Re: It's just the beasts under your bed | Sum'&Arthur
Message Posté Jeu 1 Juin - 15:07
Arthur habite le Bronx. Ce n'est pas une question de revenus, parce qu'un policier de la brigade criminelle gagne raisonnablement sa vie, en tout cas suffisamment pour se payer un appartement ailleurs que dans ce quartier réputé mal famé de New-York, disons que c'est plutôt un attachement historique qui l'a poussé à se maintenir ici. Il a toujours vécu là depuis qu'il a quitté le domicile parental, et il aime bien le quartier. Il le connait bien surtout. Et puis, il n'a pas vraiment peur d'y rentrer tard la nuit, pour ce qui le concerne ; il est flic, après-tout. Il pourrait aisément régler tout problème qui se présenterait à lui, d'autant qu'il est assez bon bagarreur, même sans mentionner sa profession. Alors non, il n'a pas peur de vivre ici, et tout ça lui est même plutôt agréable. Il est rare, d'ailleurs, de croiser des collègues dans le coin ce qui n'est pas plus mal dans la mesure où il n'est pas particulièrement fan des gens avec lesquels il travaille. Parfois, Arthur se demande ce qui a bien pu le pousser à adhérer à cette profession tout aussi étrange que complexe ; et même en y réfléchissant bien, il ne voit qu'un élément déterminant de son choix : l'envie de faire chier son père un maximum. Finalement, son père l'indiffère aujourd'hui autant que lui indiffère son père, et ça ne le rend plus vraiment triste, disons qu'il est surtout blasé par sa famille démissionnaire qui ne lui a jamais été d'une grande aide, il faut reconnaître ce qui est.

Il est arrêté, sur son chemin pour regagner son appartement, par une esclandre et des cris - des cris de supplice, presque, comme une femme en train de se faire agresser par quelqu'un à quelques rues à peine de chez lui. Arthur n'est pas un inconditionnel de son métier de flic, mais il n'est pas du genre non plus à passer son chemin quand il note que des gens ont besoin d'aide. Alors il s'arrête, un instant, le temps d'analyser d'où vient le bruit, d'où vient la voix. Et quand il a identifié la source du problème, il se précipite dans la bonne direction pour obtenir des explications - et éventuellement, venir en aide à la personne qui pourrait en avoir besoin.

Sauf que sa trouvaille sur place n'est pas vraiment ce à quoi il s'attendait. Au lieu de trouver une femme seule et en détresse, agressée, il tombe sur deux collègues, des officiers de police sans doute censés patrouiller dans le coin pour vérifier que tout va bien. Et parmi les personnes qu'ils sont en train d'interpeller, Arthur reconnait Summer. Summer est une gamine - le mot n'est pas vraiment approprié, mais il l'utilise comme pour se convaincre que c'est bien ce qu'elle est - qu'il a arrêté, il y a des années de ça, bien avant la brigade criminelle. Il s'est toujours débrouillé pour lui venir en aide quand il le pouvait, jusqu'à la considérer comme une de ses proches amies, pas vraiment une petite soeur. Mais depuis quelques mois, la jeune femme le laisse sans nouvelle - même quand il tente de la joindre à plusieurs reprises. Et visiblement, à en croire son état, elle a besoin d'aide, en cet instant précis, même s'il ne comprend pas vraiment pourquoi elle fait cet esclandre, elle qui doit être plutôt habituée des services de police.

« Bonjour messieurs », il lance tandis qu'il s'élance vers celui des deux qui immobilise Summer d'un geste ferme. « Brigade criminelle », il lâche en sortant sa plaque de l'intérieur de sa veste. Comme pris sur le fait d'une faute par son supérieur hiérarchique, ce qui n'est pas exactement le cas dans la configuration présente, l'officier lâche la main de Summer et s'écarte légèrement. Il observe la plaque d'Arthur, se demandant sans doute ce qu'un flic de la brigade criminelle vient faire là - et il a raison, d'ailleurs. « Je vais prendre le relai, cette jeune femme est connue de mon service », il explique d'une voix forte et ferme - avisant Summer d'un regard entendu, parce que si elle ne se calme pas et que les officiers décident de vérifier les informations avancées, il y a de fortes chances pour qu'ils se décident à l'embarquer. « Merci pour votre travail, messieurs ». Les policiers hochent la tête, visiblement peu désireux de continuer à intervenir, et s'éloignent. Arthur attend patiemment que le groupe se disperse et reste face à Summer, croisant les bras, la dévisageant le temps qu'elle reprenne ses esprits. « Tu m'expliques ? »


