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what the frick frack diddly dack (cleo)
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what the frick frack diddly dack (cleo)
Message Posté Dim 11 Juin - 23:51
une marche. une deuxième. une troisième pour faire bonne mesure, et c'est enfin le palier qu'alec atteint, presque à bout de souffle. les dents serrées, il s'arrête un instant, appuyant le poids de son corps sur la rampe d'escalier sur un bras, l'autre tenant ses côtes endolories comme s'il avait peur qu'elles se fassent la malle s'il les lâchait. sa vision se teinte un instant de carmin, signe que la plaie de son sourcil s'est rouverte. fais chier, il allait foutre du sang partout et ça faisait déjà 3 fois cette semaine qu'il lavait ses draps. sachant qu'aucune nana n'avait franchi le seuil de sa chambre, anselm allait finir par le regarder avec son sourire narquois. les regards inquisiteurs de cleo il pouvait supporter parce qu'ils étaient silencieux, mais anselm, jamais il ne le laisserait échapper à ses bons mots et ses punchlines assassines. ils allaient finir par penser qu'il se branlait matin, midi et soir. son ego prenait déjà un coup rien que de l'imaginer. se redressant, il essuie la coupure avec le peu de dignité qui lui reste et franchit les quelques mètres qui le séparent de la porte d'entrée. la porte franchie, c'est un combat contre la gravité que mène alec pour faire le moindre bruit possible. même bourré il est moins lourd que ça. un pas qui fait craquer le parquet devant la porte de cleo, un deuxième qui semble faire trembler le monde devant celle d'anselm, une commode qui se dresse sur sa route et lui fait étouffer un juron de douleur dans son poing et enfin, il arrive à sa chambre. dont un mince filet de lumière s'échappe. il tique, alec. mais il n'a pas assez d'énergie pour vraiment enregistrer l'information et il s'engouffre dans la pièce. là il s'arrête face à l'image qu'il a sous les yeux. le minois de cleo s'est tourné vers lui du coin de la pièce où elle est assise, un livre dans la main. il hausse un sourcil alec et est presque sûr de lâcher un "oh?" de surprise. ça travaille dans sa tête mais il n'est pas sûr de pouvoir se fier à son esprit fatigué - et sans doute commotionné. il sait pas trop pour qui la situation est la plus étonnante. pour lui qui assimile une présence étrangère dans son espace personnel, ou pour cleo qui le voit entrer dans son champ de vision la gueule ensanglantée et hors d'haleine comme s'il venait de courir le marathon de New-York. la tête penchée sur le côté, il laisse les secondes défiler en la regardant avant de rompre le silence. soit le mec a vraiment tapé fort et j'hallucine, soit tu es vraiment assise dans ma chambre en pyjama. sans attendre de réponse, il s'écroule de tout son poids sur son lit. la pièce tourne autour de lui, vertige de douleurs écopé du choc du matelas contre ses côtes qu'il soupçonne d'avoir morflé plus que de raison ce soir, et il ferme les yeux, l'avant-bras cachant un rictus de douleur. dans tous les cas, fais comme chez toi, je vois que t'es bien installée. il rouvre un oeil et tourne la tête vers la jeune femme dont il n'est toujours pas sûre que la vision ne soit pas une hallucination. et si jamais tu trouves un doliprane par là, je suis preneur. un petit rire lui échappe à alec, comme si sa remarque était la plus drôle du monde. il devait vraiment avoir pris un sale coup sur le crâne. ou peut-être était-ce la présence de cleo qui le rendait nerveux. après tout, depuis son arrivée, il n'était jamais resté seul avec elle, fuyant toujours ses grands yeux brillants et son minois innocent. cleo, elle lui rappelait trop le désastre à alec, et c'était à peine s'il ne faisait pas un signe de croix pour se prémunir de la présence de sorcellerie lorsqu'il entrait dans l'appartement. il était tombé une fois dans les filets d'une de ces harpies, et la chute avait été abyssale. fool me once, shame on you, fool me twice - on connaissait le reste du refrain. toujours est-il qu'il n'était pas certain de son ressenti. mais l'avantage de son mal de crâne naissant, c'est qu'il ne comptait pas se remuer les connexions nerveuses longtemps sur la question.



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Re: what the frick frack diddly dack (cleo)
Message Posté Lun 12 Juin - 8:20
un sourire enfantin est accroché à ses lèvres. elle s’amuse à sautiller sur les différents pavés présents sur son chemin. elle admire les quelques abysses de lumière qui valsent sur son visage, sur sa nuque, sur ses bras. elle aimerait croire que ça vient de la lune ou des étoiles, mais c’est seulement les éclairages des différents bâtiments. elle a les yeux perpétuellement grands ouverts, et ronds, comme une enfant à qui on montre les merveilles du monde. oui, ce dégoulinement de niaiseries la caractérise définitivement bien. elle se faufile avec agilité à travers la foule, elle connait les rues par cœur pour les avoir feulées un bien nombre de fois. elle chantonne avec douceur ce même son mélodieux, entrainant qu’elle avait dans la tête depuis le matin. elle est tout simplement contente. plus de boulot jusqu’à la fin de la semaine. elle possède toujours cette joie de vivre désarmante, qui ne semble jamais la quitter. navrant. elle s’arrête, admirant les boutiques présentes le long. tout est si joli. si cher. elle bifurque sa trajectoire, et commences à marcher dans une rue déserte. elle devrait avoir peur. c’est le bronx. il fait nuit. pourtant c’est chez elle. ses pieds s’emmêlent, et elle commence à tournoyer sur elle-même. son rire cristallin rempli l’espace. cleo l’enfant, l’enfant de la ville. puis s’arrête commençant à avoir le tournis. elle descend la rue avec légèreté, sautillant, elle prend de la vitesse, elle se