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J'suis pas une belle personne - James & Cleo
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J'suis pas une belle personne - James & Cleo
Message Posté Jeu 8 Juin - 19:31



James et ???
C'est ainsi qu'une routine se met en place : se réveiller, aller travailler, pleurer, dormir. Enfin, essayer de dormir. Je ne peux même pas lui échapper dans mes rêves.
Il était tard, j'ai passé une journée de merde et je n'ai pas arrêté une seule foutue seconde. J'me retrouve encore à ce bar, les yeux rivés en direction de mon verre que je tiens fermement entre mes doigts. Je ne veux pas renter ainsi, je sais qu'Harley ne serait pas content. Mais, s'il savait à quel point j'ai envie de tout fracasser, de balancer des choses. Il serait immédiatement venu auprès de moi. Non, non James, tu dois te calmer. Les bruits autour de moi, me déragent. Les gens sont bien trop heureux et je déteste voir autant de personnes qui sont au contraire de moi. J'ai envie d'fumer. J'ai encore envie de boire. Jusqu'à oublier cette journée des plus désastreuse. Ma mère va mal, et mes sœurs sont incapables d'aller la visiter. Alors, je me retrouve encore une fois à tout devoir supporter. J'ai passé l'âge, de me prendre ainsi la tête. Je devrais plutôt être près d'ma famille en étant totalement heureux de la vie que je mène. Mais non, j'suis là. Comme un enfoiré en train de dévisager chaque inconnu qui oserait poser un œil sur moi. Je me tais, et je reste ainsi, sans bouger. Je peux sentir quelques frôlements derrière moi, et j'en viens à grincer des dents en murmurant. « Tu n'as pas assez d'place pour passer ? » Je détourne mon faciès en direction de cette personne. Je la fixe, intensément sans aucune gêne. Je n'ai peur de personne, encore moins quand j'suis dans cet état. J'dois pas me battre putain, si on me chope. J'suis fichu. Mais au moment où je replonge mon regard sur mon verre à moitié terminé, je sens une main brusque empoigner mon épaule et m'obliger à me tourner. Subitement, je me retrouve face à la personne. Celle-ci, détient en elle toute une rage où un taux d'alcool élevé, mais qui à l'intérieur me fait doucement rire. Je me redresse, j'suis préparé à lancer l'coup s'il me parle mal. Et s'il continue à me regarder comme un imbécile. Les gens autour de nous, ont arrêté leur activité. Comme si désormais leur occupation était moi, et l'débile. « Tu devrais t'asseoir, tranquillement. Et ne viens pas m'emmerder. T'as pas eu assez d'place pour passer ? » Ma muqueuse passe à travers mes lippes déchirées. Je sens que ça va partir, et j'crois pas être en mesure de me stopper si c'est le cas. Je n'arrête pas d'penser à ma famille. À Harley qui doit m'attendre, et à ma fille. J'sais qu'il sera déçu. Mais je n'arrive pas. Je suis plongé dans cette envie de me battre et de rejeter toute cette haine en moi.



Spoiler:
 


Il parait que j’ai tout : je suis beau, jeune, riche. À un détail près : je suis beau, jeune, riche et lucide. Et c’est ce détail qui fout tout en l’air.  — .
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Re: J'suis pas une belle personne - James & Cleo
Message Posté Jeu 8 Juin - 22:29
cléo ressentait le besoin de tout faire valdinguer.de sortir prendre l’air. de se changer les idées. son cerveau surchauffait, elle devait prendre une pause. elle demande à ses amis ce qu’ils sont en train de faire. ils sont dans un bar qu’on lui explique, pensant qu’elle était de service à son boulot ils ne lui en avaient pas parlé. la pauvre demoiselle avait l’habitude, elle ne se sentait pas le moins du monde mise de coté. néanmoins elle ne put s’empêcher de faire une grimace en entendant le nom du bar. c’était loin d’être son endroit préféré, mais ce soir elle n’avait rien de mieux à faire. franchement mais qu’est-ce que cléo faisait ici ? elle était folle ou quoi ? fut ses deux premières pensées lorsqu’elle foula le sol de la bâtisse. pas seulement parce que le moindre verre coutait $16, encore merci manhattan et ces bobos riches, mais aussi parce qu’elle ne foutait pratiquement jamais un pied dans un bar. l’étudiante était loin d’être dans son élément, ayant l’impression de faire partie d’un épisode de terre inconnue. ce n’était pas vraiment sa faute, cela n’avait jamais été son truc. elle se dirigea vers le bar demandant au barman un gin tonic. son seul verre de la soirée. elle tenait sa boisson verre fermement contre elle, comme de peur qu’on allait lui voler. tout était étouffant et sombre. elle respira un grand coup, se répétant que tout allait bien se passer. elle devait juste trouver ses amies. ouai c’était son plan. alors qu’elle tentait de se frayer un chemin dans la foule, elle se jura qu’elle ne se laisserait plus jamais embobiner pour venir dans un endroit pareil. elle allait juste se foutre la honte de sa vie. son portable vibra dans la poche de son pantalon. trop obnubilée par le message, elle en oublia de regarder où elle allait. elle n’avait point remarqué la scène qui se déroulait sous ses yeux. jusqu’à se rendre compte qu’elle se trouvait entre deux hommes costaux plutôt bien éméchés. un des deux semblait chercher la merde, articulant des trucs comme « et dude blabla t’as pas assez de place pour passer ? » ce que cléo avait très envie de répondre bah non du con t’es gros comme une vache. (bon okay il était pas gros, mais dans le noir même les abdos de zac efron pouvait se transformer en bide de susan boyle). ça aurait pu sortir de sa bouche, sisi, mais cléo n’avait pas des envies suicidaires alors elle se tut comme la grosse lâche qu’elle était. puis c’était une gentille, une âme pure et innocente souhaitant juste aider son prochain. voyant néanmoins l’autre pauvre mec à deux doigts de pisser dans son slip elle décida de faire un petit geste pour lui sauver la mise. le tout était de distraire monsieur j’ai de gros corones et je m’en prends à tout le monde. improvisant elle sortit un gros « les mecs, pas que j’aime pas votre combat de testostérones mais vous bouchez grave le passage. » dit-elle de sa voix la plus douce, ses petits yeux de merlan frit. « et t’as pas l’air d’aller bien. t’as une tête genre on dirait que t’es sur les chiottes, en mode tu pousses mais sa sort pas. » qu’elle rajouta avec un grand sourire enfantin, ses yeux bleus océan se plantant dans le regard de cet énergumène.


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Ne jamais dire "qui est là?". Tu n'as jamais vu des films d'horreurs ou quoi? c'est une demande de mort. Et si les gens dans les films au lieu de crier m'écoutaient, ils seraient toujours en vie. Car maintenant pour aller aux chiottes durant la nuit, j'suis obligée de m'armer de mon sabre laser car j'ai trop peur de quitter ma chambre toute seule.
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Re: J'suis pas une belle personne - James & Cleo
Message Posté Ven 9 Juin - 20:20