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Re: It's just the beasts under your bed | Sum'&Arthur
Message Posté Jeu 1 Juin - 20:02

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Arthur & Summer


Summer était habituée du Bronx, des policiers, de la criminalité. La vérité, c'est qu'on ne grandissait pas dans un café populaire de la zone sans avoir vu son lot de trafics, disputes et même gens blessés. La première fois qu'elle avait vu un mort dans la rue, elle avait été choquée et ne comprenait pas. Sa mère l'amenait à l'école et avait dû l'empresser d'aller en avant, pendant que la jeune fille regardait les gens s'amasser autour de la ligne de police qui protégeait la récolte des preuves dans l'entourage du cadavre. Ce n'était que parce que deux personnes s'étaient écartées pour laisser passer un policier qu'elle avait pu capturer quelques images. Pas grand-chose, une main et surtout beaucoup de sang. "Mamá, y eso qué es?" Elle l'avait poussée vers l'avant en jurant contre Dieu que les policiers ne soient pas plus prudents avec les enfants, à une heure où tout le monde les amenait à l'école. Elle avait mis un moment à comprendre et ce n'était venu que par les vieux de l'école, qui se sentaient un devoir d'éduquer les plus jeunes. C'était le premier, et pas le dernier. Il y en avait qu'elle avait vus plus clairement, elle avait vu des disputes, elle avait assisté à des scènes de violence dans le café, notamment un jour où son père avait dû maintenir la pression sur le ventre d'un homme qui avait été poignardé. On pouvait dire ce qu'on voulait, Summer avait été élevée à la dure et ne s'estimait pas une personne sensible…

Du moins, c'était le cas avant… Elle avait vu la police, elle avait vécu la police avec tous ses problèmes, elle fréquentait des criminels, elle savait. Elle savait aussi qu'elle n'était de loin pas clean. Elle dealait parfois des petites quantités de drogues, elle servait d'agent du milieu entre des connaissances riches et des dealers qu'elle connaissait, elle volait plus souvent qu'elle ne l'admettrait à qui que ce soit. Elle savait que les chances qu'elle se fasse arrêter étaient grandes. Elle était connue, Latina, sortait à des heures pas possible, ce n'était qu'une question de temps pour que ça arrive… Néanmoins, elle tendait à être extrêmement prudente depuis ces derniers temps, regardant par-dessus son épaule à chaque étape du chemin pour être certaine de ne pas se faire arrêter. "Cuando vas a aprender hija?!" lui demandait sa mère à chaque fois qu'elle la voyait faire une bêtise et Summer roulait des yeux, agacée. Mais elle avait fini par apprendre… À la dure. Ce n'était pas son expérience en prison, ce n'était pas sa maison de redressement. C'était un homme. Un seul homme avait réussi à lui gâcher sa vie et lui faire apprendre la leçon que sa mère tentait difficilement de la faire comprendre. Mais peut-être n'aurait-elle pas dû baisser sa garde en arrivant si près de chez soi… Étrangement, c'était dans le Bronx, au milieu de toute cette criminalité qu'elle se sentait le plus en sécurité.

Oh comme elle le regrettait. Les hommes la touchaient maintenant plus qu'avant, et c'était principalement sa faute, dans la mesure où elle avait réagi au quart de tour. Un côté rationnel en elle savait très bien que c'était de sa faute. Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir ces frissons, ce dégoût, cette envie de hurler à chaque fois qu'on la touchait. On avait dépassé sa rationalité, son comportement habituel et sardonique à interagir avec les policiers lorsqu'ils l'arrêtaient, elle ne se reconnaissait plus elle-même et ne vivait les évènements que dans un nuage de flou et d'anxiété. Il fallait qu'ils la lâchent. Une voix la ramena sur terre, une voix connue et familière, qui l'apaisa, bien que le nœud dans son ventre demeurait. Encore dans son monde, elle ne comprit que très peu lorsqu'on la lâcha et qu'elle se retrouva face à un Arthur qui lui demandait des explications. Elle regarda ses yeux bleus quelques instants, puis prit le temps de souffler, se sentant plus en sécurité, mais ayant une envie de vomir qui remontait du plus profond d'elle-même. Elle ferma les yeux quelques instants, se mordant les lèvres. Arthur… Comment faire maintenant?