met presque à courir. ses cheveux s’emmêlent dans le vent, ses yeux bleus cobalts fixent son immeuble. la voilà arrivée à destination. à l’entrée, elle dit bonjour à la vieille dame. fidèle au poste. toujours aussi avare de ragots. langue de vipère. la jeune rose lui lance un regard confus, avant de secouer de la tête. elle n’a pas le temps aujourd’hui qu’elle lui explique. elle ne l’aime pas vraiment, alors elle ment. c’est moche. elle grimpe les escaliers, quatre à quatre. ses mains sont moites, se demandant bien sur qui elle allait tomber. c’était un peu tous les jours la surprise. possibilité numéro un : anselm. avec tout ce qui c’était passé, elle l’évitait encore un peu. elle ne se sentait plus aussi à l’aise qu’avant. pourtant il s’était excusé, elle aussi. sa décision de partir avait été quelque peu minable. ses bagages étaient d’ailleurs toujours étalés sur le sol de sa chambre. il faudrait qu’elle fasse un peu de ménage qu’elle se dit. puis il y avait la deuxième possibilité : alec. qu’avait-elle bien fait au bon dieu pour se retrouver entourer d’autant de testostérone ? elle ne savait même pas si elle devait dire merci. contrairement à anselm, elle ne connaissait rien de lui. grand mystère de la nature. elle lui avait lancé des regards furibonds toute la semaine, dans l’espoir d’obtenir un peu de son attention mais il l’avait clairement ignoré. il l’évitait. elle n’osait pas se l’admettre, mais au fond cela la vexait ne comprenant pas ce qu’elle avait fait de mal. c’était à peine s’ils s’étaient adressés la parole. bonjour l’ambiance au repas. pourtant l’étudiante s’était montrée fidèle à elle-même, souriante, de bonne humour et aimable. elle haussa les épaules, les hommes étaient bien trop difficiles à comprendre. se frayant un chemin dans l’appartement, elle s’aperçue que ce dernier était vide. miracle ? certainement. « il y a quelqu’un ? » qu’elle cria pour s’en assurer. seul le silence lui répondit. elle fit une petite danse de la victoire. enfin. elle allait pouvoir se foutre en pyjama et foutre la musique à fond. elle pourrait regarder une série sans qu’anselm se foute de sa gueule car c’est pour les filles. news flash, elle a deux nichons et un vagin, c’est une fille. elle s’engouffra dans sa chambre, se changeant rapidement. elle passe devant la chambre de l’idiot puis s’arrête devant celle d’alec. c’est mal, mais sa curiosité est trop importante. « alec ? » elle sait qu’il n’y a personne pourtant vérifie, il pourrait dormir. elle tourne tout doucement la poignée et allume la lumière. elle affiche une expression de surprise en voyant le nombre de livres accumulés. elle a envie de tout toucher mais se restreint. sa conscience lui dit de partir, qu'elle n'a rien à faire ici. pourtant elle reste. elle a l'impression d'être tombée au paradis, le paradis du livre. elle n'avait jamais pensé qu'il était ce genre de type. d'une main tremblante elle en attrape un, comme de peur qu'à son contact ce dernier se mette à brûler. elle s'assoit et commence à lire. elle devrait partir et vite, allez savoir quand alec compte revenir. ses pieds refusent de bouger. elle est trop bien ici. tout est confortable. elle lit. le temps passe. elle tourne les pages, encore, encore, elle veut savoir la fin. trop concentrée elle n'entend pas la porte de l'entrée s'ouvrir, encore moins celle de la chambre. bordel elle sursaute en entendant une voix. elle lève les yeux et le voit juste devant elle. bordel de merde. elle paniqua. d'abord pour elle, puis pour lui. il avait une tronche à en gerber. elle n'a pas vraiment le temps d’émettre un son, d'émettre un geste qu'il s'étale sur le lit. putain si ça se trouve il est mort. ses yeux sont fermés. un soupir de soulagement sort de sa bouche en l'entendant parler. il y avait du sang qui dégoulinait de partout. le coeur de la jeune cléo palpitait dans sa poitrine, bien trop inquiète. « désolée quand j’ai vu tous ces livres ça a été plus fort que moi. » qu’elle ressent néanmoins de se justifier. elle ne savait pas ce qui s'était passé, mais elle savait qu'il ne piperait mot. résolue, elle courra dans la salle de bain, balançant des choses à gauche. à droite. dans le bordel ambiant elle met enfin la main sur la trousse de premier secours. elle se rue dans la chambre. « ok ok ok ça va aller. » en vrai elle n'avait aucune idée de ce qu'il fallait faire. elle emmerdait tous les gens qui disaient 'écoute ton instinct.' alors elle décida de faire comme dans les films. « tu vois combien de doigts là ? » qu'elle demanda en lui en foutant deux sous les yeux. si ça se trouve il a une commotion, un truc du genre, voire pire. elle prend un coton et commence à étaler le sang sur son visage. genre comme un masque de beauté. bien joué cléo. si ça se trouvait le sang avait des vertus pour la peau, peut-être qu'après il aura une peau plus douce. bordel elle avait oublié de foutre de l'alcool ou du désinfectant. elle attrapa une petite bouteille, et un autre mouchoir. ok ok. « ça va piquer. alors soit fort et perd pas de couilles. » elle essaya de le réconforter comme elle pouvait. n'empêche que sans couilles il allait chanter comme un bee gees. d'une main tremblante, le souffle saccadé elle appliqua le mouchoir sur la plaie au niveau de son oeil. « tu as mal autre part ? » qu’elle demanda timidement, nettoyant avec douceur son arcade. elle ne souhaitait pas le brusquer, qu'il lui dise dégage.


désolée pour le pavé.


lift me up.
Ne jamais dire "qui est là?". Tu n'as jamais vu des films d'horreurs ou quoi? c'est une demande de mort. Et si les gens dans les films au lieu de crier m'écoutaient, ils seraient toujours en vie. Car maintenant pour aller aux chiottes durant la nuit, j'suis obligée de m'armer de mon sabre laser car j'ai trop peur de quitter ma chambre toute seule.
