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Envie de rien, besoin de toi [Arthur/Aidan]
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Envie de rien, besoin de toi [Arthur/Aidan]
Message Posté Lun 26 Juin - 20:05

Papier en main, tu grimpes les escaliers des bureaux de police. Tout sent le moisi ici, la misère, l’insupportable quotidien des gagnes-petits que tu exècres. Le béton pur et dur, celui qui ne cache plus rien et révèle tout, reste l’emblème d’un quartier qui n’a aucun charme ni aucune béatitude : loin d’ici, Luxe Calme et Volupté ont foutu le camp ventre à terre pour ne jamais y revenir.

Il n’y a que toi pour revenir dans ce trou à rats de toute évidence. Toi et une foutue convocation à la main en guise de laisse incassable : elle t’a donné du mou jusqu’à aujourd’hui, mais la date était apparemment suffisamment importante pour qu’on la marque en gras et en rouge, signe que tu risquais gros à la dépasser. T’as pas insisté, t’as pris ce fichu papier et t’as appelé le taxi le plus proche. Un taxi pour te changer de ta Jaguar, comme si tu voulais cadrer au mieux avec le décor populo du coin : tu n’as pas peur qu’on te l’abîme, t’as juste aucune envie de jouer au snobinard en déroute qui s’est perdu par vice dans les bas quartiers. Tu n’as envie de rien en réalité, absolument rien aujourd’hui. Ce n’est pas foncièrement une mauvaise journée, une de celle qui te clouerait au canapé durant des heures avec l’impression sordide de devoir y finir ta vie, non… Mais tu n’avais envie de rien.

Tu pousses la porte des bureaux, l’odeur devient insupportable et déjà tu te demandes comment des humains peuvent supporter cet endroit, quand tu l’aperçois. Costard légèrement de travers, pathétique petit bouc blond qui rappelle les premiers émois de tout adolescent devant ses poils pré-pubères, visage quelconque, formes abordables… Et ce regard qui te vrille aussitôt les reins quand il le pose sur toi et s’affermit, redevenant l’oiseau de proie qu’il veut être pour toi. Il n’a sans doute aucune idée de l’effet qu’il produit sur toi et en un sens, tu bénis les cieux que ce soit le cas : ce n’est qu’un flic, un de ces uniformes dont tout le monde se moque et qui ne devrait pas espérer mieux. Qu’il se prenne donc pour un grand prédateur et penses que ton trouble n’est que le résultat de ses efforts gargantuesques ! Qu’il ne se rende jamais compte de tes yeux qui dérivent – immanquablement – sur ses courbes quand il se tourne ou sur son poignet quand il daigne t’ouvrir la porte. C’est dingue comme un tout petit bout de peau est capable d’affoler tes sens, toi qui te croyais au-dessus de tout cela…

L’envie revient, pressante, obsédante. Tu n’avais envie de rien en entrant ici, tu as soudain besoin de lui. De sa voix au ton mesquin, de sa belle assurance surfaite et de ses manières un peu trop populaires pour être acceptables. Besoin qu’il te harcèle de nouveau, même si tu ne cracheras jamais le morceau. Et puis, cracher quoi ? Trois fois rien, quelque chose de tellement insignifiant que tu ne comprends pas que la police perde ainsi son temps.

Tu t’approches, profitant qu’il soit encore un peu occupé au bureau où il se tenait pour rejoindre l’accueil et jeter nonchalamment ta convocation sans un regard pour le fonctionnaire en poste, tes yeux toujours rivés avec ironie dans ceux de Grey.
- Voilà l’os, je crois que votre pit-bull est prêt.