Elle ne s'était pas imaginée qu'elle ne le recroiserait jamais… Mais elle ne savait tout simplement pas quoi lui dire lorsqu'elle le reverrait… Elle l'avait évité, ne vulait plus lui parler, avait tout fait pour s'éloigner. Elle l'appréciait énormément et un temps, peut-être lui avait-elle-même fait confiance. Son sourire d'enfant timide et le regard doux qu'il portait sur elle avaient pourtant tout pour la rassurer. Et s'il avait fallu en parler avec quelqu'un, ça aurait sûrement été avec lui, mais à quoi bon? Il n'aurait rien pu faire pour elle. C'était la parole d'une délinquante condamnée contre celle d'un flic. Elle savait qu'elle n'avait aucune chance. Elle avait juste juré de ne plus jamais être dans cette situation et à mesure que le temps passait, elle avait compris cette phobie nouvellement acquise de l'uniforme. Elle se reprit et regarda Arthur, essayant d'être le plus neutre et le plus proche de qui elle est possible. Il fut une époque au cours de laquelle elle l'aurait pris dans ses bras, mais cette époque était révolue. Elle fit un pas en arrière en forçant un sourire. "Mon prince charmant! Qu'aurais-je fait si tu n'étais pas arrivé à temps! Qui l'eut cru, ça fait tellement longtemps qu'on ne s'est pas vus!" C'était un mouvement risqué, puisqu'elle était celle qui n'avait jamais répondu à ses appels, mais elle ne savait pas comment faire face. "Je te dois une fière chandelle… Un joint pour te remercier?" Il savait bien qu'elle présentait, elle respectait ses lignes de conduite, mais elle avait besoin d'aller dans la provocation pour masquer sa gêne et surtout, trouver une réaction plus ou moins adéquate.
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Re: It's just the beasts under your bed | Sum'&Arthur
Message Posté Dim 4 Juin - 19:33
Arthur n’est pas idiot, il sait reconnaître une personne qui tente de noyer sous la masse des informations qu’elle donne les réponses aux questions posées. C’est le cas de Summer, qui plutôt que de répondre à sa simple question, une demande somme toute banale d’explications, s’empresse de le remercier et de parler – un peu trop pour paraître naturelle, elle qui était au bord de la crise de nerfs, quelques secondes auparavant. Qui hurlait pour ne pas que les flics l’embarquent. Arthur la dévisage, et croise les bras, un air mécontent greffé au visage – parce qu’il est mécontent. Pas de lui être venu en aide ou de lui avoir sauvé les fesses, une fois de plus, mais plutôt de ne pas avoir eu de nouvelles pendant toutes ces semaines et qu’elle ne trouve rien d’autre à en dire que ces remarques ironiques. Il déteste les gens qui mentent ou dissimulent la vérité, surtout quand ils font partie de ces gens qu’il estime proches de lui.

« Summer », il lance en penchant la tête sur le côté. « Je fais partie de la brigade criminelle de la police de New York. J’interroge des gens en permanence, et j’ai reçu une formation complémentaire de psychologie criminelle pour arrêter ceux de ce pays. Tu crois pas que tu peux m’éviter l’affront de tenter de ne pas répondre à mes questions ? Parce que franchement, c’est raté », il lâche en râlant un peu, sa voix se transformant en une espèce de grognement agacé. « Je ne suis pas complètement idiot. Bien sûr que je t’ai encore une fois sauvé les fesses, et tu as de la chance que je traine dans le coin – mais sérieusement, c’est quoi ce bordel ? » il réitère, les bras toujours croisés sur sa poitrine, la dévisageant presque avec dureté – en se demandant surtout ce qu’il lui arrive pour qu’elle réagisse ainsi. Ce n’est pas la première fois qu’il l’aide, mais de mémoire, il lui a toujours répété qu’il valait mieux faire profil bas que de faire un esclandre dans la rue au milieu des flics. Les collègues n’apprécient pas trop les gens qui n’obtempèrent pas, surtout par les temps qui courent.