James et Cleo
C'est ainsi qu'une routine se met en place : se réveiller, aller travailler, pleurer, dormir. Enfin, essayer de dormir. Je ne peux même pas lui échapper dans mes rêves.
J’étais paralysé à l’idée de faire une nouvelle connerie. Mais, je n’y pouvais rien. Je n’étais pas moi-même. Suspendu dans le vide, où l’alcool circulait en moi comme jamais. Je me permettais d’oublier mon environnement, d’oublier mes proches. Je faisais un vide total en fixant longuement cet homme qui se trouvait face à moi. Je le détaillais, comme pour graver ses traits dans ma tête et ne plus jamais l’oublier. J’avais comme plan, de me battre. De recevoir quelques coups pour m’en sortir, pour réaliser que je ne devais pas être ainsi, mais à quoi bon ? J’allais le refaire, encore et encore. Comme un cercle vicieux qui m’entraîne toujours plus bas. Suffoquant entre la peur et l’envie d’avancer. Cette chose en moi, était littéralement en train de me tuer. Je n’ai peur de rien, je n’ai peur de personne. J’ai seulement peur de moi-même, de quoi j’étais fait. Et de quoi j’étais capable. Au moment où mon être s’avance, je sens une présence plus douce. Mes prunelles d’un bleu perçant s’abaissaient sur l’inconnue. J’entendais à peine ces propos, mais il était évident qu’elle venait de s’interposer entre moi et lui. Et dès l’instant où mon esprit comprenait que c’était une femme. Mes traits en devenaient plus doux, mes pupilles devenaient plus petites. Et mes muscles se relâchaient subitement en me faisant même reculer d’un pas. Je ne devais pas être comme mon père, qui n’hésitait pas à lever la main sur une femme, comme si celle-ci n’était rien d’autre qu’une soumise et qu’il voulait lui rappeler chaque foutu seconde. Je ne disais rien, je ne faisais que la regarder en me demandant pourquoi elle était encore là, et pourquoi elle ne bougeait pas pour s’occuper de sa propre personne ? Lors de ces dires, je levais les yeux au ciel. Ma muqueuse passait entre mes chaires en poussant un soupire des plus bruyants. Sauf que le type lui, prenait ce calme pour acquis. Préférant disparaître petit à petit de mon champ de vision. Enfoiré. Je secouais la tête de gauche à droite, contenant mes nerfs qui bouillonnaient au fond de mon être. « Vraiment ? T’es sérieuse ? Tu ne pouvais juste pas passer et tracer ta route ? » Les gens nous regardent. Et je viens de réaliser que j’ai plutôt hurlé que parler. Tant pis, au moins je suis sûr qu’elle aille bien entendu. Je fourre mes mains dans mes poches, ressortant un briquet ainsi que mon paquet de cigarettes. « Tu aurais pu ramasser un coup. Et c’est toi, qui n’aurait pas été bien. » Je pince mes lippes entre elles. En levant mon regard sur le groupe derrière nous qui ne cessait de hurler en levant leurs verres comme de véritables mongoles en manque d’affection. J’le suis peut-être aussi. Mais j’pense pas ressembler à un déchet humain. Si ? J’affiche un léger rictus, sans retenir un faible rire qui s’échappait de mes cordes vocales. « Y a tes potes-là, tu devrais peut-être aussi aller les calmer. On dirait des animaux. » Haussant les épaules, je me tournais pour empoigner mon verre. Je me disais qu’au moins, elle avait de la compagnie. Et qu’elle n’était pas juste là, en buvant des verres pour espérer être quelqu’un. Moi, j’étais juste là. D’un air perdu, j’essayais de me convaincre que tout allait bien. Que j’étais disposé à être une bonne personne. Mais au fond d’moi. J’crois que j’le savais. J’crois que je savais que je n’étais pas quelqu’un de bien, et que je ne pouvais pas me permettre d’agripper quelqu’un pendant ma chute. « C’bien. T’as été l’héroïne de l’histoire. » Dis-je en avalant d’une traite le contenu froid de mon verre.



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Re: J'suis pas une belle personne - James & Cleo
Message Posté Ven 9 Juin - 23:21
la jeune rose était pure et innocente, mais point naïve. beaucoup trop consciente des inégalités de la société. elle était le genre de personne à penser que dans la vie on a toujours le choix entre plusieurs options. généralement imparfaites. mais c’est le devoir de chaque personnes d’évaluer ses propres risques. il n’y a pas de bien ou de mal. non. juste ce qu’on a à perdre. parfois gros. parfois petit. alors la demoiselle s’était interposée. juste parce qu’elle le pouvait. juste parce que c’était sur son chemin. juste pour éviter des histoires. dans l’espoir que chacun puisse passer une bonne soirée. elle en oublierait presque ses amis. les yeux bleus cobalts de l’étudiante s’étaient attarder sur la scène. cleo regrettait presque de s’être interposée, car maintenant qu’elle le voyait de plus près, le mec était assez intimidant. effrayant presque. putain cleo, fais un effort merde que lui répéta sa conscience. elle était bien souvent peu bavard et expéditive avec les inconnus ne se sentant jamais à l’aise. alors elle avait sorti les premières conneries auquel elle avait pensé de sa bouche. on pouvait dire que ça avait marché .la tension était toujours présente mais moins importante. ce n’était pas forcément grâce à ses mots, juste à son genre. une fille. personne n’allait frapper une fille. un ange. jamais. elle affichait un petit sourire victorieux en sentant les défenses de l’inconnu se baisser. l’autre prenait déjà son envol, surement bien trop content d’avoir évité une baston. de pouvoir quitter cette présence maléfique. cléo était presque surprise que ça ait fonctionné. ce sentiment fut néanmoins de courte durée. l’inconnu semblait loin de l’avoir oublié et commença à la remettre à sa place. elle frissonna. il allait presque réussir à la faire fuir. « euh non vous étiez genre clairement sur mon passage ça aurait été difficile. » qu’elle répondit avec le ton qu’on utilise quand un enfant ne comprend rien. duh. a ses yeux c’était plutôt logique. apparemment ça ne l’était que pour elle. elle ne se laissa point décontenancée par les mots qui suivirent. l’homme dont elle ne connaissait toujours pas le nom semblait plutôt honnête. « oui j’aurai pu. comme quelqu’un aurait pu recevoir mon verre dans sa gueule. on vit dangereusement. » elle haussa des épaules, lui accordant un petit sourire timide. elle n’avait pas l’habitude de trainer dans ce genre d’endroit, ou avec ce genre de personne. elle avait l’impression de marcher sur des œufs et ne savait pas trop bien comment ses paroles allaient être interprétées. « n’empêche que frapper une fille aurait été minable. » qu’elle souligna dans un froncement de sourcil. l’inconnu continua, tournant son regard vers un groupe de jeune que cléo ne connaissait clairement pas. elle se renfrogna. « pourquoi on a des tronches de jumeaux ? c’est clairement pas mes potes. » elle les observa dégoûtée. d’ailleurs elle ne savait toujours pas où était les siens. c’était-elle trompée de bar ? ou seraient-ils tous déjà parti ? merde elle n’en savait rien. elle attrapa son portable, mais elle n’avait reçu ni messages ni appels. elle tapa rapidement sur son clavier dans l’espoir que l’un d’eux allait lire son téléphone. retournant son intérêt sur l’inconnu elle ricana. elle une héroine ? il allait pas bien dans sa tête ! « y’a aucun héros, on est juste tous cons. j’ai fouiné dans une affaire qui ne me concernait pas. » qu’elle médita pendant deux secondes, s’installant à coté du monsieur qui ne lui avait clairement rien demandé et souhaitait certainement qu’elle parte. bizarrement elle avait l’impression qu’il avait besoin de quelqu’un. ne serait-ce que pour l’écouter. « tu d’vrais y’aller mollo sur l’alcool. j’m’en fous que tu sois bourrée, mais bon après tu vas avoir besoin de pisser, et tu vas surement pisser sur tes chaussures parce que tu pourras plus viser. » qu’elle ajouta en passant une main dans ses cheveux, tentant de manière maladroite de détendre l’atmosphère. c’était pas gagné.