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Re: Envie de rien, besoin de toi [Arthur/Aidan]
Message Posté Lun 26 Juin - 22:11
Il fait chaud ; et encore – chaud est faible pour exprimer l’épaisseur de l’air. L’humidité imbibe les murs et Arthur ouvre le dernier bouton de sa chemise pour tenter de respirer plus facilement, mais ses vêtements ne sont en rien responsables de sa détresse. La chaleur du bâtiment l’oppresse, lui donne envie de rentrer chez lui. De se déshabiller dans la pénombre polluée de son appartement. Au lieu de ça, il est coincé ici, en attente d’un interrogatoire, censé profiter de l’occasion pour remplir de la paperasse alors qu’il devrait être sur le terrain à enquêter sur des choses autrement plus importantes, comme par exemple, la bande de fous furieux qui a sévi le 24 juin dernier – et dont il s’est trouvé être la victime. Son bras en écharpe, plaqué à sa chemise qui lui colle à la peau à cause de la transpiration causée par la chaleur ambiante, en témoigne. Il n’a pas voulu prendre le moindre jour de repos, pour ne pas avoir à ressasser sans cesse ces minutes angoissantes dans le tunnel du métro – mais la vérité, c’est que les souvenirs le hantent. Il en vient à se demander si la chaleur qu’il ressent n’est pas un résidu de traumatisme de ces heures sombres. Ca n’a pas vraiment d’importance, il en a vu d’autres et il en verra surement d’autres, aussi – alors autant travailler, pour oublier.

Arthur jette un regard curieux à l’heure indiquée sur l’écran de son ordinateur et jette un œil à la porte de l’espèce d’énorme allée centrale qui lie tous leurs bureaux. Il a ouvert la fenêtre derrière lui et se redresse, pour aller chercher de l’eau et emmerder un collègue qui traine sur Facebook, au passage. Il est agacé, presque nerveux. C’est ce type qu’il reçoit, pour une histoire de meurtre, un truc banal, commun, qui manque de superbe et de complexité mais qu’ils ne parviennent pas à résoudre. Arthur aime les criminels élaborés, ceux qui lui donnent du fil à retordre, pas les types qui tuent de sang froid pour une raison quelconque et sans réfléchir leurs actions. Aimer ; le mot est peut-être un peu fort, mais pour être tout à fait honnête, il se passionne pour ces profils complexes. Et mine de rien, même si le meurtre en lui même est banal, le seul suspect potentiel qu’ils tiennent – ou que lui tient, d’ailleurs, cette enquête ne semblant présenter d’intérêt que pour lui - lui semble un personnage particulier. Il s’est passé une chose étrange, la dernière fois qu’il l’a interrogé, sans qu’il ne puisse exactement expliquer quoi. Un jeu de force, sans doute – une provocation commune.

Arthur glisse un procès verbal sur le bureau de son collègue, trop occupé à draguer des nanas sur internet pour bosser, et lui ordonne d’une voix sèche de le relire pour l’envoyer au Proc. Lui se redresse et avise une silhouette connue – ou en tout cas, familière – un peu plus loin. Il prend une inspiration et étire son bras valide tout en s’approchant à grandes enjambées. Suffisamment grandes pour qu’il soit assez proche pour saisir la provocation au vol. « Il est prêt, en effet », confirme-t-il dans un hochement de tête vif. Pas le moindre sourire pour animer son visage – ce n’est pas le but. Il n’est pas là pour être avenant. « J’vous montre pas le chemin, je suppose que la dernière fois vous a laissé un souvenir impérissable », précise-t-il en tendant sa main valide vers le petit passage qui mène à son bureau. Pas d’interrogatoire formel derrière une vitre teintée pour lui – il n’est pas encore suspect, pas exactement tout blanc non plus. Il le laisse passer devant en prenant la suite, sur ses talons, et pousse la porte qu’il finit par refermer derrière eux. Il fait encore plus chaud dans son bureau, si tant est que ce soit possible – Arthur fait le tour et s’installe sur sa chaise. « Asseyez-vous », lâche-t-il en montrant le siège. Il sort une minuscule pochette plastique, comme un sac de conservation, dans lequel se trouve une clé, pas plus grande qu’un demi billet de 1 dollar. Il pose son sac sur le bureau, devant son interlocuteur, suffisamment prêt pour qu’il en distingue exactement le contenu – mais plutôt que d’aboyer sa question précipitamment, il patiente, guète les réactions d’un visage, s’enfonçant plus largement dans son fauteuil. « Ca vous dit quelque chose ? » finit-il par lâcher, non sans avoir profité des quelques secondes qui se sont écoulées pour détailler le brun, les traits de son visage. Il lui trouve quelque chose d’étrange, une expression particulière, teintée d’une émotion qu’il ne saisit pas. Quelque chose de presque émouvant – presque.