« Et non, pas de joint, j’ai arrêté de fumer il y a belle lurette », il note en sortant tout de même une cigarette de sa poche intérieure de veste pour l’allumer, histoire de s’occuper les mains, de détendre son esprit qui est encore sous l’emprise de ce qui vient de se dérouler sous ses yeux et qu’il ne comprend pas tout à fait.


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Re: It's just the beasts under your bed | Sum'&Arthur
Message Posté Dim 4 Juin - 21:37

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Il fut un temps, les choses auraient été plus faciles. Elle aurait pu sans aucun problème rester calme face aux flics, leur faire un sourire en coin, leur tendre son sac pour qu'ils découvrent qu'elle ne portait rien d'autre que les habits d'une journée de travail. Sans doute, plus tôt dans la journée, avant qu'elle n'enchaîne 10 heures complètes de travail, elle aurait réagi plus calmement. En fait, dans ce qui lui semblait être une autre vie, Summer n'avait jamais eu peur des flics. Et le blond en face d'elle y était probablement pour beaucoup. Elle l'avait rencontré alors qu'elle n'était encore qu'une adolescente et qu'il était un bleu. Elle venait de se faire arrêter pour son vol à l'étalage et ils avaient commencé à discuter. Elle l'avait recroisé à plusieurs reprises. Les milieux criminels du Bronx se connaissaient tous et une franche camaraderie s'était installée entre eux. Elle irait même jusqu'à dire une sincère et proche amitié, si elle n'avait pas simplement décidé de faire comme si le policier n'existait pas ces derniers mois. Une partie d'elle se demandait si elle lui avait manqué, mais l'autre n'avait pas réellement envie de savoir. Il avait l'air contrarié et elle comprenait, mais elle n'avait pas l'intention de céder du terrain, bien qu'elle connaisse son horreur des gens qui mentent.

Elle se contenta de hausser un sourcil et faire un sourire amusé en coin. "Je te félicite pour ton ascension sociale, mais si tu crois que ton argument d'autorité va t'avoir les réponses que tu veux, tu te trompes lourdement." Bien sûr qu'il râlerait, elle évitait ses questions en dansant autour, mais elle n'était pas prête à y répondre. Ça ne le regardait pas, ça ne concernait qu'elle, aussi douloureux que ce fut. Elle avait l'intention d'y faire face complètement seule et, elle en était sûre, elle pourrait s'en sortir. Lorsqu'il lui demanda encore une fois ce qu'était ce bordel, elle se contenta de hausser les épaules, de manière désabusée. Pour qui se prenait-il, son grand-frère? C'était sans doute exactement ça. Il avait toujours eu une attitude protectrice envers elle, à la gronder lorsqu'elle allait trop loin, à lui répéter qu'il valait mieux faire profil bas lorsqu'elle était interpellée par les flics. Et généralement, c'était ce qu'elle faisait. "J'avais rien fait, il n'avait qu'à pas me toucher. Je suis fatiguée et je suis pas d'humeur à subir leur discrimination à la noix. Tout ça parce que mes potes sont blacks." Elle s'efforça d'avoir l'air aussi naturelle que possible, ricanant à sa dernière phrase, mais elle savait qu'il n'y croirait pas.