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Re: J'suis pas une belle personne - James & Cleo
Message Posté Mer 14 Juin - 1:49


James et Cleo
C'est ainsi qu'une routine se met en place : se réveiller, aller travailler, pleurer, dormir. Enfin, essayer de dormir. Je ne peux même pas lui échapper dans mes rêves.
Les personnes pensent nous connaître, par un regard, une réponse, ou même un comportement qui désignerait finalement l’être que nous sommes. Et dans quel clan nous appartenons. J’ai toujours été placé dans celui du sans-cœur, de la grande gueule ou encore du gars qui ne pense qu’à lui. Rien d’autre qu’à lui. Dès mes débuts, je savais que le regard que portaient les gens à mon égard était soit mauvais, soit je pouvais ressentir cette pitié par leur sourire ou leur envie de m’offrir de l’aide. Mes proches, eux. M’adressais la parole d’une autre manière, d’une façon plus négative, mais qui m’a aidé à forger mon caractère. Je suis toujours le petit con, qui ne pense qu’à sa gueule, mais qui aujourd’hui estime avoir le droit de faire ça. Ne devoir rien à personne, et que personne, ne me doit rien. Sauf, que cette sensation, cette carapace que j’utilise depuis de nombreuses années s'est rapidement retournée contre ma personne. Au-delàs de la froideur que je dégageais, de cette domination dans mes iris bleutés. J’étais au fond, un gosse perdu. J’avais ce besoin de me battre, de prouver quelque chose, de dire aux gens d’avoir peur de moi, d’une quelconque façon. De se sentir inférieur à moi, parce qu’à mes yeux, ils n’étaient rien d’autre que du vent. Encore ce soir, j’avais imaginé un scénario. Ma mère n’allait pas bien, mes sœurs étaient dans l’incapacité de venir lui rendre visite, j’étais donc le seul à qui on accordait une certaine confiance. Mais, j’en avais assez. Je portais les douleurs de trois personnes sur les épaules, et un moment où un autre, j’allais finir par craquer. Par céder à cette pression et ne faire plus qu’un lors d’une vengeance. Je fixais longuement le verre face à moi, sans réellement me préoccuper de la manière dont agit la jeune femme à mes côtés. Au moment où elle s’était imposée face à moi, j’ai automatiquement baissé les armes. Il était hors de question de la blesser, et la seule pensée qu’un homme puisse le faire me donne même envie de gerber.

Je ne réponds pas vraiment à ces propos, je me dis juste qu’elle a bien fait foirer ma soirée et qu’en plus de ça, elle a un certain culot de venir m’adresser la parole de cette manière. Mes yeux se tournent en sa direction, mes sourcils se froncent. Laissant mes traits masculins se contracter en serrant la mâchoire. Je repense à ces mots, et je ne peux qu’intervenir. « Minable ? Le plus minable encore c’est d’intervenir entre deux hommes. Sachez qu’une intervention ne fait pas de vous une victime. » Je grogne à travers mes dents. Ma main entourant une nouvelle fois mon verre où son liquide diminuait petit à petit. « Mais ouais, c’est minable. J’crois que c’est pareil pour les nanas. Les femmes qui frappent les hommes, sont aussi minables. » Je hausse les épaules. Égalité des sexes. C’est tout. Je pense qu’il y a de l’injustice dans les deux cas. Sauf que contrairement à la gente féminine ce sujet est très peu parlé. Même si dans mon cas, je protégerai sans autre les femmes, en foutant sur la gueule à leur ex-mari. J’incline mon visage sur la droite, en l’écoutant. Bizarrement, j’affiche un sourire plus léger, plus détendu. Elle était nerveuse, peut-être angoissée. Elle n’était pas à sa place. Sinon elle saurait où elle devrait aller. Et non, rester ainsi près d’un inconnu. « Je sais pisser droit. Étonnant non ? J’ai plus de facilité à pisser droit en étant bourré, qu’à parler avec des gens en étant sobre. » Je bois d’une traite le reste de liquide dans mon verre, en le redressant afin de signaler une autre tournée au serveur. Puis, je me concentre une nouvelle fois sur l’inconnue, qui a réellement basculer mon confort. « Tu m’as l’air jeune, et… Pas à ta place. Je t’ai vu écrire sur ton téléphone. Tes amis t’ont fait faux plan ? » Des amis. À sa place, je réfléchirais à deux fois désormais. Quand le serveur s’approchait, je fis glisser l’un des verres face à elle. En ajoutant, d’un air amusé. « J’espère que tu as plus de 21 ans. Et ne t’en fais pas, il n’y a rien dedans. » Je prends le mien, le serre entre mes doigts. Et je bois, une seule gorgée en ressentant l’effet désiré, se faufiler dans ma gorge.



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Re: J'suis pas une belle personne - James & Cleo
Message Posté Mer 14 Juin - 12:09
la jeune rose avait été un peu présomptueuse dans sa manière d’agir. elle souhaitait simplement bien faire. elle avait le cœur sur la main, et pensait généralement aux autres avant ses propres besoins. à ses yeux, il fallait être gentil, toujours, car malgré les sourires les gens pouvaient être malheureux. la tristesse. l’hémorragie des mélancolies des hommes. alors contre tous ses instincts, elle resta à côté de lui. elle ne le connaissait pas, et au fond n’en avait pas forcément envie. son attitude montrait bien, qu’il se donnait des airs de gros trou du cul. c’était surement le genre d’homme à frapper des fois, d’exploser les tronches à coup de poings. l’étudiante frissonne rien qu’à l’idée. elle ne l’avait pas pensé aussi bavard. elle trouvait même une certaine poésie à l’intérieur de ses mots. elle l’observa souriante ne sachant pas si elle devait répondre. elle se tenait maladroitement sur ses pieds, passant une main dans ses cheveux. elle tentait de se donner un certain sang-froid ne souhaitant pas lui montrer à quel point il était intimidant. les hommes et leurs virilités. à toujours vouloir avoir raison, montrer qui pisse le plus loin. « outch ces mots me blessent. » dit-elle en roulant les yeux au ciel. « parce que s’entretuer dans un bar bondé semble être tellement une meilleure idée. » qu’elle s’exclama, le sarcasme délibérément évident dans sa voix. il grogne. bordel on dirait un homme des cavernes. il ne doit pas avoir l’habitude qu’on lui tienne tête qu’elle pense. elle l’écoute. hausse des épaules. « les gens qui frappent tout court son minable. » c’est le simple geste qui était minable. et pourtant il semblait enclin à y avoir recourt. plutôt contrastée comme logique. elle rigola. son rire toujours aussi mélodieux et enfantin. c’était bizarre de parler de manière si philosophie, un vendredi soir, dans un bar. elle était même surprise par son propre aplomb, son stresse semblant lui donner des ailes. oui un peu à la redbull. elle penche la tête sur le coté. « j’te crois, j’vais pas t’accompagner aux wcs pour vérifier. » qu’elle articula la voix légèrement tremblante, le visage dégoûté. beeeerk. « ça tombe bien pour moi, t’as l’air d’avoir passé le stade de sobre depuis belles lurettes. » qu’elle répond avec un grand sourire. il boit son verre d’une traite. cleo roule les yeux au ciel. c’est bon elle a compris c’est un homme, un vrai. « merci et pourtant j’ai cinquante-deux ans. » qu’elle dit avec un rictus amusé. elle savait qu’elle avait un visage de bébé. elle complexait d’ailleurs très souvent à ce sujet. d’une certaine manière c’est aussi ce qui faisait son charme. les gens avaient envie de la protéger, de prendre soin d’elle. cependant, elle était inconsciente de cet effet sur les autres. elle était un peu dans sa bulle. elle lança un regard misérable à son portable. « je n’aime pas trop les bars. il y a trop de monde. j’ai l’impression d’être prisonnière. » qu’elle avoua ses joues prenant une légère teinte rosie, gênée par ses propos. il devait surement rien en avoir à faire d’elle. « et en ce qui concerne mes amis je ne sais pas où ils sont. j’ai tenté de les appeler plusieurs fois mais personne ne répond. » qu’elle expliqua à nouveau se mordillant la lèvre inférieure. raconter à un inconnu qu’elle était seule et sans défense n’était pas forcément le meilleur plan du monde. « et toi monsieur grognon qui veut se battre, pourquoi t’es là tout seul à te morfondre sur ton sort ? » alors qu’elle finit ses mots, l’homme place un verre en face d’elle. mauvais plan. « j’t’ai dit j’ai cinquante-deux ans. » elle lui lance un petit sourire avant de prendre le verre avec délicatesse. elle le voit l’enfiler comme si c’était de l’eau. elle l’observe les yeux ronds. elle attrape le sien, et trempe ses lèvres à l’intérieur. « mais c’est dégueulasse ton truc. » elle affiche une grimace, comme un bébé de deux ans devant des légumes. elle toussa un peu. elle était beaucoup trop innocente pour son propre bien.