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Re: Envie de rien, besoin de toi [Arthur/Aidan]
Message Posté Lun 3 Juil - 17:10

Ce bras qu’il étire, tu le suis du regard. Obsédé. Conscient sans vraiment réaliser que tu n’arrives pas en détacher les yeux : tu l’imagines, tu dérives…. Le bras tendu sur des draps blancs. Non, en satin. Rouges. Non, noirs. Oui, voilà, noirs. Presque autant que ton regard doit l’être en cet instant, rivé sur un bout de chair comme s’il s’agissait de ta seule possibilité de survie.

Tu en deviens dément et le pire dans tout ça…. C’est que tu aimes ça. Tu es déstabilisé certes, un peu perdu, tu sens que quelque chose t’échappe, mais ces quelques rares instants prodigieux où tes fantasmes l’emportent sur la réalité sont autant de morceaux de sucre glissés sur la langue d’un diabétique. T’en crèves à petit feu mais tu en redemandes, encore et encore. Toujours plus. Et le mieux dans tout cela, c’est que lui seul provoque cela chez toi.

Il ne te sourit pas, il ne donne aucun signe d’accepter ou non ta présence : comme beaucoup, il te subit en silence, le regard lourd et le front bas. Même ses mots, qu’il voudrait sans doute ironiques, ne témoignent que d’une froideur à ton égard qui te donnerait presque envie de le plaquer contre le mur pour qu’enfin, il réagisse. Qu’il ressente le quart du tiers de ce que tu subis dès qu’il entre dans ton champ de vision.
Enfin, non. Même la nuit, il hante certains de tes rêves les plus indécents. Qu’il soit là ou non physiquement ne change rien, il t’obsède.

Alors obéissant, tu le suis, tu obtempères parce qu’ainsi, tu passeras quelques miettes de temps supplémentaire avec lui. Si son bureau est chaud, ce n’est rien en comparaison de ta tête qui bourdonne alors qu’il passe juste à côté de toi, t’effleure pour refermer la porte derrière toi. Machinalement tu te diriges vers la chaise désignée et t’y assieds, gardant ce masque de grand prince las qui a tendance à horripiler les grandes personnes. Tu le simules à la perfection et quand il te balance sa petite pochette en plastique, tu hausses à peine un sourcil pour poser ton regard dessus. Une clé. Rien de mystificateur. Et comme tu ne prêtes jamais attention aux détails, tu y passes à peine moins de quelques secondes, le temps de t’assurer qu’il s’agit bel et bien d’une clé : tu ne la touches pas, tu restes à distance raisonnable. Ce salopard serait capable d’essayer d’utiliser tes empreintes par la suite.
- Il semblerait, à première vue et arrêtez-moi si je me trompe, d’une clé. Vous savez, ce qui permet d’ouvrir les portes.
Et tu oses relever le regard pour le plonger dans le sien avec une froide assurance que tu es tout de même loin de ressentir :
- Avez-vous tellement l’habitude d’enfoncer les portes dans la police que vous avez oublié à quoi cela servait ?

Tu ne ricanes pas, ton visage reste de marbre comme si la question était sérieuse. De toute évidence tu te moques mais avec une telle outrecuidance que tu espèces le faire chavirer et vaciller : s’il se croit le seul maître du jeu, il se trompe. Il est même très loin du compte !
- C’est donc tout ce que vous aviez à me montrer ? Vous vous ennuyez à ce point dans la police ?
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Re: Envie de rien, besoin de toi [Arthur/Aidan]
Message Posté Mer 5 Juil - 16:45
Il semble s'amuser de la situation, cet inconscient, et Arthur réfléchit à 100 à l'heure pou analyser les moindres réactions de cet échange somme toute banale. La vérité, qui déplaît cruellement à tout le monde dans ce service, c'est que leur enquête piétine à n'en plus finir. Il suffirait d'un mot de sa part, lui qui a le privilège de diriger ces investigations, pour que l'on classe le dossier pour ne plus jamais le ressortir, l'enterrant au milieu de ces vies prises d'assaut par des énergumènes qui se pensent au dessus des lois, ordonnateurs de vie ou de mort sur des gens qui ne peuvent plus se défendre tous seuls. Il y a en a, des dossiers classés sans suite, oubliés, rangés au placard. Une hécatombe, ou presque. Avec le temps, Arthur a appris à s'en foutre comme il exécute parfois sa tâche avec une froideur distante. Il ne peut pas tout résoudre, et c'est tant mieux. Ou tant pis, allez-savoir.