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Re: what the frick frack diddly dack (cleo)
Message Posté Mer 14 Juin - 21:23
vaudrait mieux que cette fois-ci, ce soit la dernière alec, que lui intime une petite voix dans sa tête. arrête de compter sur ta chance ou tu finiras vraiment par te foutre en l'air. peut-être bien que c'est ce qu'il voulait alec, peut-être bien que c'est tout ce qu'il attendait. il avait déjà tout vu alec, déjà tout encaissé. ce n'était pas quelques crochets du droit qui allaient encore amocher grand chose. aujourd'hui, il n'y avait plus que l'enveloppe charnel qui était encore sensibles aux coups. son orgueil, son amour propre et sa sensibilité s'étaient fait malle il y a un bout de temps, en même temps que le Désastre ambulant. derrière les grands airs et la froide fierté qu'il affichait alec, il y avait que le vide. un vide sans fond, des abîmes desquelles il n'avait jamais cherché à s'extraire, se complaisant dans la noirceur et l'auto-apitoiement. on ne demandait jamais aux personnes antipathiques de rendre de comptes, préférant les laissant dans leur petit monde fait d'ombres et de colère. et ça lui convenait parfaitement à alec, lui qui avait tant donné dans le rôle du gamin modèle, du fils prodige, du gendre impeccable. après tant d'années à donner et à si peu recevoir, il en était venu à la conclusion que les émotions et le bordel qu'elles provoquaient en apportant les sentiments sur leur sillage.
alors alec se laissait aller au trou noir qui s'était formé quelque part entre ses omoplates, quelque part au centre de son thorax, et cognait fort pour ressentir quelque chose. il n'y avait que quand la douleur se faisait aiguë et transperçait son corps et ses connexions nerveuses qu'il semblait réagir et se sortir de la léthargie qui l'habitait la plupart du temps. et c'est dans ces moments de lucidité qu'il tapait le plus fort, la rage actionnant ses poings comme une machine indépendante de lui. c'était sans doute ça qui faisait qu'il ressortait victorieux de la plupart de ses combats. amoché, par plaisir sadique de sentir la rage aveuglante monter et la douleur prendre le dessus, mais victorieux. aujourd'hui, alec n'a pas défaut à la règle. il a laissé frapper, a morflé sous les premières attaques d'un adversaire qui se voyait déjà empoché la mise des paris, puis avait laissé le sanguin prendre le dessus. par moment, il ne savait même plus lesquelles des tâches de sang sur lui lui appartenait vraiment. et au vu du regard effaré que cleo avait posé sur lui, elle n'avait pas plus de certitudes. ça l'aurait fait rire s'il ne se sentait pas aussi fatigué. cassé même, au sens littéral comme figuré. alec, il balaie rapidement les excuses de sa colocataire d'un geste de la main. il n'a pas vraiment envie de débattre sur cette intrusion là tout de suite. les livres, c'était un sujet pour plus tard, lorsqu'il n'aurait plus l'impression qu'on l'avait assommé avec l'intégrale de George R. R. Martin. dans un tourbillon, voilà que cleo se met en mouvement, traverse son champ de vision, en disparaît et y réapparaît. se relevant en position assise, alec grogne. doucement monsieur mouche, ça tangue et je crois bien que j'ai le mal de mer. et effectivement, il inspire une grande goulée d'air métallique pour chasser la nausée qui lui est venu en bougeant. il relève son sourcil valide en entendant ses mots d'encouragement, et malgré lui un demi-sourire narquois étire ses lèvres alors qu'il la regarde fouiller dans la trousse de premiers secours. tu vas pas t'évanouir quand même ? ce serait le comble quand même si elle faisait un malaise. dans son état, il la laisserait probablement là jusqu'à ce qu'elle réveille. peut-être qu'il lui jetterait une couverture. ou qu'il la traînerait jusque dans le couloir. il pouvait toujours dire qu'elle avait tout imaginé demain matin et qu'elle était somnambule. pourtant cleo ne lâche rien et agite sa main devant elle, manque de l'éborgner au passage. il lève les yeux au ciel et ne prend même pas la peine de répondre alors qu'elle le débarbouille avec toute la délicatesse d'un camionneur. alors qu'elle applique un nouveau mouchoir imbibé d'alcool sur la plaie ouverte, alec ne peut s'empêcher de lâcher la - large - ribambelle de jurons que contient son vocabulaire. bordel, t'es aussi délicate avec tes mots qu'avec tes mains, c'est un pur plaisir. qu'il ronchonne alec, du haut de son ego mâle endolori d'avoir montré une faiblesse. il avait beau répéter lui même l'opération plusieurs fois par semaine, il n'empêche que la morsure ne se révélait jamais agréable. s'il se sentait dans les vapes avant, cleo l'en a clairement sorti avec les soins prodigués. après un moment d'hésitation, il hausse les épaules. je survivrai. il avait surtout peur qu'elle ne vienne l'ouvrir s'il lui disait qu'il avait mal aux côtes. s'écartant, il se lève péniblement et rejoint sa commode. remplaçant son tshirt qu'on aurait pu croire en provenance d'une scène de crime, il en passe un propre, grimaçant en levant les bras. dans le miroir du coin de la pièce il voit déjà les premières nuances de bleu teinter son abdomen là où les coups ont été portés. il serre les dents alec, et se retourne vers une cleo pâle, qui le regarde de ses grands yeux où il perçoit l'inquiétude. ça le met mal à l'aise rapidement et il part en chasse d'une aspirine. en un aller-retour long et boiteux, il revient de la cuisine et se relaisse tomber sur le lit avec en main deux verres au contenu aussi clair de l'eau de roche, légèrement plus puissant en goût. il en passe un à sa colocataire, et vide le sien d'un trait. bois, j'ai l'impression que t'en as plus besoin que moi. un fond de vodka pour que cleo reprenne des couleurs, un bon verre pour faire passer l'aspirine qu'il vient de croquer. il sait pas trop quoi dire alec, alors il se laisse tomber en arrière, préférant le plafond au visage de cleo qui semble être un gouffre de questions auquel il n'est pas pressé de donner des réponses.