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Re: J'suis pas une belle personne - James & Cleo
Message Posté Mer 14 Juin - 23:44


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C'est ainsi qu'une routine se met en place : se réveiller, aller travailler, pleurer, dormir. Enfin, essayer de dormir. Je ne peux même pas lui échapper dans mes rêves.
« Les gens qui frappent tout court son minable. » Minable. Ce mot me fait grincer des dents. Le suis-je réellement ? Pourtant, j'aide les gens, j'aide des personnes innocentes. Je traite bien mon mari, ma fille. Et pourtant, à cette phrase. J'en viens à rester muet. À fixer mon verre intensément comme si ce dernier pouvait me donner toutes les réponses. Si je suis ainsi, ce n'est pas ma faute. Elle ne sait pas de quoi elle parle, c'est juste une idiote qui pense que chaque être, qui n'est pas dans une case est obligatoirement un minable. Si je suis minable, je l'aurai cogné, sans retenue. Je n'aurais pas pu retenir ma haine, et j'aurais préféré me laisser vider par cette tristesse et cette rage qui animait mon âme en cet instant. Est-ce que ce fut le cas ? Non, non. Encore non, James. Non. Je baisse mes paupières, j’essaie de garder le contrôle sur ma conscience qui me refou à la gueule toutes les atrocités de ce monde, toutes les erreurs de parcours, et elle me met face au miroir. Qui suis-je, pourquoi suis-je ainsi ? Pourquoi. Je ne sais pas, je ne sais absolument pas quoi répondre à ces propos, parce que ma seule envie était de me lever, lui faire, comprendre que le monde tournait mal, que des gens minables, comme elle le dit. Sont si minables que pour sauver des gens, ils deviennent eux-mêmes des monstres. Mais ça, elle ne le sait pas. Comme tous les autres. Elle préfère juger, sans connaître. émettre une étiquette qui ne partira sans doute jamais. Alors, je la regarde. De mes iris bleutés, de mes traits étirés et froids, distants. Je la juge, comme elle jugerait chaque personne qui ne rentreraient pas dans sa case. De son visage d’enfant, de cette innocence qu’elle dégage. De ces mots mélodieux, et de cette gêne. « Si je suis minable. Je pourrais te faire du mal. » Je n’ai pas l’intention de la faire fuir, je n’ai pas envie de la faire peur. Mais si c’était le cas ? Et si au fond, j’étais ce type minable qu’elle a cité. Et si, finalement. Le monstre que j’évitais de réveiller chaque nuit, n’était finalement que ma principale facette ? Je soupire, bruyamment.

Lorsqu'elle grimace à mon verre, qu'elle articule que c'était mauvais. Je la regarde, levant les yeux au ciel. Je ne pouvais pas la laisser ainsi, bordel. Juste en jetant un coup d'œil derrière son épaule, nous pouvions revoir la bande de mongoliens préparés à se redresser, des hommes, recherchant sans doute leurs proies pour ce soir. Bande d'imbécile, si je pouvais, je vous couperais l'objet qui vous sert de cerveau. « Donc, tu n'as personne. J'imagine que tes fameux amis ne sont plus là, et que tu dois rentrer seule, ou bien prendre un taxi. Je suis loin d'être aimable, puisque je passe mes soirées à frapper. Mais… » Ma voix fut coupée par le son d'un autre homme. De ses cheveux d'un brun foncé, de ses yeux sombres et illuminé par cette perversion, animé par l'alcool, qu'il a dû consommer sans modération. « Salut, je peux t'offrir un verre ? » J'arque un sourcil, je ne dis rien. Après tout, je n'ai pas à intervenir. Si elle aime être ainsi, désirée et accostée. Ce n'est pas mon problème. Cependant, je garde un œil attentif à la scène, je scrute attentivement les expressions de la jeune femme, avant de survoler les alentours pour retomber sur l'homme qui s'empressait de s'approcher d'elle. « Pour répondre à ta question, je suis là pour me vider la tête. Je viens de finir mes trois ans de prison. Fallait bien que je fête. » C’est faux, évidemment. Je plonge sans égard mes prunelles dans les siennes un court instant, qu’elle puisse comprendre que non seulement, je voulais l’aider. Mais qu’en plus de ça, qu’elle n’avait pas à s’élancer dans une quelconque conversation avec le jeune homme en face, qui lui. Bizarrement ne comprenait pas. Je racle ma gorge, un sourire étiré sur les coins de mes chaires déchirées, mes pupilles dilatés. « Tu devrais aller voir ailleurs, p’tit jeune. Elle est occupée en ce moment. » Je ne sais même pas si ce que je viens de faire est correct. Putain, c’est une inconnue. Je secoue, la tête. Nerveusement et angoissé par mes actes. Le jeune homme, s’en allait. Alors que je reprenais ma position précédente, en posant mes coudes sur le bord du comptoir. « Pas d’quoi, le minable est là pour servir. » Je souris, cette fois. Pour de vrai.