Pendant qu'il s'allumait, elle l'observa un instant et le trouva beau. Ce n'était pas nouveau, elle l'avait toujours trouvé bel homme, mais estimait qu'elle n'en avait pas le droit. Cette fois-ci, il y a avait quelque chose de plus… Il ne l'avait pas prise dans ses bras depuis longtemps… Et pour cause, elle avait coupé les ponts. Mais une partie d'elle se disait qu'elle ne le pourrait plus et qu'elle voudrait ce contact autant qu'elle le détesterait. En cherchant à dissiper ces pensées, elle reprit un peu d'aplomb. Finalement, la meilleure manière de le convaincre que tout allait bien serait sans doute de lui montrer qu'elle était toujours aussi effrontée et provocatrice qu'avant. D'un mouvement lent, elle se rapprocha de lui pour lui piquer la cigarette de ses lèvres pour les porter aux siennes et prendre une longue inspiration. "Alors, c'est à cette heure-ci qu'on rentre de la crim'? Pas beaucoup de temps pour fermer ces beaux yeux." Certes, elle se montrait très joueuse, plus fidèle à elle-même. Mais il la connaissait assez comme pour savoir que sa technique de défense favorite était l'attaque.
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Re: It's just the beasts under your bed | Sum'&Arthur
Message Posté Mar 20 Juin - 12:26
Arthur est plutôt doué pour déchiffrer les gens. Pas pour les relations sociales, ce domaine là lui est plus compliqué, mais pour déchiffrer les erreurs dans un argumentaire, les incohérences d'une réponse. Formation obligatoire avant d'accéder au graal de la brigade criminelle, la psychologie criminelle lui a appris bien plus que des années d'école ou de pratiques de petits interrogatoires pourris. Même si les flics ne sont pas censés user de violence en général, il a appris à faire pression sur ses interlocuteurs, à détourner les conversations pour obtenir des aveux, et si encore les aveux s'avéraient impossibles à décrocher, à faire plier un mensonge tissé trop fragilement, par exemple. Il en a appris, des choses, en effet, au plus grand désarroi de certains de ses proches, rares cependant, qui se mettent à penser qu'il les analyse sans cesse.

Summer ment. Son personnage est préfabriqué, réfléchi, sans doute. Elle affiche une étrange confiance en elle, un côté impassible qu'il ne parvient pas vraiment à analyser. Elle rebondi sur une provocation quelconque, une allusion à ses yeux, et il pourrait se laisser avoir s'il ne la connaissait pas un minimum. Ils ont toujours été proches, depuis qu'il l'a trouvée dans son commissariat alors qu'il n'était qu'en charge des interrogatoires pour de minuscules larcins et qu'il était essentiellement assigné à résidence pour prendre les dépôts de plainte concernant divers vols d'importance relative. Il tire sur sa cigarette et pousse un soupir long, assez profond - presque las. « Mon ascension sociale comme tu dis n'a rien à voir là-dedans. Tu peux plaisanter, bien entendu, qui serais-je pour t'empêcher de le faire ? Mais je sais que tu ne me dis pas tout », il ajoute, en haussant une épaule.

Il se demande si Summer le considère comme définitivement sorti de sa vie. En tout cas, c'est l'impression qu'elle lui a donné, sans qu'il ne sache trop pourquoi, tout au long de ces derniers mois qu'il a passés sans avoir de nouvelles. « On aurait dit que ces flics allaient t'assassiner si tu te laissais emmener », il ajoute, comme pour prouver qu'il n'est pas idiot et qu'il sait de quoi il parle et pourquoi il insiste. « Tu n'es pas obligée de m'en parler, mais me prend pas pour un idiot, au moins », il complète en jetant un oeil à sa montre comme elle relève l'heure tardive qu'il est désormais.

« On n'a pas trop le temps de dormir à la Crim, de toute façon. Les criminels nous offrent pas souvent ce luxe », il finit par répondre, acceptant, faible, le changement de sujet, le détournement des inquiétudes. Parce qu'il n'y a rien qu'il puisse faire contre quelqu'un qui cherche à le fuir et qu'il en est parfaitement conscient. Si Summer n'a plus envie, qui est-il pour la forcer ? « Qu'est-ce que tu deviens ? J'ai pas beaucoup de nouvelles » - pas du tout serait plus juste, d'ailleurs.


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Re: It's just the beasts under your bed | Sum'&Arthur
Message Posté Mar 4 Juil - 15:21
Bien sûr qu'elle ne lui disait pas tout. Il la connaissait depuis assez longtemps pour le savoir. Et il connaissait aussi ses aspects plus sauvages et plus doux, cette demoiselle attachante qui se cachait sous la dose de maquillage et d'attitude d'une fille du ghetto, ce qu'elle était. Au contraire de ça, Summer était le genre de fille qui s'attachait facilement mais évitait der le faire. Dans son quartier et son entourage, s'attacher à quelqu'un revenait fréquemment à prendre le risque de se trouver mêlé à des activités illégales, au mieux, ou à le voir mourir ou devoir fuir à la suite d'une guerre de gangs. Oh, c0'était discret, toujours. Ce n'était pas aussi violent que ce que dépeignaient les chansons de rappeurs, mais c'était loin d'être aussi rose que l'était la vie dans la ville. Seule une personne du Bronx pouvait comprendre... ce qu'il lui était arrivé, si elle l'admettait, ce serait avouer la vulnérabilité permanente dans laquelle elle était en réalité. Et elle ne pouvait pas se le permettre. Elle aimait son image de jeune femme, queen bitch en puissance, sassy et du ghetto, prête à en découdre avec toute personne qui la regarderait de travers. Cet instant de faiblesse, elle frémissait rien qu'à y penser et l'insistance d'Arthur ne l'aidait pas.