oh non, t'inquiètes pas, j'adore les pavés moi



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Re: what the frick frack diddly dack (cleo)
Message Posté Jeu 15 Juin - 8:43
prise au dépourvue, la jeune rose ne savait que faire. son cerveau fonctionnait à mille à l’heure. des questions de tout genre s’emmêlaient à ses pensées. elle souhaitait les formuler à voix haute. sa curiosité était quelque peu mal placée. malheureusement pour elle, ce n’était ni l’endroit, ni le moment. elle était trop bien polie pour oser. un peu peureuse aussi. alec la mettait mal à l’aise. elle avait toujours cette impression que sa présence le rendait inconfortable. mais là encore elle ne savait pourquoi. elle soupira, se rendant compte que le mystère autour d’alec ne faisait que s’intensifier. elle devait d’abord s’occuper de lui. vérifier de son état. mettre ses envies de côté. son ventre se noua. ce n’était décidément pas comment elle avait imaginer de passer sa soirée. elle était clairement en dehors de sa zone de confort, et la proximité du jeune homme ne faisait rien pour arranger les choses. elle tentait vainement d’afficher un visage neutre. un visage où la vue du sang ne la dégoûtait pas. un visage courageux. un visage qui allait lui tenir tête. mais son visage était livide. elle le savait. «je ne sais pas. je ne pense pas elle. » qu’elle hausse des épaules. est-ce qu’elle allait s’évanouir ? non. est-ce qu’elle allait gerber ? surement. et ne vous détrompez pas, si elle n’avait pas la chance de courir jusqu’aux toilettes, elle n’hésiterait pas à lui vomir dessus. bon peut-être pas. c’est même plutôt dégueulasse comme pensée. elle plissa son nez. elle souhaitait faire de son mieux. apaiser la douleur. elle le voyait grincer des dents, toujours trop fier pour avouer ses faiblesses. bordel les hommes et leur virilité. cette pensée lui fit rouler les yeux au ciel. elle attrapa un autre coton, tentant de désinfecter les plaies. elle se tût. ne sachant quoi dire. elle observait le visage du jeune homme. elle pouvait y entrevoir de vieilles cicatrices. elle se mordilla la lèvre inférieure, s’empêchant de parler. son colocataire prit à nouveau la parole, critiquant ses compétences de soigneuse. la jeune étudiante rigola de son petit rire enfantin. « tu devrais faire attention à ce que tu dis si tu ne souhaites pas que ça fasse encore plus mal. » qu’elle répondit le regard amusé. comme pour prouver ses paroles, elle appuya bien fort sur la blessure. petite vengeance personnelle. « et désolée ma seule expérience médicale c’est de regarder grey’s anatomy. » qu’elle avoua, toujours très concentrée à la tâche. c’était toujours mieux que rien. au moins elle avait une très vague, vraiment vague, idée de comment faire. malgré ses mains tremblantes. ce n’était pas comme s’ils avaient placé un foutu mode d’emploi dans cette trousse. au moins alec lui assura qu’il allait survivre. « bien, j’aimerai pas avoir un macabé comme colocataire. » on était pas dans un épisode de walking dead. son attitude sarcastique et hautaine, quelque peu semblable à celle d’anselm, lui prouvait bien qu’il allait s’en remettre. comme s’il avait l’habitude. une fois encore, elle aurait bien aimé savoir ce qui avait pu le mettre dans un état pareil. elle finit son travail. l’homme s’écarte. elle l’observe dans un petit froncement de sourcil. il se dirige vers sa commode et attrape un t-shirt. elle étouffe un cri en voyant l’état du corps du jeune homme. elle a envie de pleurer. pour lui. pour sa douleur. pourquoi s’infligeait-il cela ? avait-il le choix ? ses yeux s’empourprèrent de larmes, mais elle se refusa de pleurer. elle avait l’impression que cela serait quelque chose qu’il n’aimerait pas à avoir à faire. consoler une femme qui pleure. il pourrait même penser qu’elle prend pitié de lui alors que c’est loin d’être le cas. mais voir tant de tâches bleutées, lui donnait clairement la nausée. elle sent qu’il a besoin d’espace alors elle le laisse vaquer dans l’appartement, évitant de proposer son aide. c’est moche, mais son boitement la fait sourire. elle lui fait penser à un vieux pirate avec une jambe en bois. bien qu’elle ne lui avouerait pas. elle tente d’essuyer ses mains recouvertes du sang d’alec sur son t-shirt. elle aurait pu se montrer plus soigneuse. mais pour une fois ce n’était pas si mal. au moins il était en vie. d’ailleurs, le jeune homme retourna dans la chambre, deux verres à la main. elle n’eut pas le temps de demander ce que c’était qu’il lui demanda, plutôt ordonna de boire. « j’espère que c’est pas genre de la pisse de chat. » qu’elle s’exprima, elle ne savait pas pourquoi, mais cleo était certaine que ça pouvait être le genre du jeune homme. de faire des crasses. contre son instinct, elle trempa ses lèvres dans le verre. bordel c’était de la vodka. au moins il ne lui en avait pas mis beaucoup. il ne parlait pas. elle non plus. elle se demandait si c’était sa façon de lui demander de partir. elle n’arrivait pas à le comprendre c’était frustrant. « alec… » qu’elle commença les mains moites. il allait l’envoyer sur les roses elle le savait. elle se devait de continuer. « est-ce que quelqu’un te veut du mal ? » qu’elle demande d’une petite voix. elle avait vu des gens se faire tabasser car ils devaient de l’argent à des personnes peu recommandables, et elle craignait pour la vie de son colocataire. même si elle ne le connaissait pas, elle ne souhaitait pas le voir souffrir. continuant elle ajouta. « est-ce que ça t’arrive souvent ? » elle s’en voulait d’avoir été aussi stupide. de n’avoir jamais rien remarquée, trop obnubilée par sa propre vie. « non laisse tomber tu n’es pas obligé de me répondre. » elle ne voulait pas le forcer. c’était son droit. tout le monde avait son jardin secret. de toute façon il allait surement lui mentir. pour la préserver. tout le monde faisait toujours ça avec elle. comme si elle n'était pas capable d'endurer la vérité. elle espérait simplement que quelqu’un veille sur lui. même s’il ne souhaitait pas le montrer, il semblait perdu. elle se demanda si anselm savait à propos de tout ça, alors qu’elle était dans l’ignorance. alec était bien plus proche de lui que d’elle.

Hj : parfait "ou qu'il la traînerait jusque dans le couloir." violent.