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Re: J'suis pas une belle personne - James & Cleo
Message Posté Jeu 15 Juin - 15:17
il semblerait que la jeune femme avait encore une fois manquée de se taire. elle avait toujours été maladroite avec ses paroles. n’ayant jamais les mots justes. les mots qui apaisent les cœurs. toujours trop timide pour oser émettre un bruit. elle était encore jeune et crédule. pourtant elle n’avait pas dit les choses méchamment, n’ayant aucunes arrières pensés. elle tentait simplement de faire de son mieux, et l’attitude de l’inconnu n’aidait en rien. elle avait l’impression de marcher sur des œufs bien fragiles, un simple faux pas et elle détruit tout. l’équilibre entre les deux était maigre. alors quand l’homme insinua qu’il pouvait lui faire mal, elle se mordilla la lèvre inférieure, se demandant s’il le ferait vraiment. elle était bien mal à l’aise, et ne savait quoi dire. peut-être que le silence était plus calme ? pourtant elle sentait qu’il attendait une certaine réponse de sa part. elle n’en savait trop rien, elle avait toujours été mauvaise pour déchiffrer les gens et leurs intentions. elle soupira. au fond elle avait un peu peur. mais il n’oserait jamais rien en public, ça elle en était certaine. et même elle avait bien du mal à l’imaginer à volontairement faire mal à une femme. il semblait beaucoup trop être un homme à se torturer l’esprit, à être le martyr de tous les malheurs de ce bas monde. « ce n’est pas ce que je voulais dire. » qu’elle ajoute presque dans un chuchotement, exprimant une moue désolée. elle lui offrit ses petits yeux de merlan frit, l’innocence incarnée. elle avait l’impression qu’il déformait quelque peu ses propos, peut-être que l’alcool le rendait sourd. sisi. néanmoins, elle fut reconnaissante pour la boisson, bien que le goût fût trop étrange pour elle. elle n’était pas du genre à boire. elle avait trop peur de ce qu’il pourrait arriver si par malheur elle buvait trop. ses mamans (parents homosexuelles) lui avaient toujours dit de faire attention. que les hommes pensaient d’une certaine façon. de toujours garder son verre près d’elle et d’être le maitre de ses idées. et encore moins boire lorsqu’elle ne connaissait littéralement personne autour d’elle. etre le petit agneau égaré n’était jamais bon signe. pour personne. « désolée. tiens je te le donne. » qu’elle lui réaffirme en glissant son verre plus près de lui. il devait certainement penser qu’elle était une petite fille. mais news flash c’était un peu ce qu’elle était. et il n’y avait pas honte à en être une, car les petits filles pouvaient être plutôt cool. trop innocente, elle n’avait pas remarqué que le groupe d’hommes la regardait avec une certaine envie. elle observait l’homme au yeux bleu boire son verre, avant que celui-ci lui propose de ….de quoi exactement ? elle n’eut malheureusement pas eut le droit à la fin de sa phrase qu’un nouvel arrivant débarqua à ses côtés. la soudaine présence la fit sursauter, ne s’attendant pas à ce que quelqu’un l’accoste aussi ouvertement, aussi proche. elle était à la fois choquée et paniquée ne sachant quoi faire. d’habitude on ne lui parlait pas. jamais. elle ce n’était pas la belle du groupe. c’était la gentille. les hommes ne la regardaient jamais. oh ça non. il y avait toujours des femmes plus attirantes autour d’elle. bordel il ressemblait à un cochon, piggy. piggy lui proposa un verre et cleo refusa de parler se contentant de refuser de la tête. un non bien carré. ses mains étaient moites ne se sentant pas du tout à l’aise. imperceptiblement, elle se rapprocha de l’homme aux yeux bleus. parler à des inconnus ne la dérangeait pas lorsque c’est elle qui faisait le pas en avant, dans le sens inverse cela l’effrayait. plus piggy s’approchait, plus cleo reculait. comme une sorte d’instinct de survie. d’un radar aux cons. il ne semblait pas comprendre alors d’une voix tremblant elle ajouta « n..n..non c’est b..bon. » elle en bégayerait presque. il lui faisait un peu peur. qu’est ce qu’elle foutait là ? non mais vraiment qu’elle idée à la con de venir ici…elle aurait dû rentrer chez elle et regarder netflix dans son lit. elle ne savait pas si l’homme aux yeux bleus avait décidé de l’aider, mais what the fuck prison ? elle en sursauta presque lui lançant un regard perplexe. « de la prison ? » qu’elle chuchote avec de grands yeux. ok elle allait finir par se pisser dessus avec de telles frayeurs. il lui lançait un regard. elle ne comprit pas vraiment mais décida de le laisser faire. piggy ne semblait pas avoir l’intention de partir de sitôt. quel con. un non c’était un non. nénamoins piggy semblait suffisamment effrayé de l’homme pour compte des menaces cachées de l’homme. la jeune étudiante émit un soupir de soulagement en le voyant rebrousser le chemin. « oh mon dieu merci. » elle se serait bien jetée sur lui pour le remercier dans un grand câlin, mais elle sentait que ça ne serait pas son truc, au grand loner. « les gens sont vraiment chelous n’empêche. » qu’elle s’exclame dans un froncement de sourcil. « et le minable s’appelle comment ? histoire que plus tard lorsque je raconterai c’est fabuleuse épopée à mes petits-enfants je puisse mettre un nom sur un visage. » elle utilisait l’humour se calmer. elle ne s’était pas aperçue mais son cœurs battait à la chamade. il pouvait presque sortir de sa poitrine. « et vraiment merci tu n’étais pas obligée de m’aider alors merci. » qu’elle répéta une nouvelle fois. tout ce qu’elle pouvait faire c’était de dire merci encore et encore. « tu m’disais quoi avant que le gros lourd dingue arrive ? » qu’elle demanda tentant de retrouver son petit caractère. et oh my god en plus il souriait. il souriait. « oh mon dieu tu sais sourire. » qu’elle pensa tout haut. « ah merde. » qu’elle s’exprime soudainement, plaçant une main devant sa bouche en se rendant compte de son erreur. « désolée. bien évidemment que tu sais sourire. tout le monde sait sourire. enfin je veux dire…t’es pas un robot quoi. ouai les robots ne savent pas sourire. mais toi c’est bon t’es un humain donc euh ouai voilà… » qu’elle commença à expliquer en bafouillant, baragouinant des mots, ne comprenant à peine ce qu’elle disait. elle était en train de s’enfoncer, et de creuser elle-même sa tombe. les joues rosies, elle passa une main dans ses cheveux, replaçant une mèche rebelle derrière ses oreilles. « ouai enfin tu vois ce que je veux dire. » okay ta gueule maintenant cleo que lui souffla sa conscience. voilà encore mauvaise avec les mots. « et d’ailleurs t’es vraiment allée en prison ? » qu’elle ajouta, en regardant de gauche à droite de peur de se faire entendre. oh qu’est ce qu’elle était naïve ! elle vivait dans un monde de petit nuages roses et flamboyants.


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Re: J'suis pas une belle personne - James & Cleo
Message Posté Lun 19 Juin - 2:05