Un mot, donc, voilà ce que l'on exigerait de lui pour prendre la décision de ranger ce dossier qui n'avance pas et qu'il serait si facile de mettre sous le coup d'un banal trafic qui aurait mal tourné. Un mot et ils seraient tous débarrassés, l'enquête bouclée, les suspects remerciés et lui pourrait passer à autre chose. Mais il n'a pas envie. Pas parce qu'il éprouve un amour sans faille pour la justice ou pour sa mission - il n'a simplement pas envie d'en venir avec ce dossier. Peut être pas non plus avec lui, d'ailleurs, celui qui lui fait face, qui l'agace autant qu'il l'intrigue. Il éprouve presque de la satisfaction à l'avoir en face de lui, qui lutte et résiste, insolent. Pour une fois, peut-être, Arthur a l'impression d'un adversaire à sa taille. Pourtant, rien ne lui dit que ce type soit l'auteur qu'il recherche. Mais il répond avec une froideur distante qui l'impressionne, témoignant sans en avoir honte une indifférence presque totale aux faits qui lui sont exposés.

« Bien joué, c'est une clé - vous êtes vraiment un type brillant », souligne-t-il finalement, la voix pleine d'un sarcasme mal maîtrisé. Il a fait ses devoirs, Arthur, ses recherches. Il sait qui est l'homme assis en face de lui. Prodige torturé de la musique - il s'est promis qu'il se glisserait un jour dans le fond d'une salle de spectacle pour l'entendre jouer. Sans prévenir, juste parce que ça l'intrigue. « On a trouvé cette clé à quelques mètres du lieu du crime, à peine trente secondes de marche plus loin que le corps », explique-t-il. « Cette clé n'ouvre rien chez notre victime - alors comprenez, je m'interroge. Je me demande si du coup, cette clé ne pourrait pas appartenir plutôt à la personne qui l'a tué », explique-t-il encore, en haussant une épaule, ses mains rejoignant le plastique devant eux pour jouer un peu avec le sac. « Mais j'imagine qu'en dehors de votre brillante capacité à me donner le nom de l'objet, cette clé ne vous dit strictement rien ?» Il hausse un sourcil curieux, détaillant à nouveau Aidan, penchant un peu la tête pour apercevoir, un peu plus loin sur un dossier, les notes qu'il a prises en lisant et étudiant son profil. « Croyez-moi,
je suis bien loin de l'ennui en ce moment - je suis même plutôt captivé
». Il laisse la question de la clé en suspens quelques instants, abandonne le sac sur le bureau et s'enfonce dans son fauteuil, incapable de retenir une grimace de douleur qui suit l'utilisation inopportune de son bras blessé. « Dîtes moi, Monsieur Miller», lance-t-il en attrapant, du fond de son siège, une tasse de café qui traine et dont le contenu est sans doute froid - ou tiède, vu la température ambiante - « Vous consommez de la drogue ? »


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Re: Envie de rien, besoin de toi [Arthur/Aidan]
Message Posté Ven 7 Juil - 20:16

Tu te contentes d’un geste de la main las quand il souligne – avec une ironie dégoulinante – à quel point tu es brillant. Cela, tu le sais déjà, on te le clame à longueur de journée, ta mère qui t’idolâtre, les productions de musique qui te harcèlent, le public qui t’acclame. Brillant, tu l’es.
Bouillant aussi alors que ce sarcasme vient te piquer là où il faut, sous la peau, à cet endroit si désagréable et si délicieux en même temps, en bas du dos. Il t’oblige même à gigoter légèrement, te redressant en faisant semblant d’ajuster la veste de ton costume afin de cacher le léger trouble qu’il a réussi à provoquer chez toi. Tu apprécies cette façon de mordre, cette rage encore retenue que tu lis chez lui et qui, secrètement, t’excite.