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Re: what the frick frack diddly dack (cleo)
Message Posté Mar 20 Juin - 23:10
alec tourne vers cleo un visage équivoque lorsqu'elle interroge le contenu du verre qu'il lui a tendu. s'il avait voulu se venger des soins qu'elle lui avait octroyé, il aurait plutôt opté pour la mort aux rats que de la pisse de chat. bon, d'accord, il était mauvais. après tout elle n'avait rien demandé la pauvre. certes elle s'était introduite dans sa chambre à son insu, mais elle ne s'attendait sans doute pas à finir dans une scène qui semblait tout droit sortie d'un épisode de Narcos. à la manière dont elle le regardait avec ses grands yeux écarquillés, alec se demandait si elle n'était pas traumatisée à vie. il se demandait ce qu'il pensait. était-elle apeurée ? écoeurée ? méfiante ? et si elle était effrayée, était-ce de la vue du sang et des hématomes ou de lui ? il n'était pas vraiment sûr de vouloir connaître la réponse alec. il n'était pas très bavard sur ses activités nocturnes. certes, ses amis les plus proches connaissaient ses penchants pour la violence, surtout quand celle-ci était rémunérée, mais c'était tous des mecs, la plupart traînant dans des affaires plus sombres que celles auxquelles alec se prêtait. cleo, elle ne semblait pas avoir vraiment été exposé à la noirceur dans sa vie. elle avait encore dans ses yeux l'étincelle des éternelles optimistes, l'éclat de l'innocence et la ferveur de la justice. alec dut détourner les yeux, soudain profondément agacé face au trouble qu'il lisait dans les opales claires, celles qui lui renvoyaient sa piètre image. et il ne savait pas si c'était car il y lisait de la compassion à en faire pleurer un saint, ou parce qu'il culpabilisait de l'avoir exposé à quelque chose qu'elle n'avait demandé à entrevoir. lui qui pensait avoir déversé le flot de ses émotions contradictoires quelque part sur la gueule amochée de son adversaire s'en retrouvait d'autant plus agacé. pourquoi est-ce que ça t'intéresse ? t'as rien trouvé de suffisamment intéressant toute seule ? sa voix claque dans le silence d'une chambre immobile d'un appartement vide. à peine les mots sont-ils prononcés qu'alec regrette déjà son éclat de voix. se mordant les lèvres, il soupire et se passe une main dans les cheveux avant de se tourner vers cleo. désolé. ce n'était pas juste de s'en prendre à elle. mais alec, ça faisait un moment qu'on ne lui avait pas posé des questions un peu trop personnelles. ça faisait longtemps qu'on ne lui posait plus de questions qui risquaient de le contrarier. ses potes étaient trop habitués à ce qu'il ne se plonge dans son mutisme si caractéristique dans le meilleur cas, qu'il brandisse un poing rageur dans le pire. pourtant, il n'était pas méchant alec, il n'était pas mauvais pour le simple plaisir de l'être. du moins il ne le pensait pas. il était simplement un champs de mines menaçant de détonner à chaque mauvais pas. il n'avait pas toujours été comme ça alec, mais les habitudes sont rudes et collent facilement à la peau. silencieux un moment, il pondère les options qui lui font face. il pourrait se taire, accepter la compréhension et le silence offert par cleo. après tout, ce serait la solution la plus arrangeante et facile pour lui. mais aussi la plus gênante au quotidien. il n'était pas sûr qu'ils pourraient continuer de partager le même espace sans que l'embarras ne s'empare du quotidien. si leurs contacts n'avaient jamais été très chaleureux par le passé, principalement par choix d'alec, il savait que cette fois-ci, anselm remarquerait quelque chose. et il n'en avait pas envie. il se sentait bien dans cet appartement, avait l'impression d'avoir un chez lui neutre et loin de tous les souvenirs sombres qu'il avait laissé dans son ancien. il n'était pas prêt à refaire ses cartons. alors alec prends une gorgée de courage liquide et soupire une nouvelle fois avant de faire face à sa colocataire. tu m'as sans doute évité le tetanos en me brûlant le visage au troisième degré, je te dois bien quelques réponses. l'ironie pour étouffer le manque d'assurance. il n'est pas très doué pour expliquer ce qu'il fait de ses nuits, encore moins de sa vie, alors il préfère aller directement au but. dans l'ordre, non, personne ne me veut du mal. du moins, pas personnellement. il se doute que ces paroles ne doivent qu'éveiller la curiosité de cleo, mais il est comme un diesel alec, il faut lui laisser le temps de se lancer. mais oui, ça m'arrive souvent. il laisse ses mots peser dans le vide un instant, avant de se ressaisir et de chercher à en alléger la portée. enfin, normalement, je ne me laisse pas abîmer comme ça. disons que le mec d'en face n'a pas vraiment été fairplay cette fois-ci. heureusement je cogne plus fort. alec s'arrête devant le visage de cleo. bon, peut-être que la transparence n'était pas la meilleure stratégie. désolée, je ne suis pas vraiment sûr que ce soit ce que tu voulais entendre. il se retient de dire que le tricheur et son poing américain dissimulé en avaient eu pour leur argent. le silence se fait à nouveau et tandis qu'il louche vers son verre vide, alec se dit qu'il aurait mieux fait de ramener la bouteille entière, pour lui comme pour cleo dont il appréhendait la réaction plus que les questions. il n'avait jamais vraiment réussi à la cerner depuis qu'il avait emménagé. toujours souriante, toujours aimable, il redoutait ce qui se cachait derrière la douceur. alec se racle la gorge avant de reprendre la parole. je sais que c'est peut-être mal venu de ma part de demander ça maintenant mais.. tu crois que cet incident pourrait rester entre nous ? pire encore, il redoutait qu'en décidant de s'ouvrir, il ne fasse face à un mur et qu'elle aille le confier à anselm et que celui-ci ne le voit plus pareil. il n'était déjà pas sûr de comprendre pourquoi lui agissait comme ça, il ne s'attendait pas à ce que les autres le fassent.