James & Cleo
C'est ainsi qu'une routine se met en place : se réveiller, aller travailler, pleurer, dormir. Enfin, essayer de dormir. Je ne peux même pas lui échapper dans mes rêves.
Le plus drôle dans tout ça, c’est qu’effectivement je n’étais pas obligé de l’aider. Mais honnêtement, de savoir qu’un homme l’a ainsi dragué, ne me posait pas vraiment problème. Elle n’avait pas sa langue dans sa poche et je supposais qu’elle réussirait à l’éloigner. Cependant, j’avais faux. Comment cette jeune femme pouvait le faire dégager, alors qu’elle parle même à un inconnu ? J’ai préféré m’en occuper avant de voir demain au téléjournal que le corps d’une femme a été retrouvée. Je soupirais, presque bruyamment quand elle vint à me remercier. Je ne bouge pas vraiment, et puis je n'allais pas lui dire que je suis avocat, et que ma spécialisation était les droits de la femme. Parce que sincèrement, je n’ai pas envie de débattre du pourquoi et du comment j’en suis arrivé là. Et puis, ce n’est les affaires de personne, il me semble. J’allais reprendre mes paroles, avant que la voix de l’inconnue résonnât une nouvelle fois. Je fronçais les sourcils, presque choqué. Comment ça, je souris ? Enfin bon, je ne suis pas un robot. Peut-être que si, j’évite en toute franchise de sourire. Mais ça, c’est habituel. Un automatisme, et pas mal de monde fait la même chose. « Ravi de voir que je ne suis pas un robot alors. » Ma mine affichait un léger sourire, alors que je l’incitais à plaisanter sur ces mots. Je ne veux pas qu’elle pense que je suis… Sans sentiments, et encore. Dans un sens je m’en foutrais parce que je ne sais même pas si je vais la croiser une nouvelle fois ou si elle ne sera qu’un passage furtif dans ma vie. « Je suis James, et toi ? Je suppose que derrière ce petit caractère se cache un prénom tout aussi niais. » Mélodie, ou encore des prénoms de vieilles. Ouais, pour moi, clairement c’est limite un crime d’appeler son gosse ainsi. Les parents ne réfléchissent pas trop au futur. Heureusement pour moi, avec Harley nous avons choisi un prénom et un deuxième prénom pour notre fille, histoire qu’elle aille le choix. D’ailleurs, je fixe le verre qu’elle m’a précédemment tendu, et sans hésitation je l’entoure avant d’y boire une légère gorgée. À ce stade, l’alcool ne me brûle même plus la gorge. « Non, je n’ai pas fait de prison. Par contre, j’envoie les gens en prison. » Ironique non ? Un mec, qui passe son temps à se battre. Avec un casier aussi vierge que la sainte. Et surtout, sans avoir eu un seul putain de problème. Alors que quand je sais, de quoi est fait une personne. De son passé, de son présent. Je sais, oh oui. Je sais comment m’en défaire. « Mais, je suis quasiment en dernière année de droit international. Pour me spécialiser dans une branche. » Laquelle ? Pas besoin de le savoir. J’en ai assez dit comme ça. Je me tourne, cette fois. Pour être face à elle, pour ne pas qu’elle pense que je suis malpoli. Bien qu’elle-même le soit un peu, en repensant au moment où elle a mis son nez-là, où il ne fallait pas. « Comment comptes-tu rentrer ? Pas que je m’inquiète, mais je ne voudrais pas avoir un décès sur la conscience. » Nous sommes dans une grande ville, où la probabilité de tomber sur des gens bien est quand même très petite. Je ne parle pas qu’il n’en existe pas. Non, mais à cette heure ils sont plutôt dans leur confort en sirotant un thé moyennement glacé pour ne pas avoir d’AVC. Mes pupilles dilatées, survolent les alentours. Les clients commencent à partir, et on peut rapidement voir les états. Je n’en suis pas là, n’est-ce pas ? Enfin, ma conscience se fout littéralement de ma gueule, en me disant que le pire était de me lever de cette chaise. Mes traits sont froids, distants. En scrutant le groupe d’amis qui à tantôt essayer de draguer la jeune femme. « Et toi, que fais-tu dans la vie ? Je ne veux pas paraître lourd. Mais, j’estime que si je réponds à tes questions, j’ai moi aussi le droit de t’en poser. » Sale manie d’avocat. Je joue nerveusement avec mon verre, dans des mouvements circulaires. Avant de venir boire le fond de ce dernier tout en lançant un dernier regard en direction du serveur. Plus qu’un, et je cesse. Ouais, c’est un peu près le même discours que j’ai depuis que je suis arrivé. Putain de merde. Je suis paralysé à l’idée de rentrer, de mettre Harley face à moi. Je secoue la tête, en plongeant ma main dans ma poche pour retirer mon portable et d’y jeter un coup d’œil express. Aucun message, il doit dormir. Tant mieux. Je repose mon regard sur la brune, de son visage enfantin. « Tu réalises, que tu aurais pu tomber sur un psychopathe qui veut offrir son aide, et qui t’emmène dans un coin juste pour te tuer ? » C’est une hypothèse à prendre au sérieux. Enfin bon, elle n’est pas stupide. Elle comprend que c’est quand même dangereux d’intervenir de cette façon. Mais je me reprends, toujours avec ce sourire fantôme, mais qui ma fois. Ce voit un peu. « Je suis marié, et père. Si ça peut te rassurer. » Au cas où elle commencerait à flipper. Le serveur me ressert un verre. Que je lui gratifie d’un hochement de tête. Et ensuite, je plonge sans égard mon regard dans ce liquide dansant. Songeur, absent. Un court instant d’oubli de mon mauvais jour. Puis tout revient, quand le verre est à nouveau plein. Mais peut-être, que je devrais réfléchir à autre chose. À cette femme près de moi, qui est venue sans rien demander me parler, et qui encore maintenant. Reste, comme si j’étais peut-être intéressant. Ou peut-être que c’était juste pour passer son temps. Qu’importe, tant que je ne bois pas seul.



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Re: J'suis pas une belle personne - James & Cleo
Message Posté Lun 19 Juin - 8:53
il devait surement penser que cleo était une petite fille sans défense. ses grands yeux azurs criant l’innocence et la pureté. elle faisait souvent cet effet, les gens souhaitaient la protéger. lui faire des câlins. de peur de casser ou blesser cette petite chose qu’elle était. le plus drôle c’est que la jeune rose ne s’en rendait même pas compte. pourtant chaque petit geste renforçait son charme. comme maintenant. elle bafouillait des mots intelligibles, le visage rosie. elle s’enfonçait encore un peu plus insinuant clairement qu’elle pensait qu’il était un robot. une situation plus humiliante n’était pas possible. elle préféra donc se taire pour limiter les dégâts. si on pouvait encore les limiter. elle pensait qu’elle l’avait vexé. qu’il allait s’énerver contre elle, lui et son caractère brûlant. pourtant il semblait presque vouloir la rassurer, comme s’il avait déjà entendu pire. « oui voilà je te le dis au cas où tu en doutais. » qu’elle tenta de rattraper reconnaissante. il souriait à nouveau, comme s’il ne tenait aucune rancune à son égard. cleo soupira de soulagement. elle ne connaissait vraiment personne dans ce bar, et ne souhaitait nullement voir la seule personne qui lui adressait la parole s’énerver contre elle. elle détestait quand les gens haussaient la voix, cela lui faisait peur. l’homme en question lui révéla qu’il s’appelait james. intéressant. james. james. ça sonnait plutôt bien. mais comme depuis le début de cette conversation, le dit james était incapable de dire un seul mot gentil. elle roula les yeux au ciel. bien évidemment qu’elle avait un nom niais. tout le monde à un nom niais. « parce que ton nom est pas niais peut-être ? bonjour l’originalité. » qu’elle s’exclama boudeuse et vexée. c’était plutôt stupide d’apporter autant d’importance à ses mots. surtout qu’il ne fallait pas qu’elle oublie qu’elle était en train de parler avec un ivrogne. un ivrogne qui lui avait sauvé la vie. « je pensais que tu t’appelais grognons, ou mécontent un peu comme un des nains de blanche neige. » qu’elle ajouta arquant un petit sourcil. elle se demandait d’où cette véhémence provenait. peut-être qu’elle commençait enfin d’en avoir marre de cette journée bien pourrie. elle se demandait si elle devait dire son vrai prénom ou en inventer un comme ça. ce n’était pas comme s’il allait se revoir. « et tu peux m’appeler cleo. » elle tenta un sourire timide s’en voulant d’avoir parlé aussi sèchement. elle n’était clairement pas habituée à la manière dont parlait james. elle l’observait enfiler un autre verre, se demandant bien ce qui le rendait aussi aigri. l’homme semblait tout de même bien plus bavard la rassurant sur plusieurs points. non il n’avait pas été en prison ce qui était un vrai soulagement pour cleo. cela le rendait légèrement moins intimidant, bien que ça ne prouve pas qu’il ne soit pas dangereux. il lui expliqua qu’il était une sorte d’avocat, ce à quoi cleo haussa des épaules. elle tenta de ne pas rigoler se mordillant la lèvre intérieure. disons qu’il n’avait pas vraiment la tête de l’emploi. elle le voyait mal en costume cravate à se lancer dans de longs discours. pourtant elle concevait bien ses compétences à convaincre et persuader des jurés. il dégageait une telle confidence qu’il était plutôt difficile de ne pas boire chacune de ses paroles. « oh je vois. du coup t’es pas encore un avocat ? » qu’elle demanda en fronçant les sourcils. peut-être qu’il en était déjà un, mais qu’il prolongeait ses études pour obtenir un meilleur poste. elle ne connaissait vraiment rien de ce domaine. désolée ce n’était pas vraiment son hobby, ne lisant pas un libre de droit tous les soirs avant de s’endormir. ce james avait une sorte de côté papa poule. à coté de lui elle avait l’impression d’être une enfant. comme si on lui disait de tenir sa main avant de pouvoir traverser. il lui redemanda comment elle comptait rentrer. la jeune cleo prit quelques secondes pour réfléchir ne sachant pas trop. « heu uber ? » qu’elle demanda un peu dans le vide comme si c’était la chose la plus évidente. parce que ça l’était pour elle avant de rajouter. « et toi ? parce que boire et conduire c’est pas forcément un bon mélange. je n’aimerai pas non plus avoir une mort sur la conscience. » bah oui c’était plutôt dangereux ce qu’il faisait. elle espérait réellement qu’il n’allait pas se mettre à rouler après ça. il ne semblait pas stupide, il devait surement avoir prévu quelque chose. peut-être qu’il habitait à côté et qu’il allait rentrer à pied…pour ce qu’elle en savait. james semblait aussi curieux sur sa vie qu’elle l’était sur la sienne. ah moins qu’il s’ennuyait grandement et que ce n’était qu’un moyen de tuer le temps. « je suis étudiante en océanographie. et le reste du temps je travaille dans un des mcdos du bronx. » elle passa une main dans ses cheveux quelque peu gênée. elle n’aimait pas vraiment parler d’elle, car il n’y avait pas grand-chose à dire. du moins d’intéressant. l’homme lui rappela qu’il pouvait être une sorte de dexter, et que peut-être le grand rêve de sa vie était de la tuer. elle fronça les sourcils mal à l’aise. bien évidemment que ça pouvait être le cas. elle lança un regard sur la gauche comme sur la droite. peut-être qu’il n’était pas trop tard pour se barrer en courant. « je ne sais pas. si c’est le cas tu ne dirais pas ce genre de choses à voix haute. » qu’elle concéda en réfléchissant. comme s’il avait deviné qu’elle réagirait ainsi il ajouta qu’il était marié et avait des enfants. ce qui au fond ne la rassurait pas vraiment, cela ne voulait pas dire qu’il ne pouvait pas la tuer. « alors pourquoi tu es ici et pas avec eux ? » qu’elle demanda. cela pouvait très bien être un mensonge.