Elle frémit donc et regarda ailleurs en haussant les épaules lorsqu'il lui dit qu'il ne pourrait pas l'empêcher de plaisanter. Son malaise était évident. Il fut un temps dans lequel elle aurait sans doute profité de sa présence rassurante pour se blottir dans ses bras et se calmer. Elle était comme ça, avec les gens qu'elle aimait, tactile et présente. Son insistance et le fait qu'il se fasse réellement du souci la touchaient et elle avait envie de se lâcher et s'ouvrir, juste l'espace d'un instant, quelques secondes pendant lesquelles elle ne ferait que profiter de cette étreinte sécurisante. Mais elle ne pouvait pas... Tout risquait de s'écrouler si elle se laissait aller ne serait-ce que pendant deux secondes. En plus, il mettait le doigt sur ce qu'il y avait de plus embêtant dans sa nouvelle phobie. Elle ne pouvait pas regarder les policiers. L'insigne, l'uniforme en polyester, elle avait l'impression que chaque élément de cet uniforme réveillait ses peurs et le souvenir qui la hantait. Cela ne faisait pas assez longtemps que ça s'était déroulé. Elle aurait voulu avoir le temps de tout enterrer. Elle le regarda dire qu'il n'allait pas la forcer à en parler en se mordant la lèvre. Elle s'en voulait presque de ne pas le laisser entrer dans cet aspect de sa vie. Elle avait beaucoup de peine à garder sa façade, alors elle décida de faire une concession, au moins une petite, dans l'espoir qu'elle parviendrait néanmoins à conserver le reste. "Bon, okay, j'avoue, il y a bien quelque chose que je te cache..." Elle parlait doucement, honteusement, comme si elle lui racontait là un de ses plus grands secrets, quelque chose d'intime. "Mais t'es du mauvais côté." Elle ne pouvait rester trop longtemps aussi vulnérable, alors elle se força à aussitôt lui faire un sourire presque défiant en lui disant qu'il était du mauvais côté. Après tout, voilà un gamin du Bronx devenu policier. C'était pas dans la nature des choses.

Heureusement, il semblait enchaîner sur un sujet dont elle pouvait parler plus librement. Généralement, détourner l'attention sur l'autre était une bonne manière de ne pas parler de soi. "Hmm peut-être, mais tu adores ça, alors je suis sûre que la journée doit passer super vite." elle lui tira même la langue, un peu taquine. "Mettre tous mes amis en prison!" Évidemment, ce n'était rien d'autre qu'une blague. Et elle savait quel était son job et les nombreuses règles auxquels dérogeaient son entourage, elle comprise. D'ailleurs, il rebondit sur elle, lui demandant ce qu'elle devenait. Elle ressentit à nouveau cette pincée de culpabilité lorsqu'il lui dit qu'il n'avait pas beaucoup de nouvelles de sa part. Elle se mordit encore une fois la lèvre. C'était vrai qu'elle l'avait écarté de sa vie... Mais il la connaissait trop pour ne pas s'en douter, pour ne pas deviner que quelque chose la troublait. "Oh, tu sais, la même chose que d'habitude. Beaucoup de travail, quelques spectacles de danse... J'aimerais bien me trouver un truc plus stable qui me donnerait à fond le temps de danser, essayer de devenir plus pro dans ce domaine." Comme pour justifier son silence, pourtant, elle ajouta. "Tu vois, j'ai été occupée. Et toi? À part le travail?"
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Re: It's just the beasts under your bed | Sum'&Arthur
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