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Re: what the frick frack diddly dack (cleo)
Message Posté Mer 21 Juin - 20:01
cleo fourrait son nez dans les affaires des autres. c’était loin d’être une habitude. elle préférait s’occuper d’elle, moins de dramas si vous voulez son avis. les gens sont bien trop compliqués. rien n’est jamais facile. alors elle préfère les ignorer. c’est ce que sa tête veut, mais son cœur sait mieux. compatissant. aimant. il se sent dans l’obligation de faire quelque chose. c’est peut-être pour cela qu’elle se trouvait encore là. dans une chambre qui n’était pas la sienne. à écouter des histoires qui n’allaient lui apporter que des ennuis. ce n’était pas très malin de sa part. elle aurait mieux faire de partir en courant. de le laisser là, dans sa merde. mais elle n’avait pu s’y résoudre, car cleo était comme cela. dans le besoin d’aider les autres. elle tentait de garder son sang-froid, de ne pas paniquer. elle n’était pas docteur, mais elle aurait peut-être dû en appeler un. pour tout ce qu’elle en savait alec pouvait bien crever entre ses doigts. elle se maudissait d’être venue fouiner. de vouloir le comprendre. elle ne pouvait se résoudre à partir. à le laisser comme cela. mais son corps était froid. elle ne sentait plus rien. tout ça était trop ahurissant. tout ça lui faisait peur. bordel pourquoi elle ne pouvait jamais tomber sur des colocataires normaux ? ceux qui se contentent de partager des repas dans la bonne humeur. ceux sans ennuis. depuis qu’elle avait foutu un pied dans cet appartement, elle avait l’impression que tout allait de travers. elle se disait qu’il n’était jamais trop tard pour changer. néanmoins, elle adorait cet endroit. ses yeux fixaient le vide. son cerveau prenant beaucoup trop de temps à tout assimiler, analyser, comprendre. elle n’avait pas pensé qu’alec lui répondrait aussi honnêtement. elle le voyait bien lui dire dégage et l’envoyer sur les roses. mécanique de défense. pourtant à sa plus grande surprise il n’en fit rien. certes ses réponses étaient vagues. cela restait néanmoins des réponses. c’était toujours mieux à prendre que rien du tout. les sourcils froncés elle l’écoutait parler. les mots rentrant par une oreille, sortant par l’autre. elle se sentait soudainement trop fatiguée. trop fatiguée pour s’occuper de toute cette merde maintenant. elle ne savait quoi dire, ou quoi faire. elle n’avait jamais eu à faire ce genre d’individu. les badboys. le rêve de toutes les filles, et pourtant pas le sien. elle s’humecta les lèvres. elle en avait déjà trop entendue, elle ne voulait plus rien écouter. parfois vivre dans l’ignorance était préférable. elle regrettait presque d’avoir osé poser les questions. sa curiosité avait pris le meilleur d’elle. malgré ce qu’elle vient d’entendre, elle aimerait en savoir plus. des questions lui brûlent les lèvres, mais elle se retient. il y a définitivement plus dans cette histoire. il y a toujours plus. alec s’arrête devant elle. bien évidemment que ce n’était pas tout à fait à quoi elle s’attendre, ce qu’elle voulait entendre. elle haussa des épaules, froide. « quand tu dis que ça t’arrive souvent, tu veux dire tous les soirs ? » elle n’aime pas cette idée. et de toute façon c’était quoi son délire ? des courses de voiture à la fast and furious ? se battre pour avoir du fric comme dans fight club ? un vieux délire sexuel masochiste ? quelque chose d’encore plus sombre ? genre faire partie de la mafia ? tuer des gens pour vivre ? bordel son cerveau arrivaient à toutes sortent de conclusions. chacune lui donnait froid dans le dos. comment elle avait pu en arriver là ? et surtout lui. dans quel genre de problème il s’était fourré ? la voix de cleo tremblait, ses yeux se noircissant de larmes. elle était trop sensible. trop fleur bleue. elle n’aime pas l’idée qu’on puisse donner des coups volontairement ou même en recevoir. la violence ne donne jamais rien de bon. « tu fais quoi exactement ? t’as des problèmes d’argent ? » qu’elle demande d’une petite voix. new york n’était pas donné. c’était un fait que tout le monde connaissait. mais il suffisait de trouver un petit boulot pour compléter ces fins de mois. elle ne pensait pas que quelqu’un puisse en arriver à cet extrème. « si c’est le cas je peux t’en prêter. » qu’elle assura souhaitant l’aider. elle avait mis un peu d’argent sur son épargne. pas grand-chose, mais si elle pouvait aider un ami en détresse elle n’hésiterait pas. « je suppose que ce n’est pas très légal ? » elle se mordillait la lèvre intérieure. elle se sentait prise dans un conflit. alec lui demandait de rien dire, ce qui dans un sens la forçait à mentir. à fermer les yeux. à faire comme si de rien de tout cela s’était passé. elle ne répondit pas tout de suite à sa question préférant en poser une autre. « anselm n’est pas au courant ? » elle préfèrait vérifier. elle ne voulait pas mentir à son ami. surtout sur quelque chose d’aussi gros. d’aussi important. pourtant alec s’était confié, et elle ne voulait pas le trahir. déjà que leur relation était inexistante, il ne servait à rien de rendre la chose encore plus dure. elle aimerait dire qu’elle se sentait honorée qu’il lui ait fait suffisamment confiance pour partager avec elle des mots de sa vie, mais elle savait très bien qu’il n’avait pas eu le choix. « je suppose que je pourrai. » ce n’était pas un oui définitif. elle avait besoin de réfléchir. « désolée tout ça est trop soudain. je ne sais pas comment je dois réagir. » qu’elle avoua avec une certaine honnêteté avant de se laisser tomber sur le lit du jeune homme, admirant son plafond.