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Re: J'suis pas une belle personne - James & Cleo
Message Posté Jeu 22 Juin - 20:39

James & Cleo
C'est ainsi qu'une routine se met en place : se réveiller, aller travailler, pleurer, dormir. Enfin, essayer de dormir. Je ne peux même pas lui échapper dans mes rêves.
C’est vrai. Je n’ai pas forcément la dégaine d’un avocat. Avec le costard, ou encore la grosse montre. Mais, j’étais quelqu’un de sérieux et surtout je plaidais pour l’innocence de mes clientes. Être encore en études, pouvait effectivement me décrédibiliser. Mais, je faisais cela pour la bonne cause et encore une fois, je pense prolonger pour en savoir davantage jusqu’à pouvoir être juge. Ce n’était pas vraiment un rêve, et puis surtout je savais que dans un sens cela pouvait être dangereux. Mais ainsi, j’avais le pouvoir entre mes mains et j’allais surtout en faire bon usage. Je regardais longuement la jeune femme, qui enfin je peux l’identifier avec un prénom. Cleo, pour être exacte. Elle me demandait si je n’étais pas vraiment un avocat, et dans un faible sourire. Je haussais les épaules avant de répondre. « Je suis avocat. C’est juste que là, j’étudie pour une spécialisation et ensuite pour devenir juge. Mais, j’ai mes propres dossiers dans un cabinet. » J’étais même très fier, de pouvoir dire qu’avec les débuts de merdes que j’ai eus, et bien je me retrouve dans une grande école à étudier le droit international. Je fixe mon verre, quant à ces autres paroles qui retentissaient dans mes oreilles. Je n’allais pas conduire, je suis peut-être con, ou encore d’autres insultes. Mais je ne mettrais jamais ma vie en danger, surtout que mon époux m’attendait et aussi ma fille qui n’avait même pas une petite année. Je secouais la tête négativement en faisant reculer mon verre, comme pour m’inciter à ne plus en reprendre. « J’ai des jambes, et des pieds. Puis, ça me fera du bien de prendre un peu l’air. D’ailleurs, je vais fumer. Tu veux m’accompagner ? C’est dehors. » D’accord, je viens de demander à une jeune femme qui n’a pas dépassé ces vingt et un an, de sortir fumer une clope avec moi. Mais c’était surtout parce qu’il y avait encore le groupe de gars, et je me voyais mal la laisser de la sorte. Je me redresse, ajuste mes habits. Et je plonge ma phalange dans l’une de mes poches en retirant quelques billets afin de les tendres au serveur. Pas besoin de faire le compte, je lui certifie d’un léger hochement de tête et un sourire crispé, mais tout de même présent. Je ne sais pas si elle me suit, mais je traverse le bar en fusillant de mes prunelles azures, l’homme qui a précédemment entamé une conversation avec Celo, pour dire entamer, était un grand mot. Il avait essayé. Oui, voilà. Je pousse la porte, et aussitôt. L’air vint à la rencontre de mon visage, créant un contraste magnifique qui me fit lâcher un faible soupire d’aise. Putain, que cela faisait du bien.

Je m’adosse contre le mur, fouille l’intérieur de ma poche arrière pour prendre une cigarette et de le pincer de mes lippes masculines. « Je suppose que tu ne fumes pas. » Je ne posais pas mon regard sur elle, je ne sais même pas si elle est avec moi. Parce que je suis occupé à chercher mon maudit briquet. Et dès que je le retrouve. Je la vois à mes côtés. Peut-être qu’elle voulait rentrer chez elle, et qui suis-je pour la retenir ? Personne. Je racle ma gorge, laissant ma fumée valser devant mon visage. « J’ai eu une dure journée, et je ne voulais pas emmerder mon époux avec tout ça. Mais, il va bien falloir. » J’eu une mine, un peu molle. Voir triste. J’ai vécu des merdes pas possibles, et en ce moment dans mon couple. C’est assez tendu, et il y a beaucoup de disputes, de merdes d’ailleurs. Mais des disputes petites, qui peuvent avoir un gros impacte sur une quelconque relation. Je suis mal à l’aise. Ma phalange libre passe dans mes cheveux en les plaquant en arrière. « Et toi ? Pourquoi tu ne rentres pas ? Tu pourrais aller chercher tes amis, plutôt que de rester avec moi. » Pas que ça me dérange, au contraire. Bizarrement, c’est une des seules personnes qui est venue m’adresser la parole, même si le moment n’avait rien de très agréable, et je me doute au fond qu’elle serait venue ainsi, sans avoir été mêlée avec l’autre idiot. « Ça consiste à quoi, comme étude en fait ? Et tu habites dans le Bronx ? » J’ai pas forcément entendu du bien, de cette zone. Enfin, ça se comprend dans un sens. Mais dans un autre, pourquoi vouloir amplifier les choses ? J’avais d’ailleurs du mal, à voir cette jeune fille travaillée là-bas. Peut-être parce qu’elle dégageait une sorte de tendresse, et qu’elle serait incapable de se protéger s’il y avait quoique ce soit. « J’ai entendu dire que c’est n’est pas vraiment… Protégé, là-bas. Je me trompe ? Ne le prends pas mal, mais j’ai du mal à te voir bosser dans ce genre de zone. Mais après tout, l’habit de ne fait pas le moine. » Haussant les épaules, je fumais tranquillement ma cigarette. Tout en adressant quelques regards sur les alentours, et sur le monde qui passaient devant nous. Les rues étaient bondées. C’est souvent à cette heure qu’on voit la vraie facette des gens, et c’est souvent intéressant de les voir.