Volontairement, tu refuses de regarder la clé qu’il a reposé sur son bureau : tu n’y as pas prêté une grande attention parce qu’en dehors du fait de pouvoir revoir ce flic, cette affaire ne t’intéresse pas. Dans ton esprit, tu n’es coupable de rien. Absolument rien. Les questions s’arrêtent là. Et, tu l’espères, les convocations cesseront bientôt également, même si cela t’oblige à faire une croix sur le blondinet qui continue à te narguer derrière le bureau. Il ronge un os creux et s’en rendra bientôt compte. A ce moment-là, tu n’auras que peu d’intérêts à ses yeux et peut-être, si Dieu et ta folie le veulent, il n’en aura plus aucun aux tiens.
- Je vois pourquoi on vous a nommé sur cette affaire. Effectivement la clé doit appartenir au tueur… Je m’incline devant tant de professionnalisme.

Toi aussi, tu as du sarcasme à revendre, même si le tien est bien plus policé et vernis que celui du flic : des années à manœuvrer dans la haute société new-yorkaise t’ont appris la subtilité d’une telle arme, surtout quand tu la sors avec cette voix de velours – savamment travaillée. L’affaire n’a peut-être aucun intérêt mais le blond a cette capacité incroyable de t’amuser, toi qui t’ennuie si souvent, et cela a le mérite d’être souligné.

Lui aussi semble beaucoup s’amuser cela dit et quand il t’affirme être captivé, tu ne peux retenir un sourire amusé : un léger souffle t’échappe et tu détournes le regard, préférant savourer cette information avec toi-même plutôt que d’aller la creuser dans son regard à lui. Il n’est sans doute pas captivé pour la même raison que toi et tu t’en fiches : l’entendre le murmurer t’a amplement suffit pour alimenter une grande partie de tes futurs fantasmes nocturnes.

C’est sa question sur la drogue qui te réveille de tes illusions et tu hausses un sourcil avant de ramener ton regard dans le sien, le fixant sans dire un mot durant de longues minutes. Nul défi, nulle provocation : le seul plaisir de le mettre mal à l’aise en le regardant de la sorte, sans piper un mot, sans esquisser un rictus ou un sourire. Rien. Te voilà impassible, à le fixer délibérément. Lourdement. En société, tu passerais pour un goujat de la pire espèce mais ici, c’est un autre jeu qui se trame et tu finis par remonter ta main pour venir poser ton index sur tes lèvres, les caressant en un geste mécanique et réfléchi. C’est un tic dont tu ne te vantes pas car il trahit un peu trop ce que tu cherches souvent à cacher : le blond a réussi à te coincer. Répondre la vérité serait ennuyant, et probablement une charge contre toi dans cette affaire. Mentir serait difficile, au vu de tes frasques renouvelées et célèbres. La contrepartie de s’exposer à la lumière, c’était de n’avoir que peu d’ombre où cacher ensuite ses travers…
- Et bien… Je vis à Manhattan. Demandez-moi plutôt ce que je ne consomme pas, je pense que cela ira plus vite.