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Re: what the frick frack diddly dack (cleo)
Message Posté Jeu 29 Juin - 23:45
alec, en ouvrant la bouche, il avait l'impression d'avoir ouvert la boîte de Pandore et laissé son contenu maudit se répandre dans les quelques mètres de sa chambre. voilà déjà qu'il regrettait d'avoir emprunté le chemin de la vérité. comme si ce sentier lui avait jamais porté chance. les yeux rivés sur un point que seul lui semble voir, alec reste silencieux, se préparant mentalement au jugement de cleo, qui bien qu'il soit silencieux, pointe déjà le bout de son nez. il le sait, et il ne peut pas lui en vouloir, toute personne saine d'esprit en ferait autant. il n'y avait que les personnes s'étant enfoncés sur le même chemin pavé menant à la noirceur qui lui aurait tapé sur l'épaule en rigolant. il aimerait pouvoir lui dire qu'il est presque un enfant de chœur à côté de certains types qu'il connait. mais encore une fois, il est quasi-sûr que ça ne viendrait pas vraiment aider son cas. pour la première fois, le voilà qui se retrouve face aux conséquences de ses actes. et l'odeur qui s'en dégage ne lui plait pas. lui qui a mis ses émotions sur off depuis bien longtemps se retrouve mal à l'aise dans cette chambre trop petite pour ces trop grands aveux. il sent les grands yeux de sa colocataire sur lui et il accueille les questions en silence, les lèvres pincés. il ne sait pas trop comment se sortir de ce merdier dans lequel il s'est foutu de lui même. quelle brillante idée que d'ouvrir sa grande gueule pour le mec qui se complaît dans son mutisme la plupart de son temps. tout ça pour les beaux yeux d'une autre nana. lui qui se croyait immunisé face à leurs traits fins et l'innocence de leur silence se retrouve encore une fois à leur merci. c'est toujours la même histoire, toujours la même faiblesse. derrière toute la violence, alec cherche encore la douceur. derrière toutes les ténèbres, alec espère encore trouver la lumière. à croire qu'il n'apprend pas de ses erreurs, qu'il préfère s'entêter dans ce qui l'a toujours malmené.
cette fois-ci, il prends le temps avant de répondre à la question de la jeune femme à ses côtés. pas trop vite, pour ne pas s'enfoncer davantage. pas trop lentement pour ne pas avoir l'air trop coupable. pas tous les soirs, non. il évitera de rajouter les raisons. il évitera de dire que souvent, les hématomes ont besoin de quelques jours pour oublier les traces de leur passage. il évitera également de rajouter que les écorchures ne se ferment que pour mieux s'ouvrir à nouveau et répandre leur flot carmin lorsqu'il ne leur laisse pas le temps de cicatriser correctement. non, alec garde certains détails pour lui. il faut dire qu'il n'a jamais été mis face au jugement de ses agissements. lorsqu'on ne dit rien sur soi, personne n'a l'occasion de donner son opinion. et lorsque la voix de cleo déraille, alec sent une digue se briser quelque part au fond, dans une partie de lui-même qu'il a condamné il y a bien des années. les poings serrés, il se force à ne pas réagir, à ne pas tourner la tête pour la regarder dans les yeux. peut-être que s'il s'efforce à faire semblant, la culpabilité ne l’assaillira pas de son embrassade amère. alec il est pas doué pour gérer les émotions des gens. son empathie, elle est quelque part sous scellé, condamnée à vivre une existence muette pour toute la misère qu'elle lui avait apporté. alec secoue la tête en silence à la deuxième question, manquerait presque de rire de nervosité. ce n'était pas l'argent qui lui manquait à ce voyou qu'il était devenu. entre les combats et les petits casses occasionnels avec la bande de bras cassés, alec gagnait plus qu'il ne déclarait de son salaire de libraire sur sa fiche d'impôt. mais ça, il garderait pour lui encore une fois. il se lève d'un bond, lorsque cleo lui propose de lui prêter de l'argent, parcourant sa chambre de long en large et en travers de son pas boitillant afin d'extérioriser son malaise. non cleo, garde ton argent, je n'en ai pas besoin. brut de décoffrage reagan, il ne sait pas comment réagir face à la gentillesse et la bonté. inspirer, expirer. mécanisme chronique permettant à l'être humain de faire affluer l'air dans les poumons, puis au coeur de pomper l'oxygène dans le sang. pour alec, ce serait plutôt un moyen de survie pour empêcher le chaos de prendre le dessus sur la raison. arrêtant son périple face à cleo, il se passe une main sur le visage, tentant de mettre autant que se peut de l'ordre dans son esprit. je me bats. contre des types qui sont aussi volontaires que je le suis. et ce n'est pas une question d'argent, c'est.. c'est quoi alec, hein ? de l'auto-flagellation ? un défibrillateur émotionnel ? c'est compliqué. je sais pas trop quoi te dire. j'en ai jamais parlé à qui que ce soit. voilà, c'était dit. alec hausse les épaules et détourne le regard. il se sent nu maintenant que les mots sont prononcés, un bout de lui révélé. un bout de trop. à la mention de la légalité, son sourire en coin insolent si caractéristique se forme cependant sur ses lèvres. ça non plus, je ne suis pas sûre que tu veuilles le savoir, à moins que tu veuilles être complice. l'humour est presque sûr de tomber à plat mais ce n'est pas faute d'avoir essayé. à la mention d'anselm, alec reprend son sérieux. non. et tu n'étais pas censé l'apprendre non plus. il n'est pas vraiment sûr que ses agissements nocturnes ne regarde qui que ce soit d'autre que lui. après tout, la bagarre restait à la porte. à son tour de se laisser tomber sur le matelas face au plafond. je sais. je n'ai jamais voulu mettre qui que ce soit mal à l'aise. ses yeux font le tour de la pièce avant de venir se poser sur sa voisine. les bras croisés derrière sa tête, il retrouve une voix tranquille. j'espère que tes recherches t'auront convaincu que je ne suis pas méchant. du moins pas un serial killer. que cette situation ubuesque serve au moins à quelque chose. après tout, lui non plus ne s'attendait pas à ça en rentrant. tu as trouvé ce que tu cherchais ? pas de raison qu'il soit le seul à subir un interrogatoire. lui qui pensait qu'il serait énervé est d'un calme olympien. cette soirée ne pouvait pas être plus étrange que ça.