Il parait que j’ai tout : je suis beau, jeune, riche. À un détail près : je suis beau, jeune, riche et lucide. Et c’est ce détail qui fout tout en l’air.  — .
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Re: J'suis pas une belle personne - James & Cleo
Message Posté Hier à 10:55
juge ? carrément ? l’homme ne semblait avoir peur de rien. c’était surement ce trait de caractère qui l’avait forcé à prendre un peu plus tôt la défense de cleo. elle se mordilla l’intérieur de la joue, se demandant s’il avait un casier vierge. il lui avait assuré qu’il n’avait jamais fait de prison, mais ça ne voulait pas autant dire qu’il n’avait jamais failli y aller. il suffisait de voir son tempérament de feu, surtout alcoolisé. encore une fois ce n’était pas vraiment ses oignions, elle se refusa donc de lui poser la question. de toute façon il se devait d’éviter les ennuis pour exercer ce genre de travail, et le petit doigt de la jeune rose pouvait pressentir que des ennuis il avait surement que ça au cul. alors il fallait mieux qu’elle ne s’en mêle pas. « si ça ne te dérange pas je veux bien. » qu’elle répondit timidement avant de se lever à son tour. elle allait payer, attrapant son petit sac mais le jeune homme fut plus rapide qu’elle. c’est qu’en plus il laissait un joli pourboire ! c’est qu’il devait être riche. elle soupira légèrement agacée de lui être redevable, même si techniquement elle n’avait pas vraiment bu. d’ailleurs, elle ne s’en était pas rendu compte, mais la musique de fond et tous les bruits environnant lui avaient donné mal à la tête. doucement, elle se massa les tympans espérant que la vilaine migraine allait s’en aller. elle ne souhaitait pas non plus rester toute seule. comme james lui avait gentiment fait remarqué un peu plutôt, une fille si innocente et sans défense risquait d’attirer des gens bizarres. c’était un peu comme un aimant. elle n’avait aucune envie de reparler à l’homme qui était venu l’aborder. elle savait qu’à la seconde où elle lui en donnerait l’opportunité, il reviendrait surement à la charge. alors elle opta pour rester avec james, le suivant dans la foule de gens alcoolisé. de toute façon s’il avait voulu lui faire du mal, il aurait déjà fait quelque chose depuis longtemps que sa conscience conclue. la jeune étudiante plissa le nez quelque peu dégoûtée. il n’y avait rien à faire, ce n’était point son environnement. qu’est-ce qu’elle ne ferait pas pour se retrouver enrouler dans sa couette devant netflix. elle était néanmoins reconnaissante, car la présence de james la rassurait.
une fois dehors elle soupira de soulagement, aspirant une grande bouffé d’air. bordel qu’est-ce que ça faisait du bien. elle laissa le vent entremêlée ses cheveux, bien trop heureuse d’être sorti de ce taudis. un grand sourire était largement visible sur les commissures de ses lèvres. levant la tête vers le ciel, elle l’admira pendant quelques secondes bien déçu de ne pas y voir les étoiles. foutu lumières des villes. ça gâchait tout. elle se remémora qu’elle n’était pas toute seule lorsque james sortit une cigarette. elle en aurait presque sursauté. et comme il l’avait deviné, cléo ne fumait pas. « non pas vraiment. tu dois penser que je suis une sainte ou un truc du genre, pas très rigolotte comme fille. » qu’elle avoua. c’est toujours ce que les gens lui disaient. qu’elle pouvait être plus intéressante si elle le souhaitait. pourtant la jeune rose ne souhaitait pas répondre à la pression sociale. non elle ne se mettrait pas à fumer. jamais. elle n’aimait pas la cigarette, et encore moins son odeur. elle ne jugeait pas ceux qui n’aspirait pas à ce désir et qui préférait foutre du goudron dans leurs poumons. son nez se plissa légèrement, comme si par ce simple geste il n’allait rien sentir. c’est qu’après ça s’imprégnait de partout. dans les cheveux. les vêtements. pas moyen de s’en débarrassez. c’est qu’elle allait faire avec. elle se demandait bien comment il avait pu commencer. si c’était juste pour avoir l’air cool, ou parce qu’il avait bien plus derrière tout ça. « mince je suis désolée pour toi. parfois c’est comme ça il y a des journées qui sont plus pourris que d’autres. » elle haussa les épaules ne sachant quoi dire pour le consoler. « tu veux en parler ? » qu’elle demanda néanmoins pour avoir bonne conscience. elle n’était pas une psy, mais elle savait écouter si besoin. et s’il en était à se bourrer la gueule avant de rentrer chez lui c’est que ça devait être mauvais. du genre très mauvais. puis sa tête tilta au mot ‘époux’. ses yeux s’écarquillèrent le dévisageant plusieurs secondes. james était gay ? du moins aimait les hommes ? cleo ne l’aurait jamais deviné. c’était moche à admettre, mais elle voyait toujours le stéréotype des homosexuelles dans sa tête, celui assez féminin. elle n’avait rien contre eux. c’était même plutôt cool. « j’ai deux mamans. jamais eu de papa. c’est plutôt cool d’avoir des parents gays. » qu’elle s’exclama pensant une nouvelle fois tout haut. bordel il fallait qu’elle apprenne à fermer sa bouche. « désolée je le pensais et c’est sorti. je ne veux pas te mettre mal à l’aise. » qu’elle tenta de rattraper rapidement, bafouillant légèrement au passage. la conversation avança, james lui demandant pourquoi elle restait en sa compagnie. « je ne sais pas trop. » qu’elle expliqua dans un froncement de sourcil. « parce que je le peux je suppose. » elle haussa à nouveau les épaules ne sachant que dire. la conversation semblait tourner vers elle. puisque james s’était livré à elle, elle tenta de faire pareil, même si elle détestait de parler de sa petite personne. cela lui donnait toujours l’impression d’être égocentrique. « en gros c’est l’étude de l’océan et de la mer. j’analyse organismes animaux et végétaux qui y vivent. cela peut aussi être l’analyse des ressources, et voir ce qui exploitable, en abondance mais aussi rare. » qu’elle tenta d’expliquer en restant simple, évitant d’utiliser trop de jargons. c’était un sujet qu’elle adorait, et pouvait parfois s’emballer. « pour répondre à ton autre question oui je vis dans le bronx. c’est pas si horrible que ça. et toi ? » elle n’avait pas honte de dire qu’elle vivait dans un voisinage aussi peu recommandable. elle n’avait pas trop de choix. new york était plus que cher, et n’étant qu’étudiante elle faisait du mieux qu’elle pouvait avec ce qu’elle avait. lui, en revanche devait habiter dans un quartier huppé. quelque chose qui cri nouveau riche. elle n’était point jalouse, il avait surement dû travailler pour en arriver là. cleo s’esclaffa de rire en l’entendant s’inquiéter. c’est vrai qu’elle n’habitait pas dans un quartier très recommandable et elle en avait fait plusieurs fois les frais. « je ne suis pas si naive. je me promène toujours avec mon spray au poivre. » elle avait tenu jusqu’à présent fermement son sac près d’elle. s’il le souhaitait elle pouvait lui en faire la démonstration. pour prouver ses dires, elle ouvrit son sac. plongeant la main, elle ressortie avec une petite bombe en fer. c’était facile à utiliser. plan a : il n’y avait cas viser le visage et l’asperger avec dans l’espoir de rendre son assaillant aveugle. plan b : et si ça marche pas viser les couilles avec le genoux. plan c : courir trèèèès vite. « je ne vais pas te proposer d’essayer hein. » qu’elle rigola le sourire mauvais. « c’est pas grand-chose, mais toujours mieux que rien et ce petit ami m’a sauvé la mise plusieurs fois. »


lift me up.
Ne jamais dire "qui est là?". Tu n'as jamais vu des films d'horreurs ou quoi? c'est une demande de mort. Et si les gens dans les films au lieu de crier m'écoutaient, ils seraient toujours en vie. Car maintenant pour aller aux chiottes durant la nuit, j'suis obligée de m'armer de mon sabre laser car j'ai trop peur de quitter ma chambre toute seule.
J'suis pas une belle personne - James & Cleo
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