L’exposition est trop évidente pour qu’il ne tente pas de s’y engouffrer alors tu ajoutes aussitôt, conscient qu’il pourrait te faire du mal :
- Cela dit, si vous commencez à accuser tous les camés de New-York d’avoir tué leur dealer, vous n’allez jamais en voir le bout, Grey.
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Re: Envie de rien, besoin de toi [Arthur/Aidan]
Message Posté Lun 10 Juil - 14:58
Arthur ne craint pas vraiment le sarcasme des gens qu'il interroge à l'occasion, il dirait même plutôt qu'il en a l'habitude. Finis, les petits larcins dont il pouvait s'occuper autrefois. La brigade criminelle a un tout autre rôle, elle s'occupe d'affaires autrement plus importantes et la plupart du temps, les gars de l'équipe sont donc confrontées à des suspects plus intelligents, plus avisés, qui connaissent mieux encore les rouages des procédures et ce genre de banalités qu'un citoyen lambda ignore la plupart du temps. Ca lui plait, à lui, cette intelligence plus vive, cette capacité à sortir des réponses pour détourner l'attention. Arthur n'est pas de ces flics qui souhaitent que leurs procédures ou enquêtes soient bouclées le plus rapidement possible ; la complexité l'excite, le pousse à donner le meilleur de lui même, l'aide à flirter avec ces limites qu'il aime tant être sur le point de franchir. L'adrénaline, sans doute. S'agissant de ce type qui se tient en face de lui, de l'enquête en cours, Arthur ne croit pas que le crime soit particulièrement ingénieux. Sans doute n'était-il même pas réfléchi. C'est ce type, prodige de la musique, acclamé des uns, instable pour les autres, qui le fascine outre mesure, le contraignant sans doute à faire preuve de plus de zèle de ce que l'on attend de lui. Il y a quelques jours, il a reçu un coup de fil d'un type se prenant sans doute pour un grand de ce monde, influent, puissant. Un producteur quelconque d'une maison de disques dont il a oublié le nom, lui demandant d'éviter de faire des vagues pour de si légères broutilles ; tout le monde se fiche de savoir comment un dealer de drogue est mort, comment son corps a été abandonné. D'aucun aurait sauté sur l'occasion pour abandonner l'enquête, pour laisser tomber cette histoire sordide sans intérêt. Mais Arthur n'est pas homme qu'on influence.

Il n'est pas non plus à croire qu'il est redevable d'une quelconque dette envers la justice. Il n'exerce pas ce métier par amour de la loi ; sinon au mieux pour une fascination étrange tournée vers le crime et les excès de colère, pour ces gens qui, se pensant hors la loi, au dessus des autres, se décident à tuer - ou à voler un million de dollars, du reste. Il n'est pas difficile. Alors finalement, outre son égo légèrement torturé par l'échec, classer cette affaire ne lui procurerait pas grande insatisfaction ou sentiment d'échec démesuré. Lui, tout ce qui lui importe, là tout-de-suite, c'est ce petit jeu d'intelligence qui l'éveille malgré lui.

« Je suis brillant, vous le noterez », répond-il à son sarcasme d'une voix légèrement rieuse. « Et vous, vous possédez un sens des déductions rarement observé ». Il termine l'immonde café froid du fond de sa tasse et l'envoie dans la poubelle attenante à son bureau, essayant de s'imaginer un type, comme celui qu'il a en face de lui, à la carrière professionnelle à priori prospère - il se note dans un coin du cerveau de pousser les recherches sur le sujet, d'ailleurs - en train de tuer une vermine, simulacre de dealer influent. Quel gâchis - si tant est que ce ce soit produit.

« Vous savez, n'est-ce pas, que la consommation de stupéfiants est illicite ? » Bien entendu, un flic de la brigade criminelle ne se fatigue pas à arrêter les accrocs. Personne ne s'intéresse réellement à ceux qui consomment - les grosses proies, ce sont ceux qui trafiquent, indéniablement. Et quelle drôle d'idée, quand on y pense - éradiquer les consommateurs suffirait sans aucun doute à enrayer aussi les dealers. Mais New York, comme toute grande ville digne de ce nom, ne serait pas New York sans une petite partie de camés.

Arthur ignore volontairement la dernière provocation, plus pour déstabiliser son interlocuteur que pour ne pas s'engager dans une nouvelle joute verbale éventuelle. Il tire de sa poche intérieure la carte de la boîte devant laquelle le corps a été retrouvé et la pose à côté de la clé. « Tous les camés ne fréquentent pas cet endroit », complète-t-il d'un haussement d'épaule. Arthur n'a pas vraiment d'avis sur la culpabilité de Miller. A dire vrai, il ne sait pas qui a tué ce type, et il pourrait trouver à peu près un milliard de suspects s'il commençait à mettre son nez dans les affaires du type qui est mort. Le jeu l'amuse, cela dit, et c'est sans doute principalement la raison pour laquelle ils sont là aujourd'hui tous les deux. « Vous y êtes déjà allé ? C'est un peu glauque, si vous voulez mon avis - mais je crois, aussi difficile que cela puisse paraître, que c'est un peu select », il explique, haussant une épaule comme si tous ces constats ne lui arrachaient qu'une vive indifférence. « Quels genres d'endroits vous fréquentez, Miller ? »



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