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Re: what the frick frack diddly dack (cleo)
Message Posté Mar 4 Juil - 10:54
cleo était légèrement soulagée. alec ne risquait plus rien, du moins le temps de la soirée. plus de nez cassé ou de sang dégoulinant. rien que d’y penser donnait froid dans le dos à la demoiselle. cela lui faisait penser à un mauvais film d’horreur. néanmoins, elle n’était pas naive. alec avait tous les symptômes de quelqu’un qui allait recommencer. tel un fumeur qui promet d’arrêter de fumer. le combat est une drogue comme bien d’autre. pas l’action elle-même, mais l’adrénaline qui l’accompagne. parfois on préfère avoir une douleur physique, comme pour se punir de celle qu’on peut subir mentalement. la jeune rose n’y connaissait pas grand-chose, étant bien loin de son sujet de prédilection. elle s’imaginait simplement être à sa place, tentant de placer ses pieds dans des chaussures trop grandes. elle tentait de créer un lien entre les deux, une connexion, quelque chose qui pourrait l’aider à le comprendre. cleo soupire. c’est bien trop d’informations pour des épaules aussi frêles que les siennes. mais elle a promis, rien ne sortirait de sa bouche. alors elle allait devoir se débrouiller toute seule. « pas tous les soirs dans le genre tous les soirs sauf le dimanche car c’est le jour de repos du bon dieu ? » qu’elle ricane avec un peu plus de froideur. c’était sa propre manière de gérer la situation. le stress rongeait ses tripes. elle passa une main dans ses cheveux, espérant que ce geste allait la calmer. elle se demandait bien comment il pouvait toujours tenir debout, comment il arrivait encore à marcher. alec devait certainement être un homme qui gagne, mais ce n’est pas parce qu’on obtient la victoire, que son corps n’a pas été recouvert de coups. elle n’avait surement qu’entrevue l’ombre sur un bien plus grand tableau. pourquoi faisait-il subir autant de dégâts à son corps ? n’étiez-vous pas sensé le chérir ? prendre soin de lui, car cette accumulation d’organes permettaient à l’homme d’avancer, de créer, de réfléchir. de faire des choses magnifiques. cleo se mordilla l’intérieur des lèvres ne préférant rien dire. elle avait bien comprise que le moment était mal choisi pour lui faire la morale. mais il n’y échapperait pas éternellement. elle était déterminée à l’aider, qu’il le veuille ou non. ses mères lui avaient toujours appris à ne laisser personne derrière ainsi que de toujours prendre soin des gens qu’on aime. ou du moins qu’on affectionne. « tu devrais prendre un peu plus soin de ton corps tu sais. » qu’elle ajouta timidement, presque dans un chuchotement. elle ne voulait pas le froisser, mais c’était bien plus fort qu’elle. surtout maintenant qu’il marchait de long en large d’un pas boitillant. il aurait pu faire un bon pirate. cette pensée traversa son esprit et fit sourire à pleine dent la demoiselle. il avait le caractère bougre et mécontent qui allait parfaitement avec le personnage. elle lui avait proposé de l’argent, pas qu’elle en ait beaucoup. « comme tu veux. » elle haussa des épaules. l’offre tenait toujours, et si elle apprenait que par grand malheur il en avait besoin…elle lui foutterait des billets dans la bouche et le forcerait presque à les avaler. le jeune reagan semblait bien mal à l’aise. n’avait-il jamais eu à faire à des gens foncièrement gentils ? « ok…. » qu’elle commença à dire en entendant que les autres hommes avec qui il se battait étaient volontaire. les gens étaient tous masochistes. aimaient-t-ils à ce point la douleur ? « est-un truc de garçon…à vouloir marquer son territoire ? voir qui pisse le plus loin ? » qu’elle demanda intriguée, comme pour l’aider à chercher ses mots. un peu comme deux lions se battent pour obtenir la plus jolie femelle de la savane. à ses yeux, ce comportement ressemblait grandement à quelque chose d’animal, de sauvage. la condition humaine sembler régresser. « mais à la fin tu gagnes un truc ? » elle fronça les sourcils. tout cela n’avait pas beaucoup de sens, du moins pour elle. cleo ne comprenait pas tout, mais était grandement ému par la confiance du jeune homme. elle ne savait pas si elle lui forçait la main, et espérait que non. peut-être avait-il simplement besoin de se confier à quelqu’un ? au moins alec ne semblait pas avoir perdu son humour. cleo était même surprise de voir qu’il en avait un. il l’avait tellement évité qu’elle le voyait un peu comme un glaçon, mais qui même au soleil ne fond pas. « pfff je pourrais toujours dire que tu m’as forcé à t’écouter genre avec un couteau sous la gorge. » un grand sourire s’étira sur ses lèvres avant de lui donner un très gentil coup de coude. cela ressemblait tout juste à une pichenette, bien trop effrayée de lui faire mal ou d’ouvrir une blessure. « promis comme je te l’ai dit j’dirai rien. puis si ça se trouve demain matin je me dirais que j’ai rêvé. » elle ferme sa bouche avec une clé imaginaire comme une gamine. il regarde le plafond, alors elle n’est pas certaine qu’il l’ait vu. « je ne vais pas te mentir j’suis plutôt mal à l’aise. mais sur une échelle de un à dix j’dirais un bon six. » qu’elle explique avec douceur. « dix étant débarquer dans la chambre d’anselm et le voir faire des trucs avec une fille, traumatisme. » qu’elle dit à nouveau dans l’espoir de le dérider quelque peu. détendre l’atmosphère. changer de sujet. il retrouve une voix plus tranquille. « à mes yeux tu n’es pas un sérial killer, à la limite un mec un peu chelou. » elle rigole, ses yeux pétillants de malice. c’est là qu’alec lui demande ce qu’elle faisait dans sa chambre. elle qui espérait qu’il avait oublié. quelle poisse. mais c’était surement de bonne guerre. « non pas vraiment. » qu’elle avoue. elle ne savait pas vraiment ce qu’elle était venue chercher. « c’est peut-être bête, mais j’ai l’impression que tu m’évites. » ses joues devenaient rouge, ne sachant pas trop si elle devait aborder le sujet. « alors je suis venue pour voir ta chambre, pour essayer de comprendre ce que j’avais bien pu te faire. » c’était tellement embarrassant comme révélation. ils n’étaient plus en maternelle, elle n’aurait pas dû s’offusquer à la possibilité qu’il ne puisse pas l’apprécier. « et on dit bien souvent qu’une chambre est le reflet d’une personne alors voilà. » vraiment très embarrassant. « mais j’ai été surprise d’y trouver des livres. Beaucoup de livre. » elle en rigolait presque.


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Re: what the frick frack diddly dack (cleo